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Une SIG Strasbourg référence fait craquer Paris

Betclic ÉLITE - Pour la première fois depuis le 18 novembre, et un déplacement à Roanne, le Paris Basketball est tombé chez une équipe n'appartenant pas au Top 4. Dans la souffrance d'une fin de match mal maîtrisée (de 87-79 à 87-86), la SIG Strasbourg s'est offerte une victoire de référence dans la course aux playoffs (89-86). Un succès bâti notamment sur une domination inattendue aux rebonds.
Une SIG Strasbourg référence fait craquer Paris

23 points à 7/10 pour Hugo Invernizzi !

Crédit photo : Philippe Gigon / SIG Strasbourg

Dans cette salle qu’il fréquentait si souvent étant gamin, lui l’enfant d’Illkirch-Graffenstaden, Nadir Hifi a eu la balle dont il rêvait : celle qui pouvait lui permettre de planter un poignard dans le cœur de la SIG, le club qui ne l’a jamais réellement considéré lors de ses jeunes années. À -3 à 13 secondes du buzzer final, le futur international s’est précipité vers le corner gauche, juste devant le banc alsacien, tentant de déborder Quinton Hooker avant d’armer de loin. Raté, fond de cercle, il n’y aura pas de hold-up pour Paris (89-86, score final).

« C’est une équipe que l’on doit battre »

« Je me suis dit qu’il fallait que je tire vite », ressassait le produit de la SIG Association en conférence de presse. « Ce sont des shoots que j’ai l’habitude de prendre et de mettre. Quand c’est serré, c’est là où je suis le meilleur. Là, j’ai mis trop de force… J’aurais aimé le mettre, bien sûr, mais on ne perd pas sur ça. » Non, Paris a surtout perdu à cause d’une quantité infinie d’erreurs : les 20 rebonds offensifs abandonnés à Strasbourg – « la vraie différence » selon Massimo Cancellieri –, son entame catastrophique (25-7, 9e minute), son manque de maîtrise, etc. Tous les Parisiens sont d’accord là-dessus. Mais la faute à qui ? C’est là où les points de vue divergent.

Nysier Brooks et les Strasbourg ont régné dans les airs (photo : Philippe Gigon / SIG Strasbourg)

« C’est une équipe que l’on doit battre », regrette Hifi, alors que Paris a lâché son premier match depuis le 18 novembre (à Roanne) face à un club n’appartenant pas au Top 4, lâchant du terrain (12v-7d) sur les deux dauphins, l’ASVEL et la JL Bourg (15v-5d). « Quand on perd les matchs, c’est nous qui les perdons, pas l’équipe adverse qui nous bat. Ça a encore été le cas aujourd’hui. On a fait trop d’erreurs et on ne mérite pas de gagner. On leur a donné des choses, ils les ont prises, bravo à eux. Mais si on fait les choses que l’on travaille et que l’on joue de la bonne façon, je pense qu’il n’y a pas beaucoup d’équipes qui peuvent s’imposer contre nous. » Sauf qu’il serait trop facile d’écrire que le Paris Basketball s’est battu tout seul.

L’émotion de Cancellieri

« Je veux féliciter le staff de Strasbourg et toute l’équipe de la SIG », reconnaissait ainsi Tuomas Iisalo, de retour dans une salle marquante du triomphe continental de Bonn la saison dernière avec cette victoire en quart de finale retour (66-76) et qui retrouvait d’ailleurs neuf supporters du Telekom Baskets qui avaient parcouru 320 kilomètres pour venir saluer les 10 anciens du Paris BasketBonn. « Ils nous ont forcé à faire toutes ces erreurs et nous ont surpassé dans tous les secteurs du jeu. Strasbourg a vraiment du mérite ce soir. »

À vrai dire, sous les yeux de deux vice-champions olympique (Antoine Rigaudeau et Crawford Palmer), la SIG a certainement signé l’une des toutes meilleures performances de sa saison, à hauteur de sa démonstration de novembre contre Izmir (80-65). Remarquables dans leur irrégularité jusque-là cette saison, les joueurs de Massimo Cancellieri – qui, presque ému aux larmes, a dédié cette victoire à l’ancien médecin de l’Olimpia Milan, Ezio Giani, décédé mercredi à 73 ans – ont poursuivi sur cette voie ce samedi. Des débuts euphoriques immédiatement douchés par un 0-15 dans le deuxième quart-temps (de 29-16 à 29-31), puis cette fébrilité dans le money-time, si ce n’est le lève-tard Phil Booth (auteur de 14 de ses 16 points dans le quatrième quart-temps), pour laisser Paris revenir à un point (87-86, 21 secondes à jouer), alors que le match semblait gagné (87-79, 38e minute).

Invernizzi tout proche de son record en carrière

16 points pour Phil Booth, dont 14 dans le dernier quart (photo : Philippe Gigon

Mais il y avait un petit truc en plus. Il y avait un Hugo Invernizzi des grands soirs, qui avait choisi de ne plus se poser de question. « J’ai eu très peu de ballons à négocier sur les derniers matchs et j’étais un peu frustré », raconte-t-il. « J’ai décidé d’être plus agressif, d’envoyer à la moindre opportunité. » Ça a donné un joli 6/8 de loin, et un record en carrière effleuré (23 points, contre 26 à deux reprises). Il y avait, aussi, une vraie paire de pivots entre le combatif Dan Akin (13 points et 7 rebonds) et le géant Nysier Brooks (12 points et 11 rebonds) qui confirme son redressement, depuis que l’on a écrit qu’il peinait à trouver sa place. « Il change toute la face de l’équipe », souligne Invernizzi. Et il y avait, surtout, un état d’esprit fantastique, une vraie combativité, et cette envie d’aller se jeter sur tous les ballons, quitte à oublier que le rebond était censé être leur faiblesse face à Paris, équipe référente dans le domaine : 45 prises à 29, 20 rebonds offensifs (contre un ancien record à 15), dans un calque inverse du match aller à Bercy.

Avec une folle séquence : cinq échecs d’affilée, cinq rebonds offensifs, un panier avec la faute de Dan Akin, le lancer-franc raté, une nouvelle seconde chance captée par Lacombe puis un dunk d’Akin pour soulever le Rhénus (81-71, 35e minute). « 2e chance, 3e chance, 4e chance, ce n’est pas normal », énumérait Nadir Hifi, dépité. D’ailleurs, avec un inattendu 0/2 aux lancers-francs à 4,1 secondes de la sirène, Tyrus McGee avait théoriquement offert une dernière carte à jouer aux Parisiens. Avant que Paul Lacombe ne s’élève plus haut que Collin Malcolm pour sécuriser le dernier ballon. Vraiment l’histoire de ce match…

À Strasbourg,

 

Commentaires


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rob_gordon
Beau match entre deux belles équipes. Paris a été dominé, de façon un peu surprenante, aux rebonds. La SIG a compensé un déficit de talent avec beaucoup de combativité. Invernizzi à 6/8 à 3 pts, ça aide surtout quand les US sont aux abonnés absents (sauf Phil Booth qui sort les cojones au 4ème quart) Je pense que la SIG peut faire les PO : Léo, reviens vite !! Paris, belle équipe, avec la plus belle paire arrière du championnat selon moi : Shorts et Hifi, quel talent
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timotisane
Si on enlève Monaco, oui ils ont sans doute la plus belle paire d'arrières du championnat. Mais le titan monégasque est là...
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anta
Avant le développement de l'article : "Vous reprendrez bien un peu de condescendance de Paris vs les ploucs de la province ?" aurait été un titre plus approprié... C'est pas la SIG qui gagne, c'est juste Paris qui est "Dans la souffrance d'une fin de match mal maîtrisée"...
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timotisane- Modifié
Cher parisien descendez sur terre. Vous perdez parce que l'équipe adverse était meilleure que vous. Et pour aucune autre raison. Oui vous faites des erreurs mais ça tombe bien les autres équipes aussi. Si vous en avez fait plus que les adversaires c'est qu'ILS vous ont fait déjoué.
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mj67
Il eut été élégant de la part de M.Hifi de reconnaître simplement d'avoir été battu par une équipe de Strasbourg plus forte hier soir...
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