Première recrue de l’ère Parker, Ingrid Tanqueray quitte l’ASVEL : « Fière d’avoir fait partie de cette aventure »

Elle avait été la première recrue de l’ère Tony Parker, démarchée avant-même qu’il ne prenne la présidence du club. Dans les colonnes d’Ouest France, elle racontait avoir reçu un appel de celui qui était encore meneur des Spurs le 2 mars 2017. Une semaine plus tard, TP rachetait officiellement le Lyon Basket féminin.

À l’époque, Ingrid Tanqueray évoluait à Bourges, soit un bastion de LFB, tandis que le club rhôdanien n’avait dû son maintien qu’à un dernier tir manqué de l’Angevine Milica Ivanovic en playdowns. Première à croire en la vision du quadruple champion NBA, la Normande avait détaillé les raisons de son choix.

« Son projet est concret et cohérent. Il a de la gueule, clairement. Il veut jouer le haut de tableau dès la saison prochaine, une Coupe d’Europe la saison suivante, gagner le titre dans trois ans… Tony mettra tout en œuvre pour obtenir des résultats. »

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Cinq ans après, le contrat est donc rempli. Si l’ASVEL reste sur trois saisons sans titre, la progression est spectaculaire par rapport à 2017, d’une équipe de bas de tableau à la finale de LFB. Tous les objectifs ont été cochés : les Lionnes ont été sacrées championnes de France en 2019 et sont devenues des habituées des compétitions continentales, atteignant à deux reprises les quarts de finale de l’EuroLeague. Individuellement, Ingrid Tanqueray a démarré par une rupture des ligaments croisés un soir de récital à l’Astroballe (10 points et 13 passes décisives le 17 décembre 2017 contre Lattes-Montpellier) avant de revenir et de s’imposer comme la première meneuse de l’équipe couronnée en LFB. En conférence de presse samedi à l’issue de la défaite contre Bourges (0-3), la capitaine a été invitée à tirer le bilan de ses cinq années passées à Mado-Bonnet.

« C’est difficile de conclure aujourd’hui. À chaud, cette défaite me reste en travers de la gorge, je pars sur un sentiment amer. Mais il ne faut pas oublier les quatre dernières saisons qui ont été dingues, cette aventure qui a été juste folle. Notamment sur les trois premières saisons où l’on gagne un titre, où l’on fait des choses en équipe, où l’aventure humaine a été énorme. J’ai vécu ma meilleure saison à l’ASVEL l’année du titre. Les autres ont aussi été belles mais de toute ma carrière, c’était ma meilleure expérience. Sauf que j’ai aussi vécu la pire cette année. Sur l’instant présent, c’est un sentiment partagé mais quand je regarderai après ce que l’on a fait avec le club, je serai juste fière. Fière d’avoir fait partie de cette aventure car elle a été belle. »

Largement en deça de ses standards cette saison (3,2 points à 38% et 2,9 passes décisives), l’internationale française (21 sélections) tentera de rebondir aux Flammes Carolo à partir de la rentrée, en compagnie de sa coéquipière lyonnaise Sara Chevaugeon.

À Lyon,

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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