Direction la finale de l’EuroCup pour la Virtus Bologne

John Holland et les « underdogs » de Bursaspor voudront sûrement prendre un malin plaisir à contredire cette affirmation mais la demi-finale entre Valence et Bologne avait tout d’une finale d’EuroCup avant l’heure. Et devant une Fonteta pleine à craquer, orange et bruyante comme à ses plus belles heures, c’est la Virtus qui a gagné le droit de recevoir l’outsider turc mercredi prochain pour succéder à l’AS Monaco et composter son billet pour la prochaine campagne d’EuroLeague. Le retour sur la plus grande scène continentale, soit l’objectif avoué du club double champion d’Europe (1998 et 2001) depuis des années, incarné par les signatures chocs (Milos Teodosic, Marco Belinelli, plus récemment Daniel Hackett et Tornike Shengelia).

Mercredi, la Virtus a signé une soirée autoritaire à Valence. Après des débuts hésitants (16-11, 5e minute), les Italiens ont mis la main sur le match dès la première mi-temps, comptant jusqu’à 13 points d’avance (33-46, 17e minute). Malgré le retour espagnol, grâce notamment à un triple dans le corner de Louis Labeyrie (11 points à 4/7 et 2 rebonds en 19 minutes) à la 31e minute (63-66), les hommes de Sergio Scariolo ont su garder leur sang-froid pour rejoindre Bursaspor sur la dernière marche (83-73).

Cordinier et Jaiteh à un match du plus beau titre de leur carrière

Exceptionnel en quart de finale contre Ulm (38 d’évaluation), Mouhammadou Jaiteh a été plus discret (6 points à 3/4 et 6 rebonds en 18 minutes) tandis qu’Isaïa Cordinier a été précieux dans le money-time (6 points à 3/4, 3 rebonds et 2 passes décisives en 20 minutes). Les deux coéquipiers auront l’occasion dans une semaine de remporter le plus beau titre de leur carrière, afin notamment d’imiter le malheureux Louis Labeyrie, titré en 2019 avec Valence.

« La défense a été la clé », savourait Isaïa Cordinier au micro d’EuroLeague TV. « C’est ce qu’on travaille depuis deux mois. On progresse et ça doit être notre identité. Ce soir, nous avons très bien joué défensivement et offensivement, même quand nous avons laissé échapper beaucoup de rebonds offensifs, ce que l’on devrait travailler. C’est une bonne victoire collective. Nous avons été extrêmement solides. Il faut que l’on continue, il nous reste un match. »

La Virtus Bologne recevra Bursaspor mercredi prochain à 20h30. Avec la gloire au bout des doigts.

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Rédaction Bebasket

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