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Face à Nanterre, « un sentiment de nostalgie » pour Mam’ Jaiteh, de plus en plus productif avec Monaco

Betclic ÉLITE - Alors qu'il retrouve Nanterre, son ancien club (2013/16), ce mercredi soir, Mouhammadou Jaiteh prend une importance accrue dans la raquette surarmée de l'AS Monaco.
Face à Nanterre, « un sentiment de nostalgie » pour Mam’ Jaiteh, de plus en plus productif avec Monaco
Crédit photo : Olivier Fusy et Julie Dumélié

Il ne reconnaîtra pas le trompe-l’œil du Palais des Sports Maurice-Thorez, représentant des milliers de supporters franciliens lors de la finale de la Coupe de France 2007 à Bercy. Et pour cause, cette vision va devenir réalité ce mercredi soir puisque Nanterre a choisi de délocaliser la réception de l’AS Monaco à La Défense Arena, devant plus de 15 000 spectateurs.

Rentable au match aller contre la JSF (10 points et 5 rebonds en 16 minutes), Mouhammadou Jaiteh ne retrouvera pas la salle qui l’a vu grandir entre ses 18 et 21 ans. Ce qui ne l’empêchera pas d’éprouver un petit pincement au coeur à l’idée de recroiser la route de son premier club de Pro A. « Jouer contre Nanterre m’apporte un sentiment de nostalgie », a-t-il indiqué sur le site officiel de l’AS Monaco. « C’est mon début de carrière, où j’ai vécu des hauts et des bas. Maintenant, l’objectif est de gagner, pour maintenir cette première place au classement. Nanterre est une équipe qui joue avec beaucoup d’euphorie et qui n’a pas peur des défis. Il ne faut pas qu’on prenne ce match à la légère. Malgré le repos, on garde en tête la défaite en Leaders Cup qui nous pousse à nous dépasser. La clé du match sera de se concentrer sur nous, afin de pouvoir retrouver ce collectif et cette intensité. »

« Parfois, il est très dur de le sortir du terrain »

Un retour en Ile-de-France qui pourrait permettre au vainqueur de la Coupe de France 2014 et de l’EuroChallenge 2015 (avec Nanterre) de conforter son nouveau statut en Principauté. Blessé en début de saison, peu convaincant lors de ses premières entrées en jeu, il a initialement eu du mal à trouver sa place dans la rotation monégasque, avant de monter en puissance ces dernières semaines. Utilisé 17 minutes de moyenne en Betclic ÉLITE depuis le début de l’année 2024, il a surtout dépassé à trois reprises la barre des 10 minutes sur les quatre dernières sorties d’EuroLeague, soit le même total que sur l’intégralité de la campagne auparavant.

Depuis huit matchs d’EuroLeague, Jaiteh tourne à 6,9 points et 4 rebonds, contre 2,3 points et 1,4 rebond auparavant (photo : Sébastien Grasset)

Auteur d’un match à 14 points et 6 rebonds contre le Partizan Belgrade, Jaiteh a ensuite récidivé lors de la victoire bascule à Bologne, étant le facteur X du succès face à la Virtus. « Il a mis du temps avant de rentrer dans l’équipe », acquiesce son coéquipier Matthew Strazel. « Mais il est resté bosseur. Il a travaillé pendant tout le début de saison en attendant que son opportunité vienne. Elle est arrivée à l’Olympiakos et depuis ce jour-là, le coach lui fait confiance. C’est quand même quelqu’un d’assez juste : il récompense le travail et les bonnes performances. »

Interrogé à ce sujet lors de la Leaders Cup, le technicien serbe a tenu des propos similaires, à l’égard d’un joueur qui a triplé ses statistiques européennes au cours des huit dernières rencontres (6,9 points et 4 rebonds, contre 2,3 points et 1,4 rebond auparavant). « Tous les nouveaux joueurs doivent faire preuve de patience, on ne peut pas leur donner directement un rôle. D’abord, quand il ne jouait pas trop, Mam’ a été très patient, il ne s’est jamais plaint. Désormais, il mérite toutes les minutes qu’il passe sur le terrain. Parfois, il est même très dur de le sortir tant il est productif, et c’est exactement ce dont on a besoin. En terme de dimension physique, athlétique, de présence aux rebonds, de finition, de polyvalence défensive, il est extrêmement précieux et correspond exactement à ce dont on avait besoin. » De quoi former la raquette la plus dense de l’histoire du championnat de France avec John Brown, Jaron Blossomgame, Petr Cornelie, Donatas Motiejunas et Donta Hall ?

Les souvenirs de trois ans à Nanterre :
« Une image un peu erronée de mon parcours à la JSF »

MVP Français de Pro B en 2013 avec Boulogne-sur-Mer, Mouhammadou Jaiteh avait effectué le grand saut vers l’EuroLeague, en s’engageant avec Nanterre, champion de France en titre. Trois années où le Monégasque a été exposé aux critiques, renvoyant une image faussée de ses prestations. C’est du moins le discours tenu par Pascal Donnadieu, son ancien coach, et le joueur lui-même au cours de diverses entretiens à notre micro en 2022.

Pascal Donnadieu : « À l’époque, les gens ne se rendaient pas compte qu’il était pivot titulaire d’une équipe d’EuroLeague à 19 ans. Au cours de ses trois années à Nanterre, il a fait de très bonnes stats. On a fait tout un travail avec lui parce qu’il était jeune. Franchement, je n’ai pas le même regard que l’on peut avoir de l’extérieur. On a gagné des titres avec Mam’, il s’est développé et je considère que son passage à Nanterre a été bon. Il y avait de telles attentes autour de lui que l’on avait l’impression que ça pouvait être mitigé. Mais ce n’est pas mon point de vue. Il est parti contraint et forcé à l’étranger car il a été poussé dehors par Limoges mais je pense que ça a été une opportunité pour lui. En France, il était caricaturé en un joueur un peu soft, ce qui n’était pas forcément le cas. À ce moment-là, peut-être que j’aurais dû être plus vigilant dans ma communication. Il était très jeune, il sortait du Centre Fédéral et de la Pro B où il avait dominé, la marche était haute avec la Coupe d’Europe. Les gens avaient une fausse perception de lui. »

Mam’ Jaiteh : « La marche entre la Pro B et l’EuroLeague était vraiment haute. La première saison a été très riche, compliquée par périodes, j’ai vécu des moments difficiles mais je n’ai jamais lâché. Et tout s’est bien terminé avec une victoire en Coupe de France. Les attentes à mon égard étaient énormes. Il m’a fallu un temps d’adaptation mais cela a été un apprentissage accéléré au plus haut niveau européen et je suis content de l’avoir vécu. Je dois ce que je suis capable de faire maintenant à ce parcours-là aussi.

Comme ici lors de l’exploit à Barcelone, Mam’ Jaiteh a découvert l’EuroLeague avec Nanterre (photo : Claire Macel)

Je fais trois ans à Nanterre, je suis trois fois All-Star.  C’est pour ça déjà qu’il y a une image un peu erronée de mon passage à la JSF, comme quoi cela se passait mal. Je ne connais pas des joueurs triple All-Star pour qui ça se passe vraiment mal. Il y avait un décalage entre le concret et le rendu véhiculé. Je pense qu’il y avait des attentes très hautes, certaines que je n’ai pas peut-être pas pu atteindre. Mais ce n’est pas comme s’il y avait rien non plus. Lors de ma deuxième année, on gagne l’EuroChallenge et je partage mon temps de jeu avec Jo Passave-Ducteil, avec qui c’était vraiment super. On a vécu des moments incroyables. Cette deuxième saison était vraiment super.

J’ai vu une évolution sur mes trois années à Nanterre, j’étais de plus en plus efficace, impactant, performant au fur et à mesure des saisons. Pourtant, certaines personnes ont pris un malin plaisir à dépeindre mon passage à Nanterre en mauvais. C’est pour cela que j’insiste sur le fait que j’ai été trois fois All-Star. Prouvez-moi que cela se passe mal lorsqu’on est trois fois All-Star en trois années. Collectivement, nous avons gagné la Coupe de France la première saison, l’EuroChallenge la deuxième puis il y a eu un beau parcours en EuroCup et les playoffs la troisième, et en plus, je termine meilleure évaluation française de Pro A. À un moment donné, on ne peut pas tourner ça en négatif. »

 

Commentaires


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lulutoutvert
pour moi, c'est après Nanterre où il progressait en découvrant le plus haut niveau français, qu'il pouvait paraitre soft parfois (Stransbourg et Limoges), car on attendait tous qu'il prenne le pas sur tout le basket français. Le fait d'aller à l'étranger lui a fait un bien fou. Tant mieux pour lui et tant mieux pour notre championnat (qu'il soit revenu). Pour moi, je le vois bien avec le maillot bleu pour les fenetres internationales (peut-être pas pour les JO, championnat d'Europe et ou Monde (ou alors en 3e pivot, peut-etre)
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jc87- Modifié
Pour l'équipe de France il a la malchance de tomber sur une époque faste en big men français avec pléthore de candidats à son poste, Gobert, Poirier, Fall, Lessort... Il y a seulement quelques années de ça il aurait été le titulaire indiscutable vu le peu de pivot de haut niveau en France.
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lulutoutvert
entièrement OK avec toi sur le timing non favorable pour lui.
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the_viking
comme jc87, j'ai du mal à voir une opportunité en EDF pour Jaiteh (hors fenêtres int. bien sûr) sachant que Victor peut aussi être utilisé comme pivot en plus des joueurs qui ont été listés.
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