Stéphane Eberlin et Caen sous très grosse pression à Poitiers pour le dernier match de l’année

Stéphane Eberlin et Caen veulent absolument finir l’année par un succès à Poitiers
Stéphane Eberlin n’a plus beaucoup de joker. En déplacement sur le parquet de Poitiers ce samedi 27 décembre pour le dernier match de l’année, le Caen Basket Calvados se retrouve dos au mur. En grande difficulté sur ce mois de décembre, le club normand reste sur cinq défaites lors des six dernières journées et vient de vivre un véritable traumatisme contre le SCABB. Une situation qui place le coach alsacien sous une pression extrême.
Une saison qui a basculé en décembre
L’été avait pourtant été porteur d’espoirs à Caen. Grâce à une nette hausse budgétaire, le CBC s’était donné les moyens de viser plus haut après sa remontée en ELITE 2 en 2024, acquise avec Stéphane Eberlin à sa tête. Après un début de saison raté, les Normands avaient même redressé la barre au cœur de l’automne.
Mais depuis début décembre, tout s’est déréglé. Les défaites s’enchaînent, les scénarios sont cruels et la confiance s’effrite. Le revers concédé mardi face à Saint-Chamond-Andrézieux, après avoir compté jusqu’à 22 points d’avance (+21 à la mi-temps), a marqué un point de rupture.
Un naufrage contre Saint-Chamond qui laisse des traces
Mardi 23 décembre, Caen semblait avoir match en main. Une première mi-temps quasi parfaite, une adresse insolente et une avance confortable face à une équipe de Saint-Chamond pourtant candidate aux playoffs. Puis tout s’est effondré.
Après la rencontre, Stéphane Eberlin n’a pas caché sa colère, comme rapporté par Ouest-France : « Comment tu peux exploser de la sorte défensivement ? C’est un truc qui me dépasse. On se saborde tout seul. C’est une question de discipline. Il faut être discipliné 40 minutes. »
Le technicien pointait notamment les replis défensifs, les rebonds offensifs concédés et l’incapacité de son équipe à tenir un plan de jeu sur la durée : « On voulait du talent offensif, on en a, mais à un moment, ça ne suffit pas pour gagner des matches. »
Dans les rangs caennais, le constat est partagé. Antoine Rojewski reconnaissait une équipe méconnaissable après la pause : « Notre plus gros défaut, c’est notre agressivité. On défend moins, on fait des erreurs et on relance l’adversaire. »
Un déplacement à Poitiers aux allures de match couperet
Dans ce contexte tendu, le déplacement à Poitiers ce samedi prend une dimension capitale. Selon nos informations, une nouvelle contre-performance pourrait coûter sa place à Stéphane Eberlin, pourtant figure emblématique du renouveau caennais ces dernières saisons.
L’ancien entraîneur de Souffelweyersheim, artisan de la montée du CBC en ELITE 2 en playoffs 2024, sait que le crédit accumulé jusque-là s’est fortement réduit. Une victoire permettrait de souffler, de stopper l’hémorragie et de passer les fêtes avec un peu moins de pression. Une défaite, en revanche, pourrait accélérer une décision déjà dans les têtes.
Caen joue donc bien plus qu’un simple match de championnat à Poitiers. C’est tout un projet, et l’avenir immédiat de son entraîneur, qui se retrouvent en jeu pour conclure une année 2025 devenue pesante.
























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