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First Team : Sylvain Francisco, meneur titulaire indiscutable de l’équipe de France ? Paul Lacombe donne des indices

Equipe de France - Sylvain Francisco. Après deux victoires de l’équipe de France masculine contre la Hongrie (74-71 en Hongrie, puis 98-79 au Mans) en qualifications pour la Coupe du monde 2027, First Team a débriefé la fenêtre avec Paul Lacombe, l’ailier vétéran de Nanterre 92. Et forcément, une question a pris le dessus : Sylvain Francisco est-il en train de s’installer comme le meneur numéro 1 des Bleus ?
First Team : Sylvain Francisco, meneur titulaire indiscutable de l’équipe de France ? Paul Lacombe donne des indices

Sylvain Francisco s’impose comme le meneur n°1 français cette saison

Crédit photo : Cécile Thomas

L’équipe de France s’en sort avec un 2/2 face à la Hongrie, mais pas sans frayeurs. Le premier match, à Szombathely, a viré au piège : pression du résultat, adversaire accrocheur, et un tir décisif de Sylvain Francisco pour arracher la victoire 74 à 71. Deux jours plus tard, à Antarès (Le Mans), le scénario a été beaucoup plus confortable (98-79). Invité par Thomas Dufant et Erwan Abautret pour l’émission First Team, Paul Lacombe a raconté les coulisses d’une fenêtre FIBA toujours particulière… tout en alimentant, presque malgré lui, le débat sur la hiérarchie à la mène.

Une fenêtre “piège” qui met les nerfs à l’épreuve

Paul Lacombe (1,95 m, 35 ans) décrit un classique des rassemblements : « le début des fenêtres, c’est des entraînements à la mort », puis la tension qui monte au moment de basculer vers le match. Le contexte du déplacement en Hongrie a tout accentué : « tu as une sorte de pression qui se crée… une victoire obligatoire, mais avec la manière ». Et quand la Hongrie s’accroche, l’ego bleu est touché : « ta fierté, elle en prend un coup… On doit mettre un shoot au buzzer pour gagner ce match ».

À l’inverse, le retour au Mans a ressemblé à un match beaucoup plus “normal”, avec une équipe de France plus libérée, et un écart qui s’installe vite.

Sylvain Francisco, le meneur que tout le monde regarde désormais

Le point central de l’émission, c’est cette question : Sylvain Francisco (1,85 m, 28 ans) doit-il devenir le meneur titulaire installé ? Erwan Abautret pousse l’idée, rappelant l’évolution du joueur : plus seulement un scoreur électrique, mais un meneur capable de “tenir la boutique” au plus haut niveau. Dans l’émission, il insiste sur son profil complet, sa pression défensive, et sa capacité à créer des décalages.

Paul Lacombe ne tranche pas sur un statut figé, mais ramène le débat à la réalité des grandes compétitions : « la vérité, ça sera comment les gars vont s’adapter à Victor ». Sous-entendu : la hiérarchie se dessinera surtout avec le retour des cadres NBA et l’arrivée de Victor Wembanyama dans l’équation, quand il faudra faire cohabiter les profils, partager les minutes et définir les fins de match.

Le symbole des fenêtres modernes : arriver cramé… et décider le match

Lacombe raconte surtout ce que la fenêtre dit du Francisco version 2026 : un joueur sollicité, fatigué, mais déjà central. Il arrive directement après un match d’EuroLeague : « on voit Sylvain… fatigué… “je suis content d’être là les gars, mais je suis mort” ». Et dans la foulée, il devient le point d’appui du groupe : « beaucoup de choses reposent sur lui d’un coup ».

Entre le manque d’automatismes et une équipe en chantier, Francisco sert de boussole. Lacombe le résume avec une image parlante, celle d’un joueur qui débarque comme au pickup game et autour duquel il faut immédiatement s’organiser. Et derrière, il y a le fait brut : malgré la fatigue, malgré le contexte, il plante le tir qui sauve la France.

Lacombe, le “liant” du groupe, et ceux qui ont marqué des points

S’il y a un fil rouge dans les propos de Paul Lacombe, c’est aussi la construction du collectif sous Frédéric Fauthoux. Le sélectionneur lui aurait expliqué pourquoi il l’a rappelé en sélection nationale à ce moment-là de sa carrière : « j’ai besoin de quelqu’un pour fédérer, pour avoir un lien entre tout le monde ». Jeux de cartes, détente, blagues : « ça détend un peu tout le monde ». Et sur le terrain, Lacombe assume un rôle sans pression : entrer, amener de l’énergie, et “emmener” un peu le groupe.

Paul Lacombe est revenu en équipe de France pour les deux matches face à la Hongrie
Paul Lacombe est revenu en équipe de France pour les deux matches face à la Hongrie (photo : Cécile Thomas)

Côté gagnants de la fenêtre, First Team cite notamment Amine Noua, très productif sur les deux matchs, et Adam Mokoka, dont le profil défensif et l’impact athlétique intriguent dans une rotation extérieure très dense.

Et maintenant ? Une hiérarchie à confirmer dès l’été

Le débat “Francisco titulaire indiscutable” restera ouvert tant que l’équipe de France n’aura pas retrouvé tout son réservoir. Mais cette fenêtre apporte une tendance : dans une rencontre piège, avec peu de repères collectifs, le staff s’appuie sur Sylvain Francisco, et il répond présent. L’été à venir, avec davantage de monde et l’enjeu de la cohabitation avec Victor Wembanyama, donnera des réponses plus nettes.

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Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.