Terry Tarpey et son supplément d’âme : « On ne lui donne pas assez de crédit »

« Il est le MVP de toutes nos rencontres. Il est constant dans l’activité et peut changer la physionomie de la rencontre, comme ce (samedi) soir. »  Le compliment est signé Scott Bamforth, à l’attention de Terry Tarpey, le capitaine manceau. « Souvent le meilleur marqueur de la rencontre est le MVP mais pas là, sourit Elric Delord, le coach sarthois. Il marque 12 points, ça ne casse pas trois pattes à un canard et pourtant… »

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« C’est le baromètre de l’équipe »

Fils de Terry Tarpey Jr. qui a sévi au MSB de 1995 à 1997, Terry Tarpey III n’est le joueur qui noircit le plus les feuilles de statistiques. C’est plutôt le genre à se donner à 300 % sur le terrain et à trouver des ressources physiques et mentales insoupçonnées. À créditer du meilleur +/- de la rencontre (18), l’ancien arrière de Denain Voltaire (Pro B) a indéniablement pesé sur la rencontre, avec 12 points à 5/7 aux tirs, 9 rebonds, 5 passes, 3 interceptions mais 4 ballons perdus pour 24 d’évaluation en 30 minutes.

« Terry a eu un impact colossal, c’est assez monstrueux et il le fait de manière régulière, apprécie le technicien manceau. Je trouve qu’on ne lui donne pas assez de crédit de manière générale. C’est le baromètre de l’équipe, lorsqu’il est moins bien, nous aussi on est moins bien. »

La preuve en est : battu le week-end passé à Cholet, le MSB avait manqué de répondant. Terry Tarpey n’avait pas réalisé un si mauvais match lors du derby (12 d’évaluation en 24 minutes) mais le rendement du Franco-américain n’a pas totalement convaincu Elric Delord.   

Une discussion avec Elric Delord qui change tout

« On a discuté depuis la défaite de Cholet, glisse le coach manceau. Il fallait qu’il se recentre sur ses propres performances. Car j’avais l’impression qu’avec le capitanat, il s’éparpillait et qu’il perdait un peu d’énergie là où il ne devait pas en perdre. Au vu de l’énergie qu’il met sur le terrain, il n’a pas besoin d’en gaspiller davantage. » 

Une discussion sans filtre avec son coach qui a permis à l’arrière de 27 ans de se libérer. « Avec Elric, on peut se dire les choses et j’ai ensuite mieux compris mon rôle dans l’équipe et tout ce que je peux faire mieux que tous les autres, indique celui qui joue pour le MSP depuis 2017. Par rapport au match de Cholet, l’approche mentale a changé et la semaine d’entraînement a été bien meilleure. »

-on-ne-lui-donne-pas-assez-de-credit----terry-tarpey1636967439.jpeg« Il est le MVP de toutes nos rencontres », dit Scott Bamforth, à propos de Terry Tarpey (photo : Sébastien Grasset)

Il livrera une dernière bataille contre la JL Bourg, samedi à Antarès, avant d’étrenner les couleurs tricolores pour les qualifications à la Coupe du Monde 2023. Déjà appelé par Vincent Collet, il n’a encore jamais été sélectionné. Sous contrat avec le MSB jusqu’en juin 2024, il n’a pas le statut JFL, alors qu’il pourrait connaitre sa première sélection en équipe de France A. « Lors de ma première expérience avec l’équipe de France A’, je ne savais pas si j’allais jouer. C’était une bonne opportunité et après le stage, j’ai commencé le premier match. On ne sait jamais… » Car dans le basket, tout ne se résume pas qu’aux stats…  

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Quintard

BEBASKET

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