Anzejs Pasecniks sur la route des Bleus : « Je suis bien meilleur que ce que j’ai montré aux Metropolitans 92 »

Crédit photo : Sébastien Grasset

Coupe du Monde 2023 - Adversaire de l'équipe de France ce dimanche, l'international letton Anzejs Pasecniks va retrouver Vincent Collet, son coach aux Metropolitans 92 la saison dernière. Avec l'ambition de prouver qu'il vaut réellement mieux que ce qu'il a montré sous les couleurs de Boulogne-Levallois.

La Coupe du monde n’est pas un grand évènement basket ? Allez demander aux supporters lettons, qui se sont déplacés à plusieurs milliers jusqu’à Jakarta, afin d’accompagner leur sélection pour le tout premier Mondial de son histoire. Grands animateurs des tribunes de l’Indonesia Arena, les Baltes ont été récompensés par une démonstration contre le Liban (109-70). « L’un des meilleurs moments de la carrière » du sélectionneur Luca Banchi. Et surtout une victoire historique pour la Lettonie, jamais aperçue sur la scène mondiale, absente du dernier EuroBasket et sevrée de médaille internationale depuis 1939.« Nous avons maintenant deux chances de nous qualifier pour le second tour », appuie Anzejs Pasecniks, avant de tempérer. « Mais le Canada et la France sont deux excellentes équipes. Ce sont deux grands pays de basket, leurs effectifs sont impressionnants, avec un grand réservoir de joueurs sélectionnables, alors qu’on n’a que deux millions d’habitants de notre côté. Il va falloir être bon pour les battre ! Mais la Lettonie n’a pas encore vraiment fait parler d’elle sur la scène internationale, peut-être que c’est notre chance de briller. »

Anzejs Pasecniks a disputé 11 matchs avec les Metropolitans 92 entre décembre et février (photo : Sébastien Grasset)

À une petite victoire du second tour, les Baltes ont l’occasion d’éliminer l’équipe de France de la Coupe du monde ce dimanche (à 15h30). Un match, en plus, un peu particulier pour Anzejs Pasecniks, qui retrouvera Vincent Collet, qu’il a brièvement côtoyé la saison dernière aux Metropolitans 92. Arrivé fin novembre en tant que pigiste médical d’Ibrahima Fall Faye, il avait suscité l’excitation en raison de l’association de tours jumelles qu’il représentait sur le papier avec Victor Wembanyama : 2,16 m pour lui, 2,24 m pour Wemby. Mais l’ancien prospect ne s’est jamais adapté à la Betclic ÉLITE (5,8 points à 39%, 2,6 rebonds et 1 passe décisive), beaucoup trop stressé pour se lâcher et auteur d’un seul bon match (19 points en 17 minutes contre Dijon), qui lui avait d’ailleurs accordé un sursis avant d’être mis à la porte mi-février. Très productif en peu de temps contre le Liban (10 points à 4/5 et 4 rebonds en 7 minutes), il ne sera pas spécialement avantagé par sa connaissance de Vincent Collet, tant le sélectionneur normand a proposé quelque chose d’inédit dans sa philosophie l’an dernier aux Mets. « Le jeu de l’équipe de France n’a rien à voir avec ce que j’ai vu aux Metropolitans 92. On jouait énormément sur Victor (Wembanyama) alors qu’il y a tellement d’autres options pour scorer avec les Bleus. Le basket qu’il développe en sélection n’est vraiment pas le même. Après, nous avons une bonne relation avec Vincent Collet, j’étais très content de le croiser à l’hôtel. C’est un grand entraîneur, j’ai apprécié travailler à ses côtés. C’est malheureux que ça n’ait pas bien fonctionné mais je suis bien meilleur que ce j’ai montré à Levallois. » Quelle meilleure occasion de le prouver que face aux Bleus ?

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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