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Sans Wemby, l’équipe de France chute face à l’Allemagne

Équipe de France - Privée de Victor Wembanyama, l'équipe de France s'est inclinée 70-65 contre l'Allemagne pour son troisième match de préparation aux Jeux olympiques de Paris.
Sans Wemby, l’équipe de France chute face à l’Allemagne

Bilal Coulibaly et l’équipe de France ont perdu face à l’Allemagne ce lundi 8 juillet à Montpellier

Crédit photo : Guillaume Poumarede
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Sans Victor Wembanyama, fiévreux, l’équipe de France a été dominée par l’Allemagne (65-70) à Montpellier pour son troisième match de préparation aux Jeux olympiques de Paris 2024. Pourtant bien partis (19-11, 10′), les Bleus ont galéré offensivement face aux champions du monde en titre, qui jouaient cette fois avec les frères Wagner mais toujours pas avec Daniel Theis ni Johannes Thiemann.

L’Allemagne domine la France physiquement

Matthew Strazel Bilal Coulibaly
Matthew Strazel et Bilal Coulibaly ont bien lancé les Bleus (photo : Guillaume Poumarede)

Devant toute la première mi-temps, une nouvelle fois grâce à leur défense (seulement 2 points encaissés après 7 minutes), les joueurs de Vincent Collet se sont fait rejoindre au score juste avant la pause (39 partout). Multipliant les balles perdues grossières, les Bleus ont encaissé à un 9-0. Les 15 minutes de pause n’ont pas permis aux tricolores de se refaire puisqu’un panier de Franz Wagner (17 points à 7/12 aux tirs et 3 rebonds en 20 minutes) a démarré la deuxième mi-temps, permettant aux Allemands de prendre l’avantage pour la première fois (39-41). Un avantage qu’ils ont maintenu jusqu’au bout. Dominants physiquement, les joueurs de Gordon Herbert ont mis en lumière les lacunes françaises en attaque. Provoquant de nombreuses fautes, les Bleus ne pouvaient se payer sur la ligne des lancers francs avec une adresse digne des mauvaises périodes du basket français (7/18), à l’image de Mathias Lessort (1/7).

37% de réussite aux tirs, 15 balles perdues

Gênés par les prises à deux lignes de fond de la Mannschaft, Rudy Gobert et Mathias Lessort n’ont pu prendre que 4 tirs chacun, malgré un nombre important de ballons touchés. Hormis en fin de rencontre, avec Isaïa Cordinier (3 points à 1/2 et 3 rebonds en 17 minutes) et Nicolas Batum (11 points à 4/10 et 2 rebonds en 20 minutes), les ballons ressortis se sont rarement transformés en 3-points marqués (10/34 dans l’exercice).  Evan Fournier (10 points – tous en première mi-temps – à 3/12, 3 rebonds et 3 passes décisives en 25 minutes) a notamment refusé plusieurs catch and shoots. Vincent Collet a regretté après la rencontre le manque de mouvement du ballon. C’est ainsi que les Bleus, limités à 37% de réussite aux tirs, 14 passes décisives (pour 15 balles perdues), ont cédé face à Dennis Schröder (17 points à 6/13, 4 passes décisives et 5 balles perdues pour 10 d’évaluation en 28 minutes) & co pour leur troisième match de préparation. Ils auront à cœur de progresser offensivement pour livrer un match plus consistant défensivement.

La réaction de Vincent Collet après la défaite de l’équipe de France contre l’Allemagne :

« Même sans Victor pendant 15 minutes, en étant adossé à notre jeu, aussi bien dans les intentions offensives et défensives, on voyait déjà des limites dans certaines situations, mais on arrivait à être plutôt pas mal. Il y avait 33-23 à la 15e. Dès la fin de la première mi-temps, on a montré que dès qu’on baisse en niveau d’intensité, tout ça est fragile, on n’a pas de marge. On s’y attendait. Il y a tellement d’importance dans le fait de défendre très dur mais pas seulement : bouger la balle. On arrêtant le ballon, on en perdu 3 ou 4 en route qui ont donné des contre-attaques à nos adversaires, ce qui leur ont permis de revenir.

En deuxième mi-temps, le principal enseignement, c’est également que notre profil d’équipe nous impose de jouer d’une certaine façon, avec beaucoup de mouvement. Dès qu’on s’arrête un peu, comme ça a été le cas dans les dernières minutes, on voit bien qu’on est en difficulté. On n’a pas une grosse capacité de franchissement dans les duels, contrairement à nos adversaires du soir avec Dennis Schröder, Maodo Lo mais pas seulement. (Franz) Wagner a aussi cette capacité d’aller au cercle, même sur des actions individuelles. Nous on a besoin que la balle bouge pour avoir des vraies situations de close-out qui nous donnent des situations plus favorables. Et surtout ne pas oublier le secteur intérieur. C’est là où on est dominant. On a encore marqué pas mal de points dans ce secteur et provoqué des fautes. Mais on a clairement moins recherché les intérieurs, sur le dernier quart-temps en particulier. »

A Montpellier,

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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