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Nicolas Batum épanoui à Philadelphie : « J’ai gardé le même rôle mais à une autre échelle »

NBA - Après avoir vécu un changement de vie pas évident à 34 ans, Nicolas Batum a été réconforté par l'accueil des fans de sa nouvelle équipe, et par le succès de son intégration aux Sixers.
Nicolas Batum épanoui à Philadelphie : « J’ai gardé le même rôle mais à une autre échelle »
Crédit photo : Youtube Philadelphia 76ers

Nicolas Batum (2,03 m, 34 ans) vit actuellement une deuxième jeunesse aux Sixers. Arrivé en Pennsylvanie le 31 octobre dans le cadre du transfert de James Harden, il n’a eu besoin d’aucun temps d’adaptation pour s’acclimater à sa nouvelle équipe. L’intégration du vétéran français dans l’effectif de Nick Nurse a tout de suite fonctionné. Si bien qu’il s’est installé dans le cinq majeur au bout de seulement 5 matchs. Depuis, il compile des moyennes de 7,4 points à 58% de réussite aux tirs (dont 53% à 3-points), 4,7 rebonds et 2,3 passes décisives. Son coach Nick Nurse n’a pas arrêté de complimenter son importance dans le jeu. Pendant que Joel Embiid parle de lui comme de « la clé de l’équipe ». Mais au-delà tout cet aspect sportif, il a surtout vécu un changement de vie à 34 ans.

Il y a encore deux mois, Nicolas Batum était bien installé à Los Angeles. Et se voyait terminer sa carrière avant l’été 2024 sous le maillot des Clippers, l’équipe qui l’a sauvé après une expérience mal terminée du côté des Hornets. Il avait son contrat, son rôle dans l’équipe, une bonne relation avec ses coéquipiers, son coach et le management : tout était en tout cas parti pour. Son transfert a donc été une douche froide pour lui, comme il l’a expliqué en conférence de presse le mois dernier : « Quand j’ai été transféré, je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. J’ai été pris au dépourvu. Je ne m’attendais pas à être transféré, je pensais que j’allais finir ma carrière là-bas. J’avais un rôle défini de glue-guy qui me plaisait ». Même un joueur avec 15 ans de carrière n’est donc pas à l’abri du business qu’est la NBA.

La réussite embellit les choses

L’ailier aux 166 sélections en Équipe de France a cependant été réconforté par l’accueil des fans de Philadelphie, sa nouvelle famille. Ces derniers ont pour réputation d’être passionnés par leur équipe, pour le meilleur comme pour le pire. Il a notamment raconté son premier match sous ses nouvelles couleurs le 6 novembre dernier :

« Ça fait 15 ans que je suis en NBA mais j’étais quand même très nerveux parce que je n’avais fait qu’un seul entraînement, je ne connaissais ni les joueurs ni les systèmes. Et pourtant le coach m’a appelé, j’étais le premier à sortir du banc. Mais j’ai rentré mon premier tir, un 3-points dans le corner, et ça a été un grand soulagement. On a fait un run pour prendre 20 points d’avance, et les fans en bord de terrain me disait « Bienvenue à Philly Nico ! ». Ils m’ont aidé à me sentir mieux, c’était une super nuit… »

Le succès sportif et populaire de son arrivée l’a probablement réconforté de son changement de vie pas évident à 34 ans. D’autant plus qu’il a dû vivre cette aventure seul. Sa femme et ses enfants sont restés vivre à Los Angeles, notamment parce que son premier fils est scolarisé là-bas. Sa femme a aussi eu quelques problèmes de santé, le poussant à rater une poignée de matchs après son transfert. Alors il était important que tout se passe bien sur le terrain. Aujourd’hui, Batum est une des coqueluches des Sixers. Il fait l’unanimité par son QI basket, et la fluidité qu’il apporte dans le jeu des deux côtés du terrain. Et lui prend du plaisir dans cette nouvelle inexpérience inattendue. Suffisant pour l’amener à reporter sa retraite, et renouveler un contrat qui se termine dans six mois ?

« En venant ici, j’ai gardé le même rôle mais à une autre échelle. Je joue parfois plus de 30 minutes dans une des meilleures équipes de la Conférence Est. Je ne m’attendais pas à ça pour être honnête, mais c’est cool. En tant que joueur de basket, j’aime quand on gagne des matchs, qu’il y a un bon coaching staff et une bonne énergie de la part des fans. C’est fun. Au bout du compte, c’est ça qu’on recherche, s’amuser. »

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