Nando De Colo après la victoire contre le Partizan Belgrade : « Une cohésion d’équipe est en train de se créer »

Crédit photo : Infinity Nine Media

Bien emmenée par un Nando De Colo taille patron et auteur de sa meilleure marque en EuroLeague depuis trois ans, l'ASVEL a confirmé son renouveau lors de sa victoire contre le Partizan Belgrade (91-87), mardi soir. Les hommes de T.J. Parker restent sur trois victoires toutes compétitions confondues et surfent sur leur succès acquis à Barcelone, la semaine dernière. L'international français semble définitivement avoir trouvé ses marques dans le Rhône.

Accoudé dans le vestiaire villeurbannais, Tony Parker avait forcément le sourire au milieu de ses ouailles. Parce qu’il a vu une ASVEL courageuse, déterminée, dans le combat physique et dans la lignée de sa virée espagnole. Les jolis motifs d’espoirs, entrevus sur le parquet de Barça la semaine dernière (75-74), n’auront donc pas été sans lendemain. « Avec un Nando à ce niveau-là, ça nous fait gagner des matchs », a lâché TJ Parker au micro de Skweek, le diffuseur de l’EuroLeague en France, après la jolie victoire contre le Partizan Belgrade (91-87)

« C’est vraiment intéressant »

Déjà auteur du panier de la victoire au Palau Blaugran, où seules trois équipes françaises avaient jusqu’alors réussi à s’imposer, « le Moniteur » a de nouveau été l’un des principaux artisans de la 5e victoire rhodanienne en EuroLeague (sur 13 matchs). En 27 minutes, l’ancien meneur de Cholet Basket s’est adjugé la bagatelle de 32 points, dont un magnifique 6/8 à 3-points, et 3 passes en 27 minutes, malgré ses cinq ballons égarés en route. Ni plus ni moins que sa meilleure marque en EuroLeague depuis ses 39 pions plantés un soir d’octobre 2019 contre Baskonia, alors que le Nordiste évoluait encore au Fenerbahçe Istanbul. Une dernier chiffre pour la route ? Allez. C’est la 29e fois que Nando de Colo passe la barre des 27 d’évaluation en EuroLeague, indique l’indispensable site Proballers.

« Il faut qu’on continue là-dessus », a lâché l’international français aux 185 sélections au micro de Skweek, qui a planté 11 points en 8 minutes dans le 3e quart-temps. « IQuand le groupe est ensemble, ça marche beaucoup mieux. On a eu des claques mais ce qu’on propose sur les deux derniers matchs (en EuroLeague), c’est vraiment intéressant. En fin de match, on arrive à un peu mieux négocier nos attaques qu’en début de saison. »

L’Olympiakos, « plus qu’un test »

Aux prises avec les Serbes d’un Mathias Lessort (15 points, 8 rebonds, 3 passes) tranchant, l’ASVEL n’a pas flanché sous les assauts de Dante Exum (26 points) dans un money time serré de bout en bout. Cette troisième victoire de rang toutes compétitions confondues confirme le redressement de l’ASVEL et laisse espérer de jours meilleurs sur les bords du Rhône. « Une cohésion d’équipe est en train de se trouver », a noté Nando De Colo, toujours au micro de Skweek. « Par moments, on se concentrait un peu plus sur ce qu’on pouvait faire individuellement avant de voir ce qu’on pouvait faire collectivement. Cette petite seconde où on réfléchissait pour nous, au lieu de faire la passe qui amène le système, on ne l’avait pas encore. » Les réajustements tactiques ont semble-t-il porté leur fruit. Il poursuit : « On a surtout progressé dans la communication entre nous, on a discuté un maximum avec le staff technique. On a essayé de réduire nos systèmes de jeu et de mettre plus les joueurs dans leurs registres. »

Ce succès est bien sûr l’oeuvre principal de Nando Colo mais il confirme aussi que des joueurs tels que Parker Jackson-Cartwright (7 points à 100 %), passé de la Pro B au titre de MVP de Bundesliga, s’acclimatent de mieux en mieux à l’exigence des joutes européennes. Avec des valeurs collectives retrouvées et la progression certaine de joueurs issus de championnat dits « intermédiaires » dont font partie Jackson-Cartwright, l’ASVEL ne peut que continuer sa marche en avant.

La réception des Grecs de l’Olympiakos Le Pirée, jeudi (21 h), aura une nouvelle fois valeur de révélateur. « C’est plus qu’un test qui nous attend », a estimé “NDC”. « L’Olympiakos est une équipe très expérimentée et très en forme cette saison mais il faut éviter de se prendre la tête avec l’adversaire et se concentrer sur nous. » En cinq jours, l’ASVEL et son Moniteur se sont sortis d’une bien mauvaise passe (8 défaites en 9 matchs) et aborderont sans doute les prochaines échéances avec un peu plus de légèreté. L’objectif de se mêler à la lutte au top 8 « le plus longtemps possible » est encore bien lointain mais avec une deuxième partie de saison en boulet de canon comme l’ASM la saison dernière, qui sait…

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Rédaction Bebasket

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