« Il progresse énormément » : Alexandre Sarr essentiel face à la Slovénie

Longtemps irrégulier depuis le début de l’été, Alexandre Sarr (2,16 m, 20 ans) a signé sa prestation la plus aboutie avec les Bleus dans ce deuxième match de l’EuroBasket 2025. L’intérieur des Washington Wizards a livré une copie solide des deux côtés du terrain et s’est imposé comme un facteur déterminant pour inverser la tendance après la pause, lorsque les Slovènes menaient encore 54 à 47.
Une performance complète et énergique
En 22 minutes de jeu, Alexandre Sarr a compilé 12 points à 5/6 aux tirs (dont 1/2 à 3-points), 5 rebonds, 1 interception et 2 contres, pour 18 d’évaluation, la deuxième meilleure marque française derrière Sylvain Francisco (40). Mais au-delà des statistiques, c’est son énergie qui a changé la dynamique. Capable de finir près du cercle mais aussi de sanctionner de loin, le grand intérieur a montré une palette offensive intéressante. Défensivement, il a été l’un des rares à parvenir à gêner Luka Doncic, en particulier sur les séquences de pick and roll où il a su contenir le génie slovène.
Ses deux contres spectaculaires en deuxième mi-temps, suivis d’un cri rageur, ont marqué les esprits et galvanisé toute l’équipe. « C’était un bon timing. J’ai eu la balle et je suis allé pour contrer. Ça fait forcément plaisir de faire sur un meilleur match que la dernière fois. Et maintenant, il faut continuer », expliquait-il en zone mixte.

Le regard du staff : des progrès nets
Frédéric Fauthoux a tenu à souligner le chemin parcouru par son joueur depuis le début de la préparation : « Si vous regardez depuis le début, Alex progresse énormément. Ici ce n’est pas la NBA, il doit s’habituer. Aujourd’hui, il a fait une belle performance sur la défense du pick and roll. Après, il a été bien servi. On connaît ses qualités de taille et d’athlète. Il a pris des rebonds importants. » Le sélectionneur insiste toutefois : dans cette équipe, aucune performance individuelle n’existe sans le collectif. « C’est toujours gênant de parler d’un joueur en particulier car si tu es bon, c’est que les autres sont bons à côté. »
Alex Sarr vs Slovenia – 08/30
12 Points
5 rebounds
1 steal
2 blocks4/4 2PFG 1/2 3PFG
Full highlights: pic.twitter.com/BrYwEOfYxV
— riley シ (@rileyricharrds) August 30, 2025
L’appui de ses coéquipiers
Sarr peut compter sur le soutien d’une génération dorée qui le connaît bien. Zaccharie Risacher, son ami de la génération 2005, n’a pas tari d’éloges : « Alex, il a fait un énorme taf. Que ce soit défensivement ou même offensivement, il a été très précieux. C’est super parce qu’on va avoir besoin de lui pour la suite de la compétition. Comme je l’ai dit, on a tous très bien joué. On se trouve. On est bons ensemble. »
Bilal Coulibaly a également mis en avant son impact défensif : « Alex, il est toujours dans les bons moments, très bon timing défensivement, en contre, qui nous a sauvés sur quelques actions. Il complète très bien l’équipe. »

La défense, clef de la victoire
Menés à la pause (54-47), les Bleus ont resserré les rangs en deuxième mi-temps, limitant la Slovénie à 41 points après le retour des vestiaires. Sarr a eu un rôle central dans cet ajustement : « On essayait juste d’être plus haut sur la défense pick and roll, ne pas le laisser avoir trop d’espace. »
La comparaison avec le match de préparation contre l’Espagne à Bercy est revenue dans les discussions : après un début de rencontre compliqué, la réaction collective est arrivée par la défense. « C’est vrai, dans la façon dont on est revenu après la mi-temps, ça y ressemble. Après, c’est à nous maintenant d’essayer de faire ça dès le début du match », analyse Sarr.
Déjà tourné vers Israël et Deni Avdija
Avec deux victoires en deux matchs, l’équipe de France se place idéalement dans le groupe D. Mais pas le temps de savourer : dès dimanche, Israël se dresse sur la route des Bleus, avec en tête d’affiche l’ailier NBA Deni Avdija. « C’est un bon joueur, un slasher. Il est all around, il peut tirer, il peut passer. Il va falloir faire un travail d’équipe aussi et pouvoir le contenir », prévient Alexandre Sarr.
L’intérieur des Wizards sait qu’il doit désormais répéter ce genre de performance : « Oui, ça fait plaisir de pouvoir avoir un impact sur la victoire. C’est ce que j’essaie de faire. Et maintenant, il faut continuer. »
A Katowice,


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