Logique respectée, Monaco dispose d’une équipe réduite d’Antibes

Pourtant amputée de deux de ses membres (Leopold Ca et Cleanthony Early) et malgré un recrutement loin d’être terminé,  la jeune équipe des Sharks d’Antibes n’a pas démérité face à l’un des cadors de Jeep Élite. Après être parvenus à rivaliser avec Monaco durant la totalité de la première période, les joueurs de Nikola Antic ont par la suite subi la supériorité d’une Roca Team au coeur d’un rodage évident. 

Une reprise sous le signe de la maladresse

Deux équipes maladroites se sont affrontées sur le parquet de l’Azur Arena d’Antibes, preuve d’une préparation compliquée et à peine entamée des deux côtés. La fébrilité a été globale, aussi bien au niveau des choix des tirs, souvent précipités ou compliqués, ou au niveau de la conduite de balle comme le prouvent les 35 pertes de balles. Au fil de la rencontre, les automatismes ont pris place au sein des deux formations, atténuant quelque peu cette impression et pourtant, les pourcentages ne se sont que très peu améliorés et ce, à tous les niveaux mais notamment sur la ligne des lancers francs (11/24 pour les Sharks et 12/24 pour Monaco) ou derrière celle des tirs à 3-points (4/19 pour les Antibois et 7/23 pour les Monégasques).

En défense également, les difficultés ont pris place dans les premières minutes de la rencontres. Outre les largesses défensives, ce sont également des fautes par dizaines qui sont venues hâcher un jeu qui n’a cessé de s’améliorer au fil de la rencontre. 

Une réelle bataille intérieure

Conséquences de ce jeu brouillon et maladroit, la bataille s’est principalement livrée dans les peintures avec notamment Jean-Marc Pansa et Étienne Ca d’un côté (16 points et 13 rebonds cumulés), Will Yeguete et Vladimir Stimac de l’autre (23 points et 15 rebonds cumulés). Un combat un temps remporté par la Roca Team, dominatrice au niveau des rebonds et un tant soit peu plus efficace près du cercle. De quoi leur permettre de creuser l’écart malgré les nombreuses réactions des Sharks. Au final, les Monégasques ont bel et bien remporté de peu la bataille des rebonds avec 39 prises contre « seulement » 35 pour leurs adversaires. 

Un coup d’accélérateur rouge et blanc

C’est les yeux dans les yeux que les joueurs de Nikola Antic ont débuté la rencontre, bien aidés par une marque bien répartie. Les monégasques ont toutefois su faire la différence à coup d’exploits individuels (seulement 12 passes décisives), venus de Darral Willis d’abord puis de Damien Inglis. Même constat du côté des Sharks qui se sont appuyés sur des fulgurances pour se tenir à flot et même prendre les devants avant la pause. Bien trop seuls, Jean-Marc Pansa (10 points pour 16 d’évaluation) et Sadio Doucouré (12 points et 9 d’évaluation) n’ont toutefois rien pu faire par la suite. 

Au final, la logique est respectée, notamment au cours de la seconde période. Avec une défense renforcée et un jeu débridé, les hommes de Zvezdan Mitrovic ont pris le dessus sur une équipe des Sharks des plus diminuées. Une supériorité qui se fait inexorablement ressentir au retour des vestiaires, sous l’impulsion d’un Darral Willis en grande forme (17 points pour 21 d’évaluation), bien épaulé par Damien Inglis (12 points pour 17 d’évaluation) et Vladimir Stimac (11 points et 9 rebonds pour 18 d’évaluation). L’écart s’est alors rapidement porté à une dizaine puis une vingtaine de points. Un écart que va conserver Monaco jusqu’au coup de sifflet final. Score final : 59 à 79.

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Qui a écrit ce papier ?

GabrielPJ

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