Vincent Poirier : « La Supercopa permet un peu d’oublier la défaite à l’Euro »

Crédit photo : acb Photo P. Herrera

Entre l'EuroBasket 2022 et le début de saison au Real Madrid, Vincent Poirier n'a pas eu le temps de souffler. Le pivot de l'équipe de France s'est confié après la victoire de son équipe à Gérone.

Entre la finale de l’EuroBasket à Berlin le dimanche 18 octobre et la Supercoupe d’Espagne une semaine plus tard à Séville, Vincent Poirier n’a pas eu le temps de souffler. De son propre aveu, cette courte transition permet d’arriver en forme sans avoir à réaliser une préparation en club. Tout en passant à autre chose mentalement plus vite. Surtout que le Real Madrid, malgré une préparation tronquée, a remporté la compétition et son premier match de championnat, mercredi soir à Gérone (88-94). Après cette rencontre chez le promu catalan, nous avons pu discuter avec Vincent Poirier.

Vous avez commencé la saison de manière très intense, avec la Supercoupe et la première journée de championnat dans la foulée. Cela s’est bien passé avec déjà un titre et une victoire à l’extérieur en championnat.

Oui, c’est toujours bien de commencer la saison sur de bonnes bases. Le titre c’était important de gagner parce que c’est toujours un truc en plus et quand tu joues au Real Madrid c’est important. Ça permet aussi de se mettre en confiance avant le début de saison. On a joué les promus sur le premier match donc il y a tout ce qui va avec, tu joues le Real Madrid, tu viens de monter en Liga… Il y a Marc Gasol etc. C’était un peu le match piège mais on a réussi à s’en sortir dans la difficulté.

Qu’est ce que ça fait de retrouver Marc Gasol à ce niveau. Il est toujours aussi compétiteur et compétitif (34 d’évaluation).

On a l’habitude en équipe de France. C’est cool qu’il soit en Liga, que son équipe soit montée. Il a fait un gros match donc ça prouve qu’il est encore apte (sourire). C’est un challenge, c’est cool.

Il y a de nouveaux joueurs dans votre équipe avec Dzanan Musa que t’as croisé à l’Euro, Mario Hezonja qui a été très bon ce soir, Sergio Rodriguez… Qu’est ce qu’ils apportent ?

Vincent Poirier Real Madrid 2022-23
En défense sur Kam Taylor aux côtés de Dzanan Musa (photo : ACB Photo Sergi Geronès).

Ils apportent de l’expérience. Il y en un qui est MVP (de Liga Endesa), un qui a pas mal d’années de carrière, Sergio, et Mario qui est polyvalent. Ils apportent un peu de nouveauté, de savoir-faire.

Il y a Petr Cornelie aussi, un nouveau Français. Tu étais avec lui aux Jeux olympiques de Tokyo. Qu’est ce que ça fait de le retrouver dans l’équipe ?

Les dirigeants m’avaient demandé à son propos, je savais qu’il allait venir. C’est un joueur qui peut beaucoup nous apporter. Il est athlétique, qui shoote, qui amène du rebond etc. Sur des matches on sait que ça sera son tour de briller. C’est un peu le joueur que personne n’attend et ça sera à lui de faire la différent. Quand tu joues au Real Madrid, t’es important quoi qu’il arrive. Que tu sois le 10e ou le 1er joueur. C’est à lui de faire ses preuves et de démontrer qu’il mérite.

« J’attends de gagner toujours plus de trophées »

C’est déjà ta troisième saison au Real Madrid si on prend la fin d’exercice 2020-2021. Est-ce que tu t’attend à un rôle différent, continuer à progresser…

Mon rôle, je ne pense pas qu’il va changer, ça sera le même que l’année dernière. J’attends de gagner toujours plus de trophées. Je n’ai pas forcément d’objectifs personnels. Si on gagne, chacun y trouvera son compte. Pour moi, c’est surtout gagner en apportant plus à l’équipe. Je sais comment ça va se passer ici. Tu ne peux pas être performant à tous les matches.

Il y a un nouveau coach, même s’il a été champion en fin de saison dernière. Est-ce que Chus Mateo est différent de Pablo Laso ?

Il y a beaucoup de bases qui ressemblent à Pablo. Ils formaient un petit crew (équipage) entre eux donc c’est normal aussi. Ça fonctionnait donc c’est normal qu’il reprenne certaines bases. Après, dans le coaching ça reste à peu près pareil.

Ironique mais pas trop… « Le premier Espagnol qui parle, il finit à l’hôpital »

Tu as vécu une transition très rapide entre l’Euro et le début de saison avec le Real Madrid. Finalement, n’est-ce pas le mieux pour passer à autre chose après la finale perdue ?

La SuperCopa, petit pansement sur la blessure de Berlin (photo : Real Madrid)

Le trophée de la Supercopa, ça permet un peu d’oublier la défaite en finale de l’Euro. Puis ça permet de ne pas trop couper, d’enchaîner directement sans se retaper une présaison donc c’est plutôt pas mal. On arrive, on est déjà dans de bonnes conditions physiques donc c’est pas mal d’enchaîner.

Ce n’est pas plus tard dans la saison que vous ressentirez qu’il n’y a pas eu ce break.

En général, ça arrive vers février. C’est là où tu commences une petite baisse de régime. Mais on a l’équipe pour compenser ça.

Les Espagnols de l’équipe vous ont-ils chambré après la défaite de Berlin ?

Non. On a dit : le premier qui parle, il prend des écrans et il finit à l’hôpital. Donc personne ne parle, on a prévenu. Ça m’évite de blesser des joueurs dans mon équipe (sourire).

À Géribe

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

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