Laurent Vila prolongé jusqu’en 2024, récompense du spectaculaire redressement de Cholet

La dernière fois que Laurent Vila est venu à Bourg-en-Bresse, en mars 2021, il avait appris dans nos colonnes que l’Élan Béarnais s’apprêtait à le mettre à la porte. « C’est inacceptable de procéder comme cela », avait alors vivement réagi Jérémy Leloup. Treize mois plus tard, s’il s’est refusé à lui-même la confirmer, Cholet Basket a profité de son voyage dans l’Ain pour annoncer une nouvelle diamétralement opposée : Laurent Vila restera à la tête de l’équipe choletaise pour deux saisons supplémentaires.

« Quand on a changé de coach l’année dernière avec Laurent, on a d’abord fait un contrat d’une saison, avec la possibilité de pouvoir reconduire », nous a expliqué le président Jérôme Mérignac. « L’objectif était de produire le meilleur jeu possible et de se maintenir en Betclic ÉLITE. Cela prenait tournure depuis quelques semaines et ça y est, depuis vendredi, notre maintien est mathématiquement confirmé. Le boulot est fait et bien fait. Il n’y a pas de raison que l’on ne respecte pas nos engagements. »

Au cœur de l’hiver, une « vraie tempête sportive »

Un épilogue heureux pour le technicien catalan après une première saison extrêmement agitée à la Meilleraie. Alors que CB fut relégable une grande partie de la phase aller, lui-même fut placé sur un siège éjectable au cœur de l’hiver. Si Cholet s’était incliné à Fos-sur-Mer le 28 janvier dans le match de la peur (81-69), une semaine après un effondrement inexplicable contre la JL Bourg à la Meilleraie (de 77-69 à 79-81 dans les deux dernières minutes), Laurent Vila aurait vraisemblablement été remercié par ses dirigeants. Au lieu de cela, la victoire en Provence a insufflé une nouvelle dynamique et l’équipe des Mauges est désormais pratiquement inarrêtable (10 succès sur ses 12 dernières sorties), à l’image de sa première mi-temps à Ékinox (57-31) où elle a « joué merveilleusement bien » de l’aveu de son entraîneur.

« Nous sommes restés solidaires », se souvient le président. « Nous avons travaillé en équipe avec la direction, le staff et les joueurs. C’était une situation compliquée à l’époque. On a gagné le mini-championnat avec les équipes du dernier quart du tableau, on a engrangé les victoires qu’il fallait, avec le panier-average en plus, c’était super important pour nous. La mayonnaise a continué à prendre, avec l’apport des recrues. Tout le monde a élevé son niveau de jeu et c’est effectivement une bonne période en ce moment. A contrario, l’hiver fut très compliqué. Il y avait une vraie tempête sportive et tout un tas de choses se mettant autour du club, ce qui faisait qu’on n’était pas au mieux à Cholet. Mais on a tenu tête. J’avais dit que je ne démissionnerai pas car je ne voulais pas quitter le navire en pleine tempête. La meilleure réponse est venue sur le terrain. Le staff et les joueurs l’ont fait, nous sommes très contents pour le club, les salariés et notre public qui revient remplir la Meilleraie à guichets fermés. »

deux-ans-de-plus-pour-laurent-vila-a-cholet--recompense-du-spectaculaire-redressement-de-cb1650189899.jpeg
Un groupe désormais tourné vers les playoffs
(photo : Jacques Cormarèche)

De son côté, le principal intéressé, Laurent Vila, a refusé de s’exprimer sur sa prolongation de contrat, faisant valoir qu’il était « trop tôt pour parler de la saison prochaine ». En revanche, il a accepté de livrer la recette du redressement choletais. Avec la même notion de solidarité, déjà mise en exergue un peu plus tôt dans la soirée par le président.

« Premièrement, nous sommes restés solidaires en interne, au niveau de l’équipe, du staff, du club. C’était la chose la plus importante. Ensuite, on a continué à croire en notre équipe, en ce qu’on mettait en place. On a aussi fait des adaptations défensives car on a connu une série où l’on encaissait 90 points par match. Il y a également eu l’apport de T.J. Campbell et d’O.D. Anosike, le fait de repositionner des joueurs aux côtés d’autres qui avaient besoin de créateurs. Tout cela a fait que nous sommes partis sur une autre dynamique, avec des victoires et de la confiance. »

L’avenir de son coach verrouillé, le président Jérôme Mérignac peut désormais plancher « sur la structuration du club » avec la prospection de deux nouveaux cadres : un directeur général, pour remplacer Thierry Chevrier, et un manager sportif. De quoi permettre à Cholet Basket d’aborder au mieux sa 36e saison dans l’élite, avec l’ambition de retrouver son prestige d’antan.

À Bourg-en-Bresse,

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

commentaires