« Il a toutes les caractéristiques du joueur de très haut niveau » : Rémy Valin complimente Milan Barbitch

Crédit photo : Christophe Canet

Milan Barbitch est l'homme en forme du début de saison fosséen. Le meneur de 21 ans surprend et est devenu l'une des principales armes offensifs des BYers. Trois premiers mois de championnat prometteurs qui contrastent avec sa saison parisienne.

C’est ce qu’on appelle un deal gagnant-gagnant. D’un côté, Milan Barbitch, en quête de temps de jeu et de responsabilités, a trouvé le terrain d’expression qu’il cherchait. De l’autre, Fos-sur-Mer, dernière masse salariale de Betclic ÉLITE (1,03 million d’euros), a flairé le bon coup. Né à Cagnes-sur-Mer, Milan Barbitch est la la petite éclaircie au milieu de la grisaille fosséenne. « On va faire des surprises prochainement », assurait le meneur de 21 ans, après la 6e défaite de suite des BYers en championnat, contre Boulogne-Levallois, vendredi.

Barbitch épanoui dans son Sud natal (photo : Sébastien Grasset)

Meilleur marqueur de son équipe avec 12,2 points par match, le fils de Yann Barbitch (manager général adjoint de l’équipe de France masculine), semble plus épanoui sur les bords de la Méditerranée qu’en Ile-de-France. Derrière les projets Juhann Begarin et Ismaël Kamagaté, Milan Barbitch a eu du mal à trouver la bonne carburation pour sa première année en Betclic ELITE. Entre les blessures et des choix parfois hasardeux en attaque, il est souvent apparu en décalé. Changement de cap à l’inter-saison. Le champion de France U15 2016 a décidé de quitter le Paris Basketball, où il évoluait depuis sa sortie du Pôle France en 2019. Direction les BYers, où la réalité est toute autre. « Je me sens bien, j’ai travaillé physiquement cet été pour être au niveau de cette division », explique l’intéressé. « Ça paye en ce moment et ça continuera de payer cette saison. » Au fil des rencontres, il est devenu l’une des principales armes offensives du dispositif de Rémy Valin. Une prise de galon pas forcément attendue aussi vite mais précipitée par un Stephen Brown pas toujours au niveau. « Je suis censé être le relais du coach sur le terrain donc j’essaye d’être un leader local. De communiquer avec mes coéquipiers, avec mon staff. Quand j’en sens le besoin, j’essaye de prendre la parole, de remotiver mes coéquipiers », explique Milan Barbitch.

« Il est en confiance »

Une semaine après avoir perdu deux ballons importants contre la Chorale de Roanne en prolongation, après avoir été explicitement ciblé par un Jean-Denys Choulet conscient qu’il était plus performant à l’arrière qu’à la mène, Milan Barbitch s’est admirablement repris contre le leader Boulogne-Levallois, en cumulant 15 points, 4 rebonds et 5 passes décisives. Il a été le détonateur de la révolte fosséenne, jusqu’à ramener les siens à quatre longueurs sur un gros tir primé à l’entame du money time (77-73, 34’). Insuffisant toutefois car « Wemby » et sa bande se sont aussitôt envolés au score pour sceller leur 9e victoire en 10 matchs.

« C’est un gamin qui devrait aller loin, il a tout pour y arriver », encense Rémy Valin, son entraîneur. « Il a beaucoup de caractéristiques du joueur de très haut niveau. Il s’est aussi endurci : on peut lui rentrer dedans, il répondra toujours présent et montera même son niveau de jeu. Il est à l’écoute, il est bon, en confiance et possède un vrai tir. » En somme, tout ce que Fos-sur-Mer a besoin pour renouer avec la victoire et arracher son maintien en fin de saison. La mission commando commence ce mardi soir à la Meilleraie…

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Quintard

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