« Trop de rage à rendre » : six mois après, le retour fracassant de Charles-Henri Bronchard

Depuis ses premiers pas en Pro B, en 2005 avec Mulhouse, Charles-Henri Bronchard (2,00 m) était d’une fiabilité remarquable : seulement six petits matchs manqués sur 543 possibles (hors playoffs). Alors quand la première grave blessure de sa carrière est venue le faucher à presque 39 ans, le capitaine vichyssois l’a logiquement vécu comme un drame. « Cette épreuve sur mon chemin, je la vis comme un énorme coup de massue », racontait-il récemment au site officiel de la JAV. « Les premiers jours sont très pesants, je pense que ça restera comme l’un des moments les plus tristes de ma vie. Quand tu es, comme moi, un amoureux, un passionné si on t’enlève ce qui te fait vibrer du jour au lendemain c’est destructeur. Mentalement ce fut très dur. »

Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit le 28 septembre dernier à Saint-Chamond, le Mâconnais, fidèle à sa réputation, a travaillé d’arrache-pied pour revenir participer à la fin de saison enthousiasmante des siens. C’est ainsi qu’il a pu se contenter du délai minimum de récupération pour ce type de blessure : six mois afin de retrouver les parquets.

« Six mois que j’attendais ça tous les jours »

Et vendredi soir, à Pierre Coulon, c’est Boulazac qui a subi la frustration de « L’Undertaker », figure emblématique de la Pro B. En seulement 18 minutes, le capitaine auvergnat a signé un retour fracassant : 16 points à 4/6, 3 rebonds, 4 passes décisives et 1 contre pour 20 d’évaluation. « D’une efficacité redoutable » selon son coach Guillaume Vizade, il fut dans la droite lignée de ses performances automnales en Leaders Cup, lui qui avait déjà compilé un 21 d’évaluation contre le… BBD.

« Ce soir, j’ai attaqué à l’intérieur », a-t-il raconté à La Montagne en conférence de presse. « J’étais en confiance. J’avais trop de rage à rendre et je l’ai mise sur le parquet. Je suis heureux, cela faisait 6 mois que j’attends ça tous les jours. A l’approche du match, c’était pas facile, il y avait un peu d’anxiété. Mais une fois que j’ai mis le maillot, j’étais dans le flow. J’ai senti une connexion avec les gars. C’était un gros plaisir. Et le passé, c’est du passé ».

En vieux briscard, l’ancien intérieur de l’Élan Béarnais sait désormais que le plus dur sera d’enchaîner les rencontres mais l’important est d’avoir quitté l’infirmerie. Un petit chef d’œuvre à 39 ans après la première grave blessure de sa carrière : un nouveau chapitre de plus dans le grand livre de Charles-Henri Bronchard en Pro B.

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Rédaction Bebasket

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