Mission accomplie pour les Bleues contre la Finlande

Crédit photo : Julien Bacot / FFBB

Deux mois après l'élimination en quart de finale de la Coupe du monde, les Françaises ont tenu leur rang à Saint-Chamond contre la Finlande (103-77) lors de la 3e journée des qualifications à l'EuroBasket 2023. Les protégées de Jean-Aimé Toupane, sans être impériales, ont été solides collectivement. Elles ont aussi et surtout fait un pas de plus vers le prochain championnat d'Europe et profitent de la défaite de l'Ukraine en Lituanie pour se repositionner dans la course à la première place.

Dans l’aile, elle s’est élevée. Sur un pied, avec le style spectaculaire qu’on lui connaît, Marine Johannès a fait mouche en périphérie (41-31, 22’), avant de « caviardiser » Pauline Astier quelques minutes plus tard (70-50, 28’). Nous sommes dans le 3e quart-temps, la France a réussi à faire le trou et à mettre les Finlandaises sous l’éteignoir. Cet élan de spontanéité, ce côté si audacieux de « MJ » attendue pour être LA leader en l’absence de Sandrine Gruda , c’est peut-être ce qui a manqué à l’équipe de France, tombée en quart-de-finale de la dernière Coupe du monde contre la Chine (85-71). « Comme au Mondial, j’étais sur le banc mais je l’ai vécu d’une autre façon », plaisantait même l’arrière de l’ASVEL « plus épanouie » et plus à l’aise dans son basket de son propre aveu.

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Retour réussi pour Valériane Vukosavljevic (photo : FIBA)

Un an après les débuts tumultueux de Jean-Aimé Toupane contre l’Ukraine (90-71) en novembre 2021, la France a assuré face à la Finlande (103-77), classée 59e nation mondiale et absente de toutes compétitions depuis 1987. Ce revers surprise à Kiev, les Françaises ne l’ont pas oublié. S’en sont-elles servies pour aborder cette fenêtre ? « Je l’ai utilisé le match suivant (en novembre 2021), contre la Lituanie », détourne du regard le sélectionneur français. « Cette défaite reste décevante dans la manière mais il nous fallait du temps pour travailler et mettre en place un projet de jeu. »

Le rebond, « le défaut » des Bleues sous l’ère Toupane

Dans une Arena Saint-Étienne Métropole, peuplée de 4042 âmes et théâtre de la prochaine Leaders Cup (17 – 19 février), les Bleues ont d’abord été à la peine  avant de se reprendre et de s’appuyer sur leur force collective (29 passes). Très approximatives et repoussées loin du panier, les Françaises se sont souvent précipitées en attaque, ratant parfois l’immanquable. Les tricolores ont certes eu du mal à se libérer (17 ballons perdus) mais ont aussi été aidées par le non match d’Awak Kuier (5/18 aux tirs), la pivot de Venise présentée comme le principal danger des Scandinaves. “Les Finlandaises ont été hargneuses”, indique Helena Ciak. “On reste la France et tout le monde voudra nous agresser dès le début”, note, pour sa part, Marine Johannès.

 

 

Les trop nombreux rebonds offensifs laissés (9 prises en première mi-temps, 12 au final) ont permis aux Susijengi (le gang des loups, surnom de la sélection) de résister. Ou tout du bien de faire illusion. “C’est notre petit défaut”, souffle Jean-Aimé Toupane. « Le basket est un sport de possession et quand on laisse autant de rebonds offensifs, ça nous met en danger. Mais il y a une volonté de bien faire. » Le forfait pour la semaine d’Iliana Rupert, touchée à la cuisse, et le coup reçu par Helena Ciak (cuisse), juste après la pause, n’ont pas aidé.

Les revenantes Johannès et Vukosavljevic solides

Janelle Salaun s’est mise en évidence (photo : FIBA)

Peut-être à bout de souffle, les Finlandaises ont montré des premiers signes de faiblesses après un gros quart d’heure de jeu (39-26, 16’). Le banc français, auteur de 51 points au final, a permis à la France de prendre le large à la pause (47-31, 20’). « Le cinq de départ les a fatiguées et les joueuses du banc ont ensuite pu dérouler plus facilement.  On a la chance d’avoir une profondeur de banc que les autres équipes n’ont pas », fait remarquer Sarah Michel en bonne capitaine. Auteure d’une première sélection prometteuse en équipe de France, Janelle Salaun, victime d’une légère entorse, a apporté un peu de spontanéité des deux côtés du terrain. « Elle fait partie des meilleures jeunes de notre sport. Elle est polyvalente et possède le profil d’une grande joueuse internationale », souligne Jean-Aimé Toupane. Mais ce sont surtout les revenantes, Marine Johannès (16 points, meilleure marqueuse tricolore) et Valériane Vukosavljevic (15 points), qui ont porté des Bleues toujours privées de Sandrine Gruda et Gabby Williams.

 

 

La bonne nouvelle venue de Vilnius

Au-delà de la victoire contre la Finlande que les Bleues retrouveront le 12 février pour clôturer ces qualif’, la défaite inattendue de l’Ukraine en Lituanie (81-62) est peut-être la meilleure opération des Françaises de la soirée, dans la mesure où elle leur permet de prendre les commandes du groupe. Un résultat dont les tricolores n’avaient a priori pas connaissance avant l’entre-deux à l’Arena Saint-Étienne Métropole. « Ah, je n’étais pas au courant pendant le match », assure Jean-Aimé Toupane. Le match contre la Finlande, dimanche (17 h) à Roanne, sera l’occasion de se rapprocher encore un peu plus du prochain championnat d’Europe (15 – 25 juin, en Slovénie et en Israël) que les Bleues ambitionnent de remporter.

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À Saint-Chamond,

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Quintard

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