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Gauthier Denis raconte son Paris Basketball : « Il y avait 8 personnes dans la salle, dont mes parents et ma copine »

Betclic ÉLITE - Seul survivant de la première saison officielle du Paris Basketball, en 2018/19, le capitaine Gauthier Denis retrace les 10 matchs les plus marquants de l'histoire du club de la capitale, récent vainqueur de la Leaders Cup 2024.
Gauthier Denis raconte son Paris Basketball : « Il y avait 8 personnes dans la salle, dont mes parents et ma copine »

De la Leaders Cup Pro B 2018 au premier trophée de l’histoire du club en 2024, Gauthier Denis raconte son Paris Basketball

Crédit photo : Olivier Fusy et Lilian Bordron

Trois jours de vacances, et puis c’est tout. Après un trajet retour en bus dimanche soir « qui n’est jamais passé aussi rapidement », les vainqueurs de la Leaders Cup 2024 ont repris l’entraînement jeudi après seulement 72 heures de repos. Bienvenue au sein de la méthode Iisalo, réputée pour sa rigueur extrême.

Capitaine du Paris Basketball, Gauthier Denis a tout connu dans la capitale. La pédagogie du formateur Jean-Christophe Prat, le système plus douteux de Will Weaver, et désormais la machine à gagner Tuomas Iisalo, auprès de qui l’historique du club vient de remporter le premier trophée de sa carrière. « Gauthier est une personne incroyable », soulignait le technicien finlandais dimanche dernier, après la finale gagnée contre Nanterre (90-85). « Comme pour Bienvenu (Kindoki, son adjoint), ce n’est pas un hasard que tout le monde ait toujours voulu le garder à travers les années. C’est l’un des mecs les plus intelligents que j’ai rencontré dans ma vie. Il a un sens extraordinaire du basket et des relations humaines. Il est extrêmement attaché au club, je suis incroyablement heureux de le voir accomplir cela au sein d’une maison qu’il a contribué à construire. » Une nouvelle place forte bâtie au fil des années, à travers notamment 10 fondations retracées par le capitaine Denis.

1 – Paris – Lille (77-84)

25 septembre 2018, Leaders Cup Pro B, premier match à domicile de l’histoire

« Il y avait 7-8 personnes dans la salle, dont mes parents et ma copine. C’était très particulier… On était un peu des nomades : on s’entraînait de l’autre côté de Paris, à Noisy-le-Grand, et on jouait à Rueil-Malmaison. On a aussi fait des matchs amicaux à One Ball, à Carpentier, à Cergy-Pontoise. À ce moment-là, c’était le tout début. On était loin de l’Adidas Arena (il sourit). Jouer devant aussi peu de monde, ça nous faisait presque sourire. On était un peu gênés. Je me souviens qu’ils avaient créé un Paris Basketball Week-end, avec un match amical contre Caen à Carpentier, des entraînements ouverts au public, des micros aux coachs et certains joueurs. Comme si Carpentier allait être rempli et qu’on allait avoir un engouement autour de ça… Au final, il n’y avait personne. Mais ça prouve qu’ils voyaient grand depuis le début. C’est hyper agréable d’être dans un projet où on te sort des objectifs que tu n’as jamais entendu, comme quand le président vient nous dire, juste après la création, que l’objectif est de gagner l’EuroLeague dans quelques années. »

Scène de Leaders Cup Pro B 2018 : réception de la Chorale de Roanne devant une Halle Carpentier quasiment vide (photo : Olivier Fusy)

2 – Lille – Paris (82-74)

14 décembre 2018 / 9e journée de Pro B / Paris dernier du championnat

« La saison commence mal, très mal. On se retrouve derniers de Pro B (1v-8d). À Lille, on est complètement à côté de la plaque lors de la première période, on fait une superbe deuxième mi-temps (30-13 dans le quatrième quart-temps) mais on perd quand même (74-82). C’était la première de Sylvain Francisco avec nous. On avait Daniel Dillon qui était tout seul à la mène, à faire ce qu’il pouvait. Sylvain nous avait donné un énorme coup de boost, c’était la pièce manquante. Ça a commencé à fonctionner en fin de match à Lille et on lance une série de victoires (6) contre Blois la semaine suivante à cheval sur décembre et janvier. Vu que le club avait été créé au mois de juillet, on avait l’unique objectif de se maintenir. Ça a été un énorme soulagement de faire cette série, et de remonter au classement. Surtout que personnellement, je venais de dépenser tout ce que j’avais, et même plus (voir ci-dessous, ndlr) : je n’étais pas certain de mon investissement quand on était à la dernière place de Pro B (il sourit). Ces premières semaines étaient vraiment stressantes. »

3 – Paris – Aix-Maurienne (83-102)

26 janvier 2020 / 16e journée de Pro B / première délocalisation à Bercy

« Quand tu es en Pro B et qu’on te dit que tu vas jouer à Bercy, c’est forcément une étape marquante. C’est l’une des premières preuves du passage à l’acte du président. C’est beau d’avoir des ambitions mais pour aller à Bercy en Pro B contre Aix-Maurienne, il faut du courage. Ça a été une date importante, d’autant que tout le monde s’en souvient parce que c’était le décès de Kobe. Le grand public et les gens qui suivent le basket ont peut-être commencé à respecter le club à partir de là. On avait du mal à remplir Carpentier au début et ce match a été une étape intermédiaire avec 5 500 personnes, c’était notre record d’affluence. Bercy, c’est quand même une institution ! Après, pour l’équipe, ça a été un échec car on a perdu… »

5 500 personnes à Bercy pour voir Ilari Seppala et l’AMSB battre Paris (photo : François Pietrzak)

4 – Blois – Nancy (97-112, a.p.)

13 juin 2021 / 31e journée / Paris officialise sa montée en Betclic ÉLITE à distance

« C’était comme si le destin voulait qu’on monte. Jusqu’en avril, personne n’aurait mis une pièce sur nous. On avait une équipe très jeune, avec les Barbitch – Begarin – Kamagate -, mais vraiment mature, et ça s’est ressenti dans les résultats en toute fin de saison. On a enchaîné dix victoires sur les onze derniers matchs. Mais à deux journées de la fin, on était encore persuadés de ne pas monter. On avait fait le deuil de la montée. Tout au long de la saison, on a été en dehors de nos objectifs donc on se sentait vraiment extrêmement chanceux à la fin. On sait qu’on n’a pas fait la saison parfaite. Le Covid a fait qu’il y a eu un énorme remaniement du calendrier et on a juste été bons au moment opportun, quand les matchs s’enchaînaient. Ce n’est pas qu’on ne méritait pas de monter mais on n’a pas montré cette force tout au long de l’année.

Je me souviens très bien de ce qui s’est passé : c’était un mardi soir et lors de l’avant-dernière journée, on bat Poitiers à domicile (107-80) pendant que tous nos concurrents perdent : Saint-Quentin, Blois (et même le leader Fos). On entrevoit de nouveau un peu d’espoir : on joue le dernier match à Lille à fond, on gagne et on a un peu célébré dans le bus, même si ce n’était pas acté. Au fond de nous, on y croyait vraiment car on voyait Blois fébrile. C’était particulier car ils avaient des matchs en retard à rattraper après notre fin de saison. On n’a pas pu vraiment le fêter car on a dû attendre trois jours qu’ils jouent ce fameux match contre Nancy. La montée n’a pas été un moment de communion avec le staff et les gens du club. Il n’y a pas eu d’invasion du terrain. Certains étaient déjà partis en vacances. J’ai regardé cette rencontre avec Nobel (Boungou-colo) et Valentin (Chery). On a fêté ça un peu plus sobrement. »

 

5 – Cholet – Paris (83-85)

16 octobre 2023 / 4e journée de Betclic ÉLITE / première victoire en Betclic ÉLITE

« C’est historique car c’est la première victoire en Betclic ÉLITE. Mais sur le moment, on l’attendait surtout pour s’enlever un peu de pression. Quand tu joues le maintien, tu as vite envie de te rassurer et d’avoir un peu de positif. Sinon, il y a du doute et plus personne ne croit aux systèmes. Le début de saison est important car c’est là que le groupe se crée. C’est primordial d’engranger des succès rapidement pour ancrer certaines choses. Cette victoire est un soulagement car on avait démarré par trois défaites d’affilée. Le fait que ce soit la première de l’histoire, c’est anecdotique. En plus sur un buzzer beater de Kyle Allman sur une passe de Ryan Boatright, c’est sympa !

6 – Metropolitans 92 – Paris (65-81)

17 mai 2022 / 34e journée de Betclic ÉLITE / Paris se maintient

« Les deux dernières semaines ont été terribles.. On s’est tous cru maintenus avant l’heure et ça a été notre plus grosse erreur. Cette période a été extrêmement stressante, certainement la plus angoissante jamais vécue à Paris. On avait tout à perdre en fait. Il suffit de voir à quel point la Pro B est un championnat compliqué : on ne se dit pas qu’on remontera un an après, il n’y a absolument rien de garanti. Ça s’est bien fini et ça a été un énorme soulagement. On savait que l’EuroLeague commençait à discuter avec Paris pour une invitation en EuroCup, ça ajoutait une pression sur ce match à Levallois. Mais honnêtement, plus jamais ce stress là… Non non, je n’ai plus jamais envie de le vivre. »

7 – Ankara – Paris (75-90)

11 octobre 2022 / 1e journée d’EuroCup / premier match européen de Paris

« Avec Bourg-en-Bresse, on a fini 11e et 15e du championnat et on se retrouve tous les deux en EuroCup. J’ai loupé ce premier match à Ankara à cause d’un problème à l’œil. On avait démarré par trois défaites en championnat et c’est la première victoire de la saison. La première victoire européenne de l’histoire, accessoirement. À Paris, il y a le sportif et il y a tout le reste : en interne, il y a beaucoup de choses qui montraient que le club a envie de grandir, que ce n’est pas un petit rêve de deux ans. Ça prend du temps de créer une institution. Il y a des années où l’on avait le sentiment que le sportif passait au second plan : il suffit de repenser à la signature de Sheck Wes l’année de la montée, c’est une histoire complètement dingue. Ça fait des années que je n’ai aucun doute sur l’envie des présidents de faire quelque chose de grand et il fallait que le sportif suive. Ce match à Ankara a permis petit à petit de nous redresser. »

8 – Panevezys – Paris (97-98)

12 avril 2023 / 1/8e de finale d’EuroCup / Paris dans le Top 8 de l’EuroCup

« C’est le premier match de playoffs du club. Il y avait une belle ambiance là-bas, une fin serrée et contestée puisqu’ils marquent du milieu de terrain au buzzer et réclament la faute pour égaliser. Cette victoire-là est belle car c’était la première en playoffs, tout simplement. On était beaucoup à découvrir cela. En plus, à l’extérieur, c’est toujours un plaisir de climatiser des salles ! »

9 – Paris – Saint-Quentin (87-65)

11 février 2024 / 21e journée de Betclic ÉLITE / inauguration de l’Adidas Arena

« Ça a vraiment été un moment assez fort. J’en entendais parler depuis le tout début, en 2018, mais je ne me voyais pas du tout être encore ici pour l’inauguration. En tout cas, pas en tant que joueur du Paris Basketball. Mais j’ai appris à croire au projet : le club a grandi avec moi et inversement. Voir cette salle a été fort en émotions. J’ai repensé à tous ces débuts de saison compliqués, à cette clause pour arriver au club et ça créé encore plus une belle histoire. Quelque part, on se dit que c’était écrit. Entre le Paris Basketball et moi-même, ça aurait pu tellement évoluer différemment que c’est une fierté de voir que j’y suis encore aujourd’hui et qu’on a fait venir 8 000 personnes. On parlait des 8 personnes du premier match contre Lille : six ans après, on est 8 000 ! Dans notre nouvelle salle, vraiment chez nous. On n’est plus à Rueil, Cergy ou Carpentier, c’est chez nous l’Adidas Arena ! La salle est superbe en plus. On m’avait dit que c’était vraiment une salle construite pour le basket et quand tu vois le show, tu te rends compte que c’est génial… Beaucoup de gens m’ont dit que c’était une salle NBA miniature. »

Paris a rassemblé plus de 8 000 spectateurs pour son premier match Porte de la Chapelle (photo : Lilian Bordron)

10 – Paris – Nanterre (90-85)

18 février 2024 / finale de la Leaders Cup / Paris s’offre son premier trophée

« Rien ne nous a été donné le week-end dernier ! Le premier match contre Saint-Quentin nous a vite mis dans le bain. Cette Leaders Cup a demandé énormément de concentration. On a vraiment montré une force mentale et une constance tout au long des trois matchs. On a su élever notre niveau. J’espère que ça nous fera passer un cap collectivement. Je n’ai pas de doute sur le fait que ça nous apportera énormément de bonnes choses. Nous ne sommes pas rassasiés ! Chacun a apporté sa pierre à l’édifice : je pense à Enzo Shahrvin qui est entré cinq minutes en finale et qui a été parfait dans son rôle. Bien sûr, il y a aussi le talent de certains joueurs : T.J. (Shorts) et Nadir (Hifi) nous ont porté. C’est vraiment une victoire collective. Mais c’est sûr qu’à -6 contre Nanterre à la 34e minute, on se dit tous que ce n’est pas le plan qu’on avait en tête. C’est la marque des grandes équipes de ne pas paniquer dans les moments difficiles. Dans les moments serrés, on arrive à avoir une vraie confiance sur notre identité de jeu. C’est mon premier titre en pro et je comprends maintenant à quel point c’est addictif : tu n’as qu’une envie, c’est de revivre ça  »

Pour décrocher son premier titre, la Leaders Cup 2024, Paris a successivement battu Saint-Quentin, Monaco et Nanterre (photo : Lilian Bordron)

Quand Gauthier Denis a donné toutes ses économies pour signer à Paris !

Le 7 août 2018, une brève est publiée à 13h21 sur BeBasket. Elle s’intitule : « Gauthier Denis première recrue du Paris Basket ? » Officiellement créé en juillet, le club de la capitale restait un objet inconnu, dont on ne savait visiblement pas encore qu’il ne fallait pas écrire « Paris Basket » par exemple. Une semaine plus tard, la confirmation tombe : Gauthier Denis est Parisien. Mais la quatrième recrue officielle, d’un effectif monté à la hâte, après Théo Bouteille, Gary Florimont et Daniel Dillon.

Déjà, cet été-là, ce transfert suscite la curiosité. Du haut de ses 21 ans, le shooteur aux 100 matchs professionnels a payé lui-même sa clause de départ du Havre, relégué en Nationale 1, mécontent de ne pas avoir pu trouver un meilleur arrangement avec son club formateur. « C’est une grosse somme à mon niveau, mais je n’avais pas le choix », expliquait-il à l’époque au Parisien. « J’aurais préféré que cela se passe différemment, mais je suis passé à autre chose. Je vois ça comme un investissement pour l’avenir et je m’en sers comme d’une motivation. Paris a énormément d’ambitions, on sent que quelque chose de grand est en train de se construire. Mon objectif est d’avoir un vrai rôle en Pro B et de grandir avec ce club. »

Ici en arrière-plan avec Le Havre en février 2017, Gauthier Denis a été prêt à tout afin de quitter le STB pour Paris (photo : Christophe Delrue)

« Clairement, je n’avais pas 30 000 euros sur mon compte »

Pratiquement six ans plus tard, il est revenu sur cet épisode à notre micro. Avec un discours qui n’a absolument pas varié d’un iota, employant toujours le même terme clef d’investissement. « En 2018, j’avais encore deux ans de contrat avec Le Havre et le STB est relégué en Nationale 1. Je préviens aussitôt le club que c’est inenvisageable pour moi de partir en NM1. Le président et le futur coach essayent de me convaincre mais c’est très clair dans ma tête. J’ai des contacts avec des équipes de Pro B mais je loupe ces opportunités car je n’ai toujours pas d’accord avec Le Havre. Arrive un moment où les négociations sont au point mort et où je dois prendre une décision : est-ce que je me libère moi-même de mon contrat ? Je n’avais pas fait une bonne saison donc je n’avais pas de club qui était prêt à débourser la somme pour me recruter. J’ai dit à mon agent de négocier un buy-out le plus bas possible et que je me débrouillerais pour réunir la somme nécessaire. J’ai la chance d’avoir des gens dans mon entourage qui m’ont prêté de l’argent donc j’ai investi sur moi-même, j’ai payé ma clause de 30 000 euros et je suis arrivé à Paris.

Ces discussions se sont décantées début août, juste après la création du club. Je ne l’aurais pas fait si je n’avais pas le projet parisien derrière, ou au moins un projet Pro B. Je n’attendais pas Paris en début d’été car je n’en avais jamais entendu parler. Clairement, je n’avais pas 30 000 euros sur mon compte. J’ai donné tout ce que j’avais, j’ai demandé à Paris de me faire une avance sur l’année, mes parents m’ont aidé comme ils pouvaient, mon frère m’a aussi prêté un peu, pas mal de monde dans mon entourage, etc. Ça fait quelques temps que j’ai pu rembourser tout le monde et je remercie toutes ces personnes, qui étaient les seules à croire en moi à l’époque. »

Une signature déjà unique, rendue encore plus spéciale par l’histoire partagée entre le club et le joueur. « Le destin fait bien les choses », sourit-il. « Je continue à faire des investissements aujourd’hui mais je n’ai jamais vu un investissement aussi rentable que celui-là. »

Commentaires


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the_viking
Un article pour James ;-)
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flavor_flav
pour tous les antiparisiens en général... en 6 ans c'est quand même une évolution ultra rapide qu'il faut admirer et féliciter!
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derniermot
Le club oui mais malheureusement Denis n'en est plus qu'un membre fictif qui ne joue pas
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michel_jeune
Ça n a pas grand chose d admirable, juste un investisseur qui a déversé une quantité astronomique de pognon, ça aurait pu être n importe quel autre club ça aurait été pareil, seule petite différence c'est que la LNB voulait à tout prix un club à Paris donc ils ont facilité les choses pour racheter la licence de Hyères.
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flavor_flav
l'anecdote de la clause qu'il doit payer lui-même en empruntant un peu d'argent à tout le monde est juste énorme!
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grotext
Cela donne une histoire humaine (et incroyable histoire de rachat de clause) à cette météorite qu'est le PB.
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