Slava Petrov, « la version ukrainienne de Nikola Jokic », renforce Antibes

Régulièrement embêté par les blessures ces deux dernières années à Fos-sur-Mer, Sullivan Hernandez n’avait pas encore fréquenté l’infirmerie antiboise. C’est malheureusement désormais chose faite. Touché au dos, le Guadeloupéen n’a plus joué depuis 10 jours et les Sharks ont dû se résoudre à embaucher un pigiste médical. Ainsi, Viacheslav Petrov (2,03 m, 27 ans) débarque sur la Côte d’Azur pour sa première expérience en dehors des frontières ukrainiennes, malheureusement contrainte et forcée…

Lui, sa dernière apparition sur un parquet remonte à ce fameux 24 février et un match de la sélection ukrainienne en Espagne, récemment contée dans nos colonnes par Boby Bobrov. Après coup, Petrov avait fait partie de la délégation qui avait été logé dans un hôtel à Madrid, aux frais de la fédération espagnole, avant que les derniers membres sans solution ne trouvent refuge en Lettonie.

Triple champion d’Ukraine (2015, 2016 et 2020), Slava Petrov était parti pour décrocher sa quatrième couronne avec Prometey cette saison. Surtout, un coup d’éclat était de plus en plus envisageable en BCL, après les deux succès contre Malaga et Ostende lors du Top 16 mais le président Dubinsky a choisi de consacrer tout le budget du club à l’effort de guerre. Dans cette équipe, l’ancien intérieur du Khimik Youzhne et de Kiev jouait les doublures en Champions League (4,3 points à 35% et 2,7 rebonds en 12 minutes) mais avait plus l’opportunité de se montrer dans le championnat local (7,4 points à 41%, 3,8 rebonds et 1,7 passe décisive cette saison ; 10,1 points à 45%, 5,7 rebonds et 3,4 passes décisives l’an dernier).

« C’est un poste 4 qui peut également évoluer au Poste 5 en fonction des configurations », détaille le coach Dan Goethals. « Il va nous apporter sa capacité à étirer les défenses avec son shoot à longue distance, ainsi que son expérience acquise dans les compétitions européennes qu’il a disputées. »

Décrit par son ex-coéquipier D.J. Stephens comme « un bon joueur, excellent passeur et super shooteur à trois points, capable de jouer les pick and pop en tant que poste 4 ou 5 », Slava Petrov jouit d’une excellente réputation dans son pays d’origine. Ainsi, le natif de Novomyrhorod est labellisé comme « la version ukrainienne de Nikola Jokic » par le journaliste Oleksandr Proshuta. Les spectateurs de l’Azur Arena auront jusqu’au 30 avril pour vérifier si cette comparaison est fondée ou non.

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Alexandre Lacoste

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