Tours rappelle Jayson Tchicamboud et renvoie Jakub Schenk en Pologne

Crédit photo : Lilian Bordron

Très décevant depuis le début de la saison de Nationale 1, le Tours Métropole Basket opère un chassé-croisé inattendu : Jayson Tchicamboud est de retour, Jakub Schenk repart en Pologne.

Demi-finaliste de l’EuroBasket, Jakub Schenk était censé être le gros CV de Nationale 1. Dans un premier temps, l’international polonais avait assumé son statut (24,3 d’évaluation sur les quatre premiers matchs), mais sans que Tours ne trouve le chemin de la victoire. Problème : le joueur s’est effondré depuis, à l’image de sa dernière sortie (6 points à 1/7 et 4 balles perdues mardi à Lorient), et le TMB n’a pas spécialement décollé (3v-9d). L’inéluctable est tombé jeudi soir, les deux parties ont trouvé un accord pour se séparer et Schenk a déjà paraphé un nouveau contrat, rejoignant Czarni, actuel 9e du championnat polonais. Il y remplacera un autre ancien tourangeau, Diante Watkins, parti en Israël.

Pour Schenk, après l’ivresse de Berlin, le retour sur terre fut violent à Tours (photo : Gérard Héloise)

« Jakub n’a pas été au niveau où on l’attendait », a justifié le GM Romain Regnard dans les colonnes de La Nouvelle République. « Il n’a pas eu une bonne intégration et cela a pu avoir un impact sur le collectif. » Lorsque nous avions discuté avec lui à Berlin, avant la demi-finale avec l’équipe de France, le meneur montrait déjà un certain fatalisme à l’idée d’évoluer en troisième division française, comme s’il regrettait déjà d’avoir donné son accord pour retourner à Tours, sans le dire de manière explicite évidemment. Il boucle son cycle tourangeau avec un bilan de 14,2 points à 45%, 3,4 rebonds et 5,8 passes décisives de moyenne.

Jakub Schenk, un joueur de… NM1 en demi-finale de l’EuroBasket !

Alors, Tours a rapatrié un autre de ses meneurs de la saison passée. Si Schenk a pu manquer d’enthousiasme à l’idée d’aller visiter les salles de Loon Plage ou Berck dix jours après avoir tutoyé les sommets continentaux, cela ne devrait pas être le cas pour son remplaçant, au chômage depuis plus de six mois. Ainsi, Jayson Tchicamboud (1,95 m, 20 ans) a accepté de signer son retour au TMB, alors qu’il souhaitait initialement éviter de descendre en Nationale 1. « Je n’ai pas attendu tout ce temps-là pour aller en NM1 mais si vraiment ça s’éternise et qu’on me propose un bon projet, pourquoi pas », nous disait-il le mois dernier. Celui-ci est visiblement arrivé : l’ancien strasbourgeois connait la maison, sait que la valeur du club se situe au-dessus de son bilan actuel et de toute façon, à un moment, il lui fallait jouer. En doublure de James Batemon l’an dernier, il a parfois séduit par son intensité mais fut surtout gêné par une pubalgie chronique (5,4 points à 35%, 2,5 rebonds et 3,2 passes décisives en 27 matchs de Pro B).

Jayson Tchicamboud,
se lancer en NM1, comme son père

Censé être de retour à 100%, le vice-champion du monde U19 va arriver revanchard et sera d’abord attendu sur le plan de l’efficacité défensive. « Il sait pourquoi on est en Nationale 1 et pourquoi on le fait venir », a indiqué Romain Regnard à nos confrères de la presse locale. Et pour se rassurer après 18 mois indigestes depuis sa formidable Coupe du Monde qui l’avait propulsé sur les mock-draft, Jayson pourra toujours se dire qu’il reste en avance sur son père. Ce n’est qu’à 21 ans que Steed Tchicamboud s’était retrouvé en troisième division, avec le CS Autun. Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser ensuite une superbe carrière, jusqu’à une finale d’EuroBasket. Alors la NM1, un dénominateur commun d’accélérateur de particules dans la famille Tchicamboud ?

Jayson Tchicamboud, la vie d’un basketteur de 20 ans au chômage

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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