Victorieux à Blois, Nancy n’est plus qu’à une victoire de la montée

« On gagnera le championnat, par la défense. » Quand Stéphane Gombauld parle, on écoute. Peut-être un peu plus depuis qu’il a officiellement été élu meilleur joueur de la saison. Une première pour un Français depuis l’unification du scrutin en 2015.

Ce que l’intérieur guadeloupéen oublie peut-être de mentionner, c’est que le championnat peut se terminer dès vendredi prochain pour le SLUC. Oui, oui, un simple succès des Lorrains contre l’Élan Chalon suffirait pour les ramener dans l’élite du basket français qu’ils ont quittée au crépuscule de la saison 2016-2017. Victorieux à Saint-Chamond fin avril (86-71) lors de la « finale » pour le sacre, les Nancéiens restent désormais sur 11 victoires de rang.

« La pression, on l’a depuis trois mois »

D’un autre côté, le poste 5 de 25 ans n’a pas tort. Parce que l’Élan Chalon aimerait effacer cette défaite au Colisée contre Nantes. Parce que l’Élan Chalon, solidement installé en haut de tableau et prétendant à la montée, aimerait aussi et surtout, jouer les trouble-fêtes à Gentilly, dans six jours. « La pression, on l’a depuis trois mois, rappelle Sylvain Lautié, l’entraîneur nancéien. Le plus dur parfois, c’est de donner le dernier coup de reins mais on a fait preuve de courage, de combat. »

« C’était un match important », rappelle, pour sa part, Stéphane Gombauld. Surtout que les regards étaient tournés vers le SLUC Nancy, après la victoire en fin d’après-midi de Saint-Chamond contre la JA Vichy-Clermont. « On savait que Blois était une équipe organisée, il fallait tout donner en défense et bien faire bouger le ballon. Vous sortez d’une bonne défense et tout vient naturellement. »

Défense – attaque, attaque – défense. Le SLUC Nancy a parfaitement su associer les mots à la réalité. Sous l’impulsion d’un Stéphane Gombauld irrésistible en début de rencontre avec 12 points en 8 minutes, les Nancéiens ont parfaitement débuté. Constance dans l’effort, régularité dans la performance en ont été les clefs. Dominateurs aux rebonds, avec seulement 4 petites prises offensives laissées à l’ADA Blois, les Lorrains ont sanctionné la moindre petite erreur de leur hôte.

« Sur chaque mauvaise action, on le paye cash, résume Thomas Cornely. Ils ont toujours su mettre le panier, faire la faute qu’il fallait ou l’interception qui va bien. On n’a jamais su renverser la tendance. Face à d’autres équipes ça peut passer mais pas contre Nancy. » En somme, la recette d’un (futur) champion. 

« On ne fait pas un match plein et ça m’agace »

Revenus plusieurs fois à une possession, les Blésois ont parfois repris les commandes de la rencontre, avec un Mbaye Ndiaye en progrès sur son tir (20 points à 10/13 aux tirs, 6 rebonds, 2 passes et 2 contres pour 25 d’évaluation). Dès que les 2 525 personnes du Jeu de Pau espéraient, Nancy sanctionnait, refaisait inlassablement un petit écart. On aurait pu rejouer le match une centaine de fois voire plus, il y a fort à parier que le résultat serait le même (victoire de Nancy 88-80). Tant les Nancéiens ont affiché beaucoup de contrôle et de sérénité offensive.

victorieux-a-blois--nancy-n-est-plus-qu-a-une-victoire-de-la-montee1652018746.jpegMbaye Ndiaye et Blois ont été impuissants contre Nancy
(photo : Cédric Lecocq / LNB)

Au contraire, le manque de lucidité dans les moments charnières de la rencontre n’a pas vraiment plu à Mickaël Hay, l’entraîneur blésois : « On ne fait pas un match plein et ça m’agace. Je pense qu’on peut être bien meilleur qu’aujourd’hui. L’intensité doit être présente 40 minutes, c’est par là que passera notre salut de fin de saison. Il nous reste 15 jours avant le début des playoffs pour régler ces problèmes-là. » Des playoffs que, sauf mésaventure, contre l’Élan Chalon, le SLUC Nancy devrait regarder de sa télé…

À Blois,

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

Dites byebye à la publicité et encouragez le travail effectué sur la couverture quotidienne du basket Français !

commentaires