Quel leader pour les Bleues ? Céline Dumerc répond

Qui pour remplacer une icone comme Céline Dumerc ? Personne, évidemment. Comme les garçons avec Tony Parker. Avec le départ de «Caps», l’absence de patronne chez les Bleeus été pointée du doigt. Interrogée à ce sujet dans Basket Le Mag, Dumerc a livré son avis, comme toujours intéressant et réfléchi.

«Depuis des générations, que ce soit Yannick (Souvré) ou moi, on était les leaders de l’équipe de France, de par nos postes de jeu, nos caractères. Aujourd’hui, il n’y a pas de joueuse qui ait un leadership naturel. Parce que tu ne choisis pas d’être leader. Moi, je n’ai pas choisi. La première fois où on m’a dit que je l’étais, j’ai rigolé : “N’importe quoi !“ Mais tu ne choisis pas, tu le deviens naturellement, tu ne te réveilles pas un jour en te disant : “Je vais être le leader de cette équipe“. Là, quand tu vois l’équipe, effectivement, tu n’as pas un leader qui émerge. Mais il y a plusieurs formes de leadership. Et je pense que c’est ce vers quoi l’équipe de France va aller. Il y a aura plusieurs leaders, de terrain, en dehors, des joueuses qui font vivre la vie de groupe. Plusieurs leaders qui font que tout le monde trouve sa place et joue. Donc ce n’est pas ça qui me fait peur. Il y a tellement de paramètres dans la réussite d’une campagne, je n’ai pas envie que l’on pointe ça, parce que des leaders, il y en a, mais de manière différente. Après, quand tu es leader, il faut accepter que l’on ne t’aime pas. Et je pense notamment à Endy (Miyem), qui est capitaine, elle n’aime pas qu’on ne l’aime pas. Elle aime s’entendre avec tout le monde. Moi, je n’en avais rien à faire que l’on ne m’aime pas, que l’on me critique. Ce dont j’avais envie, c’est qu’on gagne. Je te gueule dessus parce que tu n’es pas au bon endroit, je te recadre parce que ton comportement n’est pas digne de l’équipe de France, etc., je m’en fiche si derrière on ne m’aime pas. C’est pour ça que, parfois, ce n’était pas facile. Des personnalités ont plus de mal avec ça, seront plus dans la diplomatie. Et ça peut très bien marcher aussi ! Le leadership que j’avais, peut-être qu’il ne passerait pas avec les nouvelles générations, parce que j’irais au clash et ça ne ferait pas avancer les choses, au contraire. Donc ça peut aussi être un plus d’avoir plusieurs leaders de manière différente.»

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