« Je pars avec le plus grand mépris pour la méthode employée » : Édouard Choquet mis à la porte par Fos Provence

Doté d’un rôle anecdotique en fin de saison suite à l’arrivée de Deishuan Booker (47 minutes en cumulé sur les 7 derniers matchs), Édouard Choquet (1,87 m, 34 ans) était pourtant pleinement resté engagé dans le projet collectif de Fos-Provence, sans céder à la frustration, un investissement salué par Rémi Giuitta. Comment pouvait-il en être autrement lorsque l’on vit sa neuvième saison dans un même club, avec l’ambition de pérenniser celui-ci en Betclic ÉLITE ? Mais cette image de capitaine de vestiaire restera la dernière du meneur limougeaud à Fos-Provence : malgré un contrat courant sur une année supplémentaire, le champion de France 2016 n’a pas survécu au changement d’ère des BYers et a été poussé vers la sortie. Il l’a appris ce samedi matin via un simple courriel…

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À l’image de la fin de son aventure à Châlons-Reims, conclue dans l’incompréhension en 2017, Édouard Choquet quitte donc le club méridional avec amertume. À la différence près qu’il était devenu une vraie figure du basket provençal, impliqué dans de multiples projets en-dehors du terrain, pleinement installé dans la vie locale avec sa famille.

« J’ai toujours eu pleinement conscience des enjeux du sport de haut niveau », a-t-il écrit ce samedi matin. « Les joueurs vont et viennent. Les cycles s’enchaînent.

En revanche, je comprends moins bien le fait de prôner des valeurs que l’on est incapable d’incarner. On me parlait de Partage. On me parlait de Rigueur. On me parlait de Famille. On me parlait de Continuité.

J’apprends donc aujourd’hui que le Fos Provence Basket n’honnorera pas ma dernière année de contrat.Après 9 années couronnées de nombreux succès et d’un dévouement corps et âme pour le métier que j’aime, cette fin est d’une médiocrité que je n’aurais pas pu imaginer (même si les indices étaient finalement nombreux). Un club se targuant de ces belles étoiles affichées sur les maillots mettant en valeur la continuité, le respect et l’engagement. Toutes ces belles valeurs qui, à l’heure de faire un choix (tout à faire compréhensible dans l’absolu), n’auront pas pesé grand chose.

Faire un choix est une excellente chose. Ne pas être capable de l’assumer, l’expliquer ou le partager d’une façon transparente et honnête est quelque chose que je n’aurais pas pu imaginer. Je resterai malgré tout fier de ce parcours, fier d’avoir œuvré chaque jour pour contribuer à ma manière au développement sportif de ce projet. Je pars donc la tête haute avec une motivation intrinsèque sans limite mais également avec le plus grand mépris pour la méthode employée. La réalité fera, malgré tout, bien les choses. »

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Édouard Choquet en 2011/12, sa première saison avec Fos
(photo : Sébastien Grasset)

Arrivé à Fos-sur-Mer en 2011 après s’être étalonné au Portel, Édouard Choquet a vécu deux cycles différents aux côtés de Rémi Giuitta : l’un, de 2011 à 2015, où il a su se remettre d’une grave blessure pour s’imposer comme l’un des meilleurs meneurs de Pro B puis l’autre, de 2017 à 2022, où il est revenu vivre deux montées en Betclic ÉLITE, laissant ainsi le club en première division française. Trop juste à ce niveau cette saison (3,5 points à 36%, 1 rebond et 2,1 passes décisives pour 3,6 d’évaluation en 18 minutes), le champion de France Pro B 2021 pourrait donc repartir étirer sa carrière à un échelon inférieur. Même si cela passera forcément par un déracinement après autant d’années partagées entre le bureau de Parsemain et le domicile istréen…

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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