Christophe Le Bouille : « Je suis plus que choqué par le fait que Pau ait gagné un trophée à crédit »

Crédit photo : Dominique Breugnot / MSB

Après le sauvetage de l'Élan Béarnais, les langues commencent à se délier en Betclic ÉLITE. Président du Mans Sarthe Basket, Christophe Le Bouille s'est insurgé face au contraste entre la gestion dramatique des comptes palois et l'incroyable saison sportive de l'EBPLO.

« Si j’avais pu utiliser 200 000 euros de plus que le club n’avait pas, on se serait sûrement maintenus », suggérait Germain Castano le mois dernier… Relégué en Pro B, l’entraîneur d’Orléans n’est pas le seul acteur du basket français à conserver une certaine amertume face à la gestion catastrophique des comptes de l’Élan Béarnais. Passé tout près de la disparition à cause de l’inconséquence de CSG, le club palois a pourtant garni son palmarès l’an dernier pendant l’ère américaine avec une Coupe de France. La meilleure saison de l’EBPLO depuis 2005/06, mais des irrégularités financières qui ne passent toujours pas chez certains, comme Christophe Le Bouille, le président du Mans.

« Premièrement, je suis sincèrement ravi que l’Élan Béarnais soit toujours en Betclic ÉLITE », a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse cette semaine. « Nous avons besoin de ce club dans le paysage du basket français. Mais je suis plus que choqué par le fait que Pau a gagné un trophée à crédit. À la place de Strasbourg (finaliste de la Coupe), je l’aurais très mauvaise… Gagner la Coupe de France avec un trou de deux millions d’euros ! Sans parler de cette place en playoffs à crédit, où les neuvièmes dans l’histoire, c’est nous… À cause de cela, nous n’avons pas participé aux playoffs et peut-être à une Coupe d’Europe ! Avec deux millions de plus dans notre budget, on aurait doublé globalement notre masse salariale… Ce n’est pas aussi simple mais cela me gêne terriblement. Je n’ai rien contre l’équipe actuelle et son nouveau président Sébastien Ménard mais j’espère que Pau sera surveillé de très près cette saison. »

Popularisée en 2000 par Pierre Seillant afin de qualifier le triplé du Limoges CSP, l’expression de « titre à crédit » est revenu comme un boomerang vers l’Élan Béarnais. Privé de la finale de la Coupe de France par Pau (85-88 en demi-finale), le BCM Gravelines-Dunkerque y a également eu recours, par la voix de son directeur exécutif Hervé Beddeleem. À notre micro, Giovan Oniangue y avait répondu. « Au final, l’argent, OK, mais c’est le terrain qui parle. La Coupe de France n’a pas été volée, l’équipe n’a pas été volée, il faut respecter les heures de travail fournies. Il faut respecter les heures d’entraînements, les sacrifices et les souffrances manifestés cette saison. »

 

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Alexandre Lacoste

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