Recherche
Logo Bebasket
Recherche
Logo Bebasket
  • À la une
  • Mon actu
  • Matchs
  • Frenchies
  • Mes joueurs
  • Pro Basketball Manager
  • Équipe de France
  • Interviews
  • Boutique

Vincent Collet : « En deuxième mi-temps, on avait perdu notre trame de jeu »

Équipe de France - Vincent Collet s'est exprimé après la victoire de l'équipe de France contre le Japon (84-80), in extremis après une une prolongation arrachée.
Vincent Collet : « En deuxième mi-temps, on avait perdu notre trame de jeu »

Vincent Collet durant France – Japon

Crédit photo : FIBA

Vincent Collet est revenu sur la très difficile victoire de l’équipe de France contre le Japon, pour son deuxième match du tournoi olympique. Il est bien sûr revenu sur le 3+1 de l’égalisation de Matthew Strazel, le contenu technico-tactique de la rencontre mais également la suite avec la rencontre contre l’Allemagne.

Entre le miracle de vous en être sortis et la frustration d’avoir failli perdre contre le Japon, quel est votre sentiment ?

La satisfaction de s’en être sortis. Cela donne toujours la possibilité de faire mieux la prochaine fois, alors que si on avait perdu, il y aurait la même frustration et en plus la défaite. Sans aucun doute, donc on est satisfaits de s’en être sortis. […] Il y a plus de joie que de frustration. On sait dans un tournoi comme ça que ça peut arriver, à toutes les équipes. Ceux qui ne sont pas dans les top sélections mondiales peuvent un soir faire un match d’exception. Le Japon a de bons joueurs, ils sont une bonne équipe.

A -4, est-ce que vous avez eu peur que les JO vous filent entre les doigts ?

De toute façon je pense qu’il y aurait eu moyen de se qualifier. Mais ce n’est pas à ça qu’on pense. Il y a 4 points d’écart, c’est difficile en 15 secondes, même si tu marques à 3-points. On ne pouvait pas s’attendre à la limite qu’ils défendent (Matthew) Strazel. Au même écart à la fin, on a demandé de ne surtout pas contester les tirs. On ne pouvait pas s’attendre à ce qu’il vienne faire faute sur Matthew, surtout sur un tir excessivement difficile. Normalement, il ne doit pas se jeter dessus, même s’il le laisse shooter, on a perdu.

(Sur son tir) Il part en arrière. Il fallait tirer de toute façon. J’ai même cru qu’il allait le contrer quand il s’est jeté sur lui tellement il s’est rapproché. Quand j’ai vu le tir partir, je n’ai même pas pu imaginer qu’il allait faire filoche. Ce soir il était clairement l’homme du match. Mais c’est plus que ça, il a fait un exploit qui nous a sauvés.

Qu’est ce que vous avez demandé au temps-mort précédent le panier de Matthew Strazel ?

On n’a pas parlé de faire un 3+1. Ça aurait pu n’être qu’un tir à 3-points. Le défenseur n’est pas supposé venir contester à ce point le tir. Il était proche de le contrer. Heureusement pour nous, cela a fini en and one. C’était comme un miracle, clairement. Sur le temps-mort, on s’est dit qu’on devait scorer deux fois, il fallait marquer vite. On n’a pas pu le faire d’emblée donc c’est pour cela qu’on a fait swinguer la balle, Evan devait prendre le tir et après un switch, il n’était plus ouvert. C’est pour ça que la balle a été bien renversée par Rudy (Gobert). Ça va tellement vite, mais à -4 et 15 secondes tu ne peux pas donner d’instruction pour égaliser (rire). On devait marquer deux fois. Le 3 –

Ce match a semblé être difficile tactiquement. Vous avez changé moult fois de cinq, vous êtes passés de la défense en protection sur les pick & roll aux switches, comme contre le Brésil, avant de tenter un cinq small ball avec Nicolas Batum en 4 en début de deuxième mi-temps.

On a commencé petit en deuxième mi-temps car c’est dur de jouer contre une équipe comme Japon qui joue autant au large avec autant de vitesse, des intérieurs de petite taille, dur d’avoir nos deux grands ensemble sur le terrain dans ces conditions. Par contre on a vu qu’à la fin c’est ce qui nous a fait gagner en verrouillant totalement le rebond. Rudy (Gobert) a fait un excellent travail sur les switches. Avant cela, c’est clair que ce n’était pas évident d’avoir les deux grands tout le temps avec ce type d’équipe. C’est pour ça qu’on a beaucoup changé. Ce que je retiens, au niveau défensif, c’est qu’on n’était pas assez agressifs en début de match, on a laissé trop de tirs ouverts. Après ils étaient dans la zone. Pour avoir regardé Allemagne – Japon, (Rui) Hachimura a eu des tirs similaires samedi qu’il ne mettait jamais. Il a fini à 4/19 contre l’Allemagne. Ce soir, malgré la main demain il en a marqué. Quant au meneur, Yuki Kawamura, il était possédé. Dans ces matches-là ça peut arriver, dans ce type de compétitions comme JO ou Coupe du monde. Pour ça c’est plus qu’important de s’en sortir. Car quand tu t’en sors, tu peux toujours estimer que ce n’est pas suffisant. Mais si tu perds, tu as en plus la sanction comptable. Là la différence est qu’on est (presque) qualifiés.

Être sorti de ce bourbier dit quelque chose de votre équipe, de ses ressources mentales ?

Je l’ai dit aux joueurs, c’est un élément. On a un état d’esprit. Le fait que Matthew soit à la fête est également intéressant. Samedi les deux meilleures meneurs étaient Frank et Andrew. C’est rassurant, je n’ai jamais pensé que le même serait performant. Le fait d’avoir cette chance est un soulagement, d’avoir des joueurs qui répondent présent. Après, la cohésion est bonne, mais il faut qu’on ait plus que ça.

Victor, a été bon en prolongation, moins fin du match. Etait-ce dur de le trouver ?

Toute la deuxième mi-temps même, il a été moins bon, si je peux me permettre. Mais il s’est bien repris en prolongation, c’est aussi un comportement de champion, il a été présent au moment décisif. Je lui ai soufflé avant la prolongation. C’est bien qu’il ait gardé en confiance. Il était un peu dans le dur, un peu fatigué ce soir.

Vos difficultés à vous défaire du Japon, est-ce révélateur de faiblesses ?

Oui, sûrement, en tout cas en ce moment. Clairement. Déjà contre le Brésil.

Victor disait que les joueurs devraient faire plus confiance au scouting report et au coach ?

Ce n’est pas si simple. Le petit a quand même pris des tirs à 8,5 mètres, en suspension en partant en arrière. Et puis les tirs d’Hachimura étaient pour certains de haute volée. Il faut aussi accepter ça. En deuxième mi-temps, ce qui nous a pénalisés est qu’on est retombés dans nos travers dans l’indiscipline offensive. Alors que la première mi-temps – probablement parce que la défense japonaise était moins forte -, on était malgré tout disciplinés en attaque. On a quasiment pris que des bons tirs, intéressant à ce niveau-là. En deuxième, on avait perdu notre trame de jeu, on était retombés dans la précipitation, avec des tirs difficiles, ce qui a permis au Japon de revenir et de passer devant.

Vous êtes cependant quasiment qualifiés.

(Il y a de) Fortes chances, même comme meilleur troisième, même si le Brésil bat l’Allemagne. On a battu de 12 points le Brésil, on partirait avec quelques billes. L’Allemagne est une très forte équipe, il ne faut surtout pas se fier à ce qu’on a vu en préparation sur les deux matches amicaux. Ils n’avaient que trois jours de préparation sur le premier match à Cologne, ils avaient commencé plus tard que nous. Mais on voit dans le match contre le Japon aux JO puis face à Team USA auparavant qu’ils sont en place. C’est une équipe qui est la même depuis trois ans et bénéficie de cette expérience. Avec de très grands joueurs dont le meneur de jeu, probablement l’un des meilleurs au monde en FIBA. D’autres joueurs dans leur prime, Wagner, Theis, des spécialistes moins référencés sur la planète, mais qui dans le jeu allemand tiennent un rôle central, comme Voigtmann, qui donne beaucoup de surface aux autres, Obst, spécialiste du tir très bien utilisé qui devra être surveillé comme le lait sur le feu.

Evan Fournier estime que vous n’avez plus de statut. Qu’en pensez-vous ?

Je le pense. Je le pensais avant même qu’on commence la compétition. Mais c’est difficile à dire, et il ne faut pas abîmer la confiance des joueurs et leur estime de soi. Mais au vu de ce que je peux connaître et de ce que j’ai vu des adversaires… Ce que fait le Canada ne me surprend pas. Ceux qui n’avaient pas compris l’année dernière… Aujourd’hui, c’est la deuxième équipe mondiale derrière les Etats-Unis. Quand tu regardes le back court, je ne sais pas qui est plus fort. Il faut l’accepter. Et la compétition ne fait que commencer et il faudra les jouer ces matches, et empêcher ces équipes d’être aussi bonnes qu’elles ne le sont en apparence.

Commentaires


Veuillez vous connecter afin de pouvoir commenter ou aimer
Connexion
ioness
"On ne pouvait pas s’attendre à la limite qu’ils défendent (Matthew) Strazel" "Evan devait prendre le tir et après un switch, il n’était plus ouvert" Ces 2 phrases m'inquiètent. Donc Collet pensait sincèrement que les japonais allaient laisser Strazel seul??? heu ... et c'est la base de switcher sur ce genre de possession mais ça a l'air de le surprendre. A un moment donné sérieusement, je doute vraiment de ses capacités parce que la défense japonaise en fin de match était CLASSIQUE. On n'aurait jamais du gagner... Intéressant cette interview mais inquiétante
Répondre
(0) J'aime
jeanpeuplu
Le coach a entièrement raison de dire que les japonais ont fait une énorme bourde en défendant si fort sur Strazel le +1 leur coûte le match.
Répondre
(1) J'aime
ioness
oui mais dans l'interview je le comprends pas par rapport à la faute plus en mode "je m'attendais pas à ce qu'ils défendent sur lui mais plus les autres" mon interpretation peut etre faussée
(0) J'aime
raoulfonfrin
Une "trame" de jeu...? Quelle trame de jeu ?
Répondre
(2) J'aime
madaballer
Vraiment ? Vincent Collet a trouvé Wemby fatigué ?? On se demande pourquoi... Ils ont des petits intérieurs qui courent partout... C'est vrai, on n'en a pas nous capables de défendre de 1 à 5 et qui on complètement dominé la meilleure compétition FIBA du monde (l'euroleague si jamais)... On continue de forcer avec Victor au post up sur un mec qui lui rend 40 kgs... C'est pas que la taille le basket quand on est loin du panier, il y a aussi la puissance et la technique qui joue... Mais Coach Collet sait mieux que moi... Bravo au japonnais d'avoir vécu et perdu avec leurs armes et leurs idées. Nous... On s'en sort encore sur un miracle
Répondre
(1) J'aime
lounkao
L’indiscipline offensive EST FLAGRANTE, NOTAMMENT DE LA PART DE FOURNIER QUI SE PERMET DE DONNER DES LECONS....Quand aux rotations, elles sont, pour le moins, surprenantes...
Répondre
(1) J'aime