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« Il progresse énormément » : Alexandre Sarr essentiel face à la Slovénie

Équipe de France - Auteur d’un gros match défensif et précieux en attaque, Alexandre Sarr a été l’un des artisans de la victoire de l’équipe de France contre la Slovénie (103-95) à l’EuroBasket 2025.
« Il progresse énormément » : Alexandre Sarr essentiel face à la Slovénie
Crédit photo : Julie Dumélié

Longtemps irrégulier depuis le début de l’été, Alexandre Sarr (2,16 m, 20 ans) a signé sa prestation la plus aboutie avec les Bleus dans ce deuxième match de l’EuroBasket 2025. L’intérieur des Washington Wizards a livré une copie solide des deux côtés du terrain et s’est imposé comme un facteur déterminant pour inverser la tendance après la pause, lorsque les Slovènes menaient encore 54 à 47.

 

Une performance complète et énergique

En 22 minutes de jeu, Alexandre Sarr a compilé 12 points à 5/6 aux tirs (dont 1/2 à 3-points), 5 rebonds, 1 interception et 2 contres, pour 18 d’évaluation, la deuxième meilleure marque française derrière Sylvain Francisco (40). Mais au-delà des statistiques, c’est son énergie qui a changé la dynamique. Capable de finir près du cercle mais aussi de sanctionner de loin, le grand intérieur a montré une palette offensive intéressante. Défensivement, il a été l’un des rares à parvenir à gêner Luka Doncic, en particulier sur les séquences de pick and roll où il a su contenir le génie slovène.

Ses deux contres spectaculaires en deuxième mi-temps, suivis d’un cri rageur, ont marqué les esprits et galvanisé toute l’équipe. « C’était un bon timing. J’ai eu la balle et je suis allé pour contrer. Ça fait forcément plaisir de faire sur un meilleur match que la dernière fois. Et maintenant, il faut continuer », expliquait-il en zone mixte.

Guerschon Yabusele vient féliciter son coéquipier Alexandre Sarr après un gros contre
Guerschon Yabusele vient féliciter son coéquipier Alexandre Sarr après un gros contre (photo : Julie Dumélié)

Le regard du staff : des progrès nets

Frédéric Fauthoux a tenu à souligner le chemin parcouru par son joueur depuis le début de la préparation : « Si vous regardez depuis le début, Alex progresse énormément. Ici ce n’est pas la NBA, il doit s’habituer. Aujourd’hui, il a fait une belle performance sur la défense du pick and roll. Après, il a été bien servi. On connaît ses qualités de taille et d’athlète. Il a pris des rebonds importants. » Le sélectionneur insiste toutefois : dans cette équipe, aucune performance individuelle n’existe sans le collectif. « C’est toujours gênant de parler d’un joueur en particulier car si tu es bon, c’est que les autres sont bons à côté. »

L’appui de ses coéquipiers

Sarr peut compter sur le soutien d’une génération dorée qui le connaît bien. Zaccharie Risacher, son ami de la génération 2005, n’a pas tari d’éloges : « Alex, il a fait un énorme taf. Que ce soit défensivement ou même offensivement, il a été très précieux. C’est super parce qu’on va avoir besoin de lui pour la suite de la compétition. Comme je l’ai dit, on a tous très bien joué. On se trouve. On est bons ensemble. »

Bilal Coulibaly a également mis en avant son impact défensif : « Alex, il est toujours dans les bons moments, très bon timing défensivement, en contre, qui nous a sauvés sur quelques actions. Il complète très bien l’équipe. »

Alexandre Sarr a marqué à 3-points contre la Slovénie
Alexandre Sarr a marqué à 3-points contre la Slovénie (photo : Julie Dumélié)

La défense, clef de la victoire

Menés à la pause (54-47), les Bleus ont resserré les rangs en deuxième mi-temps, limitant la Slovénie à 41 points après le retour des vestiaires. Sarr a eu un rôle central dans cet ajustement : « On essayait juste d’être plus haut sur la défense pick and roll, ne pas le laisser avoir trop d’espace. »

La comparaison avec le match de préparation contre l’Espagne à Bercy est revenue dans les discussions : après un début de rencontre compliqué, la réaction collective est arrivée par la défense. « C’est vrai, dans la façon dont on est revenu après la mi-temps, ça y ressemble. Après, c’est à nous maintenant d’essayer de faire ça dès le début du match », analyse Sarr.

Déjà tourné vers Israël et Deni Avdija

Avec deux victoires en deux matchs, l’équipe de France se place idéalement dans le groupe D. Mais pas le temps de savourer : dès dimanche, Israël se dresse sur la route des Bleus, avec en tête d’affiche l’ailier NBA Deni Avdija. « C’est un bon joueur, un slasher. Il est all around, il peut tirer, il peut passer. Il va falloir faire un travail d’équipe aussi et pouvoir le contenir », prévient Alexandre Sarr.

L’intérieur des Wizards sait qu’il doit désormais répéter ce genre de performance : « Oui, ça fait plaisir de pouvoir avoir un impact sur la victoire. C’est ce que j’essaie de faire. Et maintenant, il faut continuer. »

A Katowice,

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.
T-shirt offcourt

Commentaires


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jeildo
Je l’ai trouvé très intelligent en défense en seconde mi temps car il ne sautait pas et orientait Doncic sur sa main droite (comme expliqué par Batum). Du coup ça a emmerdé énormément les Slovenes. Si on arrête de sauter sur toutes les feintes les adversaires vont avoir vraiment de grosses difficultés.
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thegachette
Exact, lui et Bilal sont ultra aériens mais ils sautent souvent un peu trop. Surtout contre un Doncic, il faut garder tes appuis. Mais en prenant de l'âge et du muscle, ils vont être plus solides sur les jambes pour résister et moins sauter... Pour sauter au bon moment...
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ryosanada- Modifié
C'est là qu'on voit que VW est différent des autres. Il a toujours eu depuis les jeunes cette capacité à ne pas trop mordre aux feintes et au contraire à jouer avec les attaquants. Mais hier les trois jeunes Bilal, Sarr et Risacher ont beaucoup mordu aux feintes en première mi-temps, moins quand ca comptait dans le quatrième quart-temps. Ca montre une capacité à progresser pendant un match et augmenter le niveau de concentration. Ils n'ont que 20 ou 21 ans, c'est vraiment beau de les voir à ce niveau là. Les shoots de Risacher, les arabesques de Bilal, la mobilité de Alex Sarr, c'est intéressant tout ca.
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elmanu- Modifié
J'aime bien son agressivité et le fait que malgré qu'il soit capable de shooter, il aille chercher des shoots plus faciles près du panier. On voit qu'il a de très bonnes mains et en jouant comme ça, en mettant en plus quelques shoots, il peut faire beaucoup de dégâts. Il ne force pas trop non plus. Impressionnant en défense aussi, il défend proprement, ne laisse pas trainer ses mains, avec une mobilité exceptionnelle pour un joueur de sa taille et un excellent timing. Après il faut être régulier à ce niveau surtout. Entre lui, Risacher et Coulibaly, on a vraiment de la chance d'avoir de telles pépites.
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