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« Je me suis dit : « c’est mort pour les JO » – Marine Fauthoux raconte sa convalescence

Équipe de France - Marine Fauthoux, qui a été opérée d'une hernie discale en mars, est revenue sur sa convalescence dans L’Équipe. Ces trois derniers mois ont été difficiles pour la Paloise.
« Je me suis dit : « c’est mort pour les JO » – Marine Fauthoux raconte sa convalescence

Marine Fauthoux espère disputer les JO avec l’équipe de France.

Crédit photo : Guillaume Poumarede

En Chine, à Xi’an, lors de la démonstration des Françaises face aux Chinoises (82-50), Marine Fauthoux (1,74 m, 23 ans) chute et ne peut pas se relever. Elle sent « un ‘clac’ dans le dos ». Le vol retour dans l’avion ne peut se faire en position assise. L’ex-joueuse de Basket Landes passe donc les presque 13 heures de vol debout, a-t-elle relaté dans L’Equipe. Dans un entretien avec le quotidien sportif, elle est revenu sur ces trois mois de galères.

Cette période a été très difficile pour l’internationale. A 5 mois des Jeux olympiques, en mars, le verdict de cette blessure l’avait faite pleurer. Cette hernie discale nécessitait une opération. Les médecins lui avaient informé que sa participation aux JO n’était pas la priorité. « C’est dur à entendre sur le moment, indique-t-elle. J’ai eu du mal à accepter. Quand on m’a présenté toutes les options, qu’on m’a aussi parlé de la chirurgie possible, ça m’a percuté. Je me suis dit :  »c’est mort pour les JO. » 

Une longue rééducation

Après 15 jours clouée au lit, qui n’avaient pas donné de résultats, l’opération qui n’était qu’envisagée au début est devenue nécessité. Le but de cette opération était de « préserver le dos, et viser les Jeux. Il a fallu décider en trois jours ». L’opération a eu lieu à Lyon. Le protocole post-opératoire était très strict. Marine Fauthoux ne pouvait pas « s’asseoir pendant six semaines » et elle devait marcher une « heure maximum sur les deux premières« . Elle raconte :

« J’ai respecté à la lettre, à la minute près, obsédée par le fait que je ne voulais pas prendre le moindre risque d’en faire trop. Quand, au bout d’un mois, j’ai eu l’autorisation de marcher sans limite, j’ai fait des sacrés tours dans Lyon (où elle a été opérée), je dois connaître toutes les rues (elle rit). »

Comme tous les sportifs de haut niveau, elle a exercé la majeure partie de sa rééducation à Capbreton. Là-bas, au CERS, Marine Fauthoux a repris ses activités physiques. La fille de Frédéric Fauthoux raconte cette période : « Dès l’instant où le chirurgien m’a donné le OK, mon cerveau a switché en mode conquête, relate la convalescente. J’y ai accompli un travail de malade, ils m’ont poussée. »

Dans le Sud-Ouest, elle a également appris à maîtriser et connaître son corps, ses limites. Elle en a appris sur son dos qui lui a tant fait souffrir. « J’ai appris plein de trucs sur le dos, dont je n’avais pas conscience. Je n’avais pas forcément de routine d’échauffement avant les matches, maintenant c’est un passage obligatoire. Je réfléchirai un peu plus avant de me jeter par terre, imagine-t-elle. Mais c’est aussi parce que ça peut me rendre meilleure. »

Après des longs mois de rééducation, Marine Fauthoux a été appelé en équipe de France, dans la présélection pour les Jeux olympiques de Paris. Pour elle, « ce n’est qu’une case de cochée. Je veux disputer ces Jeux », assure celle qui était la meneuse titulaire lors de l’EuroBasket 2023 et à la Coupe du monde 2022, en l’absence d’Alix Duchet. Cette dernière ayant fait le choix de ne pas disputer les JO, Marine Fauthoux a donc de belles chances d’être aux JO, si elle est bien opérationnelle.

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