Wembanyama – Begarin, la jeunesse triomphante pour la sélection France !

Crédit photo : Metropolitans 92

Après deux défaites d'affilée, la sélection française s'est adjugée l'édition 2022 du All-Star Game (136-128). Juhann Begarin aurait certainement mérité d'être MVP, mais c'est évidemment Victor Wembanyama qui a été choisi.

Le couvert était dressé spécialement pour lui. 15 833 convives étaient venus exprès pour le voir. Et deux hommes ont bien failli gâcher la fête : James Palmer Jr., auteur de 18 points dans le seul premier quart-temps (32 au total), puis surtout Juhann Begarin (25 points à 12/20, 12 rebonds et 7 passes décisives pour 38 d’évaluation en 22 minutes), qui aurait sûrement été élu MVP dans un monde normal. Mais la LNB ne vit évidemment pas dans un monde normal cette saison. Le championnat de France abrite le joueur le plus scruté de toute la planète et il était nécessaire que Victor Wembanyama soit le roi de la soirée. « C’est l’homme de l’année », se marre Boris Dallo. Cela s’appelle du story-telling, ce n’est pas péjoratif, et la seule participation au All-Star Game d’un homme appelé à révolutionner le jeu devait obligatoirement rester inscrite dans les livres d’histoire. Personne n’est d’ailleurs venu récolter les bulletins de vote en tribune de presse à la fin du match, même si un décompte complet n’aurait certainement pas changé l’issue du vote. « Juhann aurait mérité d’être MVP mais je me doute de pourquoi il n’a pas été élu », glissait l’intérieur des Metropolitans 92, lui-même, avec l’intelligence qui le caractérise. Heureusement, le futur n°1 de la Draft en a quand même fait assez pour enchanter Bercy (27 points à 12/25, 12 rebonds, 4 passes décisives, 2 contres et 3 interceptions), être au centre de l’attention et justifier d’un honneur individuel.

Première victoire française depuis 2018

Juhann Begarin a plané sur le match (photo : LNB)

Au-delà d’une rare occasion de voir Wembanyama jouer dans un grande salle, le public de l’Accor Arena a pu voir que le futur du basket français était entre de bonnes mains. Bien sûr, il y a le futur n°1 de la Draft mais il y a donc aussi eu le show de Juhann Begarin, dont l’énergie a sûrement ravi les fans des Celtics connectés sur LNB TV, les flèches d’un Hugo Besson ultra clutch (16 points en 17 minutes) et la vista d’Hugo Benitez (15 points, 4 rebonds et 5 passes décisives), qui apprécie décidément Bercy, là où il a été élu MVP de la Coupe de France U17 en 2018…

L’enthousiasme de cette jeunesse a permis à l’équipe de Nenad Markovic de surmonter un mauvais début de match (28-43 après un quart-temps, jusqu’à -17), où elle a subi l’adresse lointaine des All-Stars Monde, incarnée par le coup de chaleur de James Palmer. Mais les Français ont ensuite progressivement pris le contrôle des débats, d’abord dans la raquette (57 rebonds à 40), avant d’être portés par un Begarin phénoménal. Un succès (136-128) à l’orgueil aussi, après deux éditions d’affilée sans victoire. « Il fallait juste mettre la machine en route mais on voulait gagner », martelait Victor Wembanyama. L’année prochaine, le discours de la sélection France sera sûrement le même mais il fallait surtout en profiter ce jeudi : lors du All-Star Game 2023, il n’y aura plus Wembanyama, Begarin, Kamagate et compagnie…

À l’Accor Arena,

 

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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