« C’est un choix d’entreprise » : First Team revient sur le transfert de James Harden

James Harden lors d’un match d’Arizona State en NCAA
Harden envoyé à Cleveland, Garland direction Los Angeles
Les Los Angeles Clippers ont décidé de tourner la page James Harden. Le meneur scoreur a été transféré aux Cleveland Cavaliers en échange de Darius Garland et d’un choix du second tour de draft.
Sur le plan statistique, l’écart est notable :
- James Harden : 25,4 points, 4,8 rebonds, 8,1 passes, 1,3 interception en 35,4 minutes (44 matchs)
- Darius Garland : 18 points, 2,4 rebonds, 6,9 passes en 30,5 minutes (26 matchs)
Mais pour Erwan Abautret, le débat dépasse largement les chiffres :
« James Harden, ça a été, c’est et ce sera toujours un joueur instable. C’est sa cinquième franchise en six ans. »
Thomas Dufant va encore plus loin :
« On parle de joueur diva, on est clairement dans ce registre. Si ça ne me plaît pas, je pars. »
🚨 JAMES HARDEN ENVOYÉ À CLEVELAND CONTRE DARIUS GARLAND 🚨
Les Clippers envoient le MVP 2018 à Cleveland contre Darius Garland, All-Star de 26 ans et un 2nd TDD à ! pic.twitter.com/FlMo03HcaT
— First Team (@FirstTeam101) February 4, 2026
Une rupture financière avant d’être sportive
À l’origine de ce départ, une décision du front office des Clippers : refuser à Harden une player option à 40 millions de dollars. Un choix assumé, à la fois compétitif et financier, qui a précipité la séparation.
James Harden a lui-même tenu à clarifier sa position :
« Dans la vie, et pas seulement au basket, quand les choses ne fonctionnent pas, on peut mettre fin à une relation sans se briser. Peut-être que nous ne voyons tout simplement pas d’avenir ensemble. (…) Je respecte Steve, Lawrence et Ty Lue, car ils ne m’ont pas mis dans une situation délicate. »
Un discours posé, loin des sorties publiques conflictuelles qui ont parfois accompagné ses précédents départs.
Cleveland assume une refonte totale du poste de meneur
Ce transfert s’inscrit dans une restructuration complète du backcourt des Cavaliers. En quelques semaines, Cleveland s’est séparé de Darius Garland et de Lonzo Ball, pour accueillir Keon Ellis, Dennis Schroeder… et désormais James Harden.
Pour Erwan Abautret, ce virage était nécessaire :
« Il fallait le faire pour Cleveland. Après leur très belle saison régulière l’an dernier, on est resté sur notre faim en playoffs, puis durant l’intersaison où ils n’ont pas bougé. La NBA est une ligue où, quand ça ne va pas, il ne faut pas attendre pour agir. »
Thomas Dufant, lui, reste plus prudent :
« J’ai envie de croire que les Cavs se sont donné les moyens d’être meilleurs cette saison, mais la fenêtre de tir est clairement plus réduite. »
Avant de fixer les attentes :
« Je veux les voir dans le top 4 de la conférence Est. Je veux les voir passer plusieurs tours de playoffs. »
Deux équipes aux trajectoires inversées… puis convergentes
Côté Clippers, le bilan brut (23 victoires – 27 défaites, 9e à l’Ouest) ne reflète pas totalement la dynamique actuelle. La franchise californienne revient de loin après un début de saison catastrophique, et semblait enfin trouver un équilibre.
À l’inverse, les Cavaliers ont longtemps déçu. Le 4 janvier, Cleveland affichait un bilan négatif (20-17), bien en dessous des attentes. Depuis, la tendance s’est inversée : 31 victoires pour 21 défaites, et une 4e place à l’Est solidement installée.
Deux équipes parties lentement, revenues dans la course… et désormais liées par un échange qui pourrait redéfinir leur plafond respectif.
« Un choix d’entreprise »
En conclusion, Erwan Abautret résume parfaitement la situation de James Harden :
« Il était chez lui, dans sa ville natale de Los Angeles, et il demande de lui-même à partir à Cleveland. Il sait qu’il lui reste trois ou quatre saisons. Il décide de prendre le maximum. C’est un choix d’entreprise. »
Reste désormais à savoir quelle franchise tirera le plus de bénéfices de ce pari, entre un Cleveland en quête de confirmation et des Clippers contraints de redéfinir leur avenir à court terme.


























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