Les Bleus repoussent les assauts bosniens

Crédit photo : FIBA

Malmenée en deuxième mi-temps, l'équipe de France a pourtant réussi à faire la différence face à la Bosnie-Herzégovine. Victorieux 81-68, les Bleus affronteront la Slovénie mercredi en clôture de la première phase.

Depuis neuf ans, l’équipe de France maltraite la Lituanie lors de chaque compétition internationale, la prive même d’un titre européen ou d’une médaille mondiale. Et pourtant, cet après-midi, les Bleus sont pratiquement devenus les héros de tout un pays, qui leur a lancé des « Merci ! Merci ! »  tout au long de la dernière minute. « Même les coachs sont venus nous remercier après », se marrait Evan Fournier en zone mixte, qui promettait de signer au Zalgiris Kaunas. Immense sourire aux lèvres devant le virage balte, le capitaine des Bleus a bien profité de ce soutien inhabituel pour l’équipe de France à Cologne, demandant par exemple aux supporters lituaniens de se lever à l’entame du money-time. « Avec Guerschon, on a essayé de les chauffer. J’ai trouvé ça génial qu’ils nous encouragent et qu’ils nous disent merci dans la dernière minute. C’est un public superbe ! »

 

Des Bleus sérieux

Les Bleus ont communié avec le public lituanien (photo : FIBA)

Le symbole d’une rencontre beaucoup plus décisive pour la Lituanie que pour les Bleus, à tel point que le sélectionneur Kazys Maksvytis est venu glisser un petit « Allez la France » à l’oreille de Vincent Collet pendant le dîner lundi. Mais même sans être crucial, ce match revêtait une importance certaine dans l’évolution du groupe bleu, 48 heures après une sortie plus que poussive contre la Hongrie. Au final, l’objectif est atteint : « je pense qu’on a progressé aujourd’hui », glissait ainsi Rudy Gobert après le buzzer final.

Effectivement, l’équipe de France a rendu une copie extrêmement appliquée, avec tous les ingrédients possibles pour la faire grandir. Une bonne première mi-temps (41-32) face à une sélection bosnienne qui « jouait sans peur et avec beaucoup de cœur » selon Vincent Collet, la gestion d’un long passage à vide dans le troisième acte né des balles perdues et d’une panne d’adresse momentanée (59-61, 35e minute) puis la prise de pouvoir des cadres pour plier l’affaire dans le money-time (81-68). « En deuxième mi-temps, ils sont revenus doucement car on ne leur a rien donné défensivement », souligne le sélectionneur. « On n’a pas paniqué et on a su retrouver le rythme en fin de match. J’ai aimé que nous soyons beaucoup plus sérieux et consistants que dimanche. »

À LIRE AUSSI,
LA RÉACTION DE RUDY GOBERT

Terry Tarpey III, rien à jeter, sauf les balles perdues… (photo : FIBA)

Meilleurs offensivement avec leur première sortie à plus de 80 points, les Bleus n’ont cependant toujours pas réglé leur « talon d’Achille » : les balles perdues. Dans le seul troisième quart-temps, les coéquipiers d’un Evan Fournier millésimé ont égaré 9 ballons ! Dont trois dans la première minute, et encore trois dans la dernière minute. Impensable en vue de la phase finale à Berlin. « C’est vraiment préoccupant », s’inquiète Vincent Collet, appelant à la responsabilité individuelle de chacun, comme Terry Tarpey, « admirable par ailleurs », mais qui en a lâché 4 en route. « Si on peut déjà en enlever 5 ou 6, on deviendrait une autre équipe. » Ensuite, il sera aussi bientôt de temps de trouver les solutions pour les joueurs en manque de confiance : Élie Okobo (4 points à 1/3) ou Timothé Luwawu-Cabarrot (0 point à 0/4), notamment, qui errent comme  des âmes en peine sur le parquet. Ils pourront prendre exemple sur Thomas Heurtel (14 points à 5/11, 7 rebonds et 8 passes décisives), qui a retrouvé des couleurs après un début d’EuroBasket timoré. « Il a été excellent », applaudit son coach.

Des cadres rassurants

Le meneur héraultais a finalement été dans la lignée des leaders, tous performants en ce mardi après-midi, décidés à ne pas se laisser tenter par le dangereux jeu des calculs. « On n’a pas pensé une seconde à ne pas jouer, ça ne m’a même pas traversé l’esprit », réfute Vincent Collet. Le capitaine Fournier a grandement contribué à la reddition bosnienne, Rudy Gobert a livré son match référence de la semaine (11 points à 5/10, 12 rebonds et 2 contres), Guerschon Yabusele (15 points à 7/15, 5 rebonds et 2 passes décisives) – missionné de dernière minute sur Jusuf Nurkic – a étouffé la star des Blazers… Et faudra-t-il bientôt considérer Terry Tarpey comme un cadre ? L’ailier du Mans a fait honneur à la branche lituanienne de sa famille, les Dzenutis, avec 30 minutes de folle intensité. Le natif de Poissy affiche le meilleur +/- des Bleus (+24), une défense étouffante sur Dzanan Musa (14 points à 4/10 et 6 balles perdues) ainsi qu’une ligne de statistiques bien complète (7 points à 2/3, 5 rebonds, 2 passes décisives, 1 contre et 4 interceptions), et ce jusqu’aux balles perdues. À l’image de l’équipe de France, en somme…

 À Cologne,

par

TAG

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

commentaires