Petr Cornelie : « J’avais besoin de toucher le fond pour me reprendre »

Petr Cornelie (2,10 m, 25 ans) pourrait bien être l’une des surprises de la liste de Vincent Collet en vue des Jeux Olympiques de Tokyo. D’abord convoqué comme simple partenaire d’entraînement en début de stage à l’INSEP, l’intérieur de Pau-Lacq-Orthez est désormais réserviste, en raison du forfait d’Amath M’Baye. Auteur d’une saison remarquable (14,4 points à 54% aux tirs dont 44% à 3-points, 7,9 rebonds et 1,5 passe décisive pour 17,5 d’évaluation en 29 minutes), le Calaisien est la meilleure évaluation des joueurs français. La Fédération Française de Basket a envoyé une requête à la FIBA pour le qualifier en vue des JO. En attendantl la réponse – qui devrait être positive – l’ancien joueur du Mans (2013 à 2017) a exprimé sa joie à l’idée de faire partie du groupe France. 

« Je suis forcément extrêmement content et fier de ma progression. J’essaie de regarder un peu plus haut. L’Équipe de France, c’est quelque chose de grand. J’ai fait les Équipes de France jeunes. C’était un objectif pour moi. J’essaie d’aider au mieux l’équipe. »

Sélectionné en 43e position par Denver à la draft 2017, Petr Cornelie a mis du temps à franchir un cap au niveau des statistiques. Alors que sa saison 2015/16 au Mans (9,6 points, 5,4 rebonds pour 11,3 d’évaluation de moyenne) augurait pourtant de belles choses, il a connu ensuite plusieurs mitigées, marquées surtout par de l’inconstance. Avant donc de totalement exploser cette année avec l’Élan Béarnais. Selon lui, ses belles prestations réalisées découlent d’un travail de fond orchestré durant ses cinq dernières années, en particulier l’été dernier. 

« J’appréhende mieux le jeu dans son ensemble, que ce soit dans la préparation physique ou bien dans ma prise d’assurance. Ce sont deux aspects sur lesquels j’ai mis ma concentration pendant toute la saison. J’avais certainement besoin de toucher le fond pour me reprendre. Travailler autrement aussi. C’est pour ça que j’ai mis tant de temps à exploser. Pendant les cinq années de galère, j’ai rencontré des préparateurs mentaux. Cet été, j’ai mis en place un plan. Mon objectif, c’était d’être la personne qui travaille le plus en France. Pour ça, j’ai travaillé avec Jimmy Vérove, avec Guillaume Alquier, le préparateur physique de l’Elan Béarnais. J’ai pris entre 4 et 5 kilos de muscle cette année. Le travail technique avec Jimmy m’a permis de prendre plus de confiance. »

Son profil d’intérieur athlétique et bon défenseur, capable d’évoluer au poste 4 et 5, est soluble dans le basket proposé par Vincent Collet : un dispositif défensif de premier plan et du jeu en contre-attaque. L’intéressé explique le rôle qu’il pourrait épouser. 

« On attend de moi que je mette de l’intensité, que je cours sur le terrain pour jouer les contre-attaques, faire les replis défensifs, prendre des rebonds. On va m’attendre sur la défense. Je ne serai pas hyper-responsabilisé en attaque, parce qu’on a des joueurs qui sont talentueux de ce côté-là. »

 

 

 

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Rédaction Bebasket

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