L’ASVEL est le club d’EuroLeague qui fait le plus jouer les ressortissants de son pays

Massa, Traoré, Vautier, Atamna… les Français sont responsabilisés à l’ASVEL cette saison
Une nouvelle étude statistique place l’ASVEL en tête d’un classement particulièrement révélateur concernant l’utilisation des joueurs de son pays en EuroLeague. Réalisée par le statisticien Darius Garuolis, cette analyse met en lumière la politique sportive du club rhodanien en matière de promotion des talents français.
Percentage of total minutes played by local players this #EuroLeague season. pic.twitter.com/ylCKeYXXJ2
— Darius Garuolis (@DariusGaruolis) February 4, 2026
Pierric Poupet mise sur les joueurs français
Sous la direction de Pierric Poupet, l’ASVEL accorde près de la moitié du temps de jeu total à des joueurs de nationalité française. Cette statistique, qui ne tient pas compte des joueurs naturalisés, positionne le club villeurbannais comme le plus engagé dans la valorisation des talents nationaux parmi les 18 équipes de l’EuroLeague.
Le départ de Nando De Colo vers le Fenerbahçe, qui bénéficiait de 21 minutes de moyenne la saison passée, a mécaniquement fait chuter la moyenne de temps de jeu accordé aux joueurs étrangers puisque deux joueurs étrangers l’ont remplacé, à savoir Braian Angola (1,98 m, 31 ans) et Paul Eboua (2,02 m, 25 ans).
Des disparités criantes entre les clubs européens
L’étude révèle des écarts considérables entre les différentes formations européennes. À l’opposé de l’ASVEL, certains clubs font le choix d’une approche totalement différente. Le Dubaï BC illustre parfaitement cette tendance avec aucun joueur émirati dans son effectif, une situation logique pour une équipe qualifiée d’artificielle qui doit sa place en EuroLeague aux investissements financiers massifs.
Comme chaque année, Baskonia, le club basque de Vitoria, figure également parmi les mauvais élèves de ce classement, malgré les succès répétés de l’Espagne dans les compétitions de jeunes. Sur les 18 joueurs de l’effectif basque, seul Rafa Villar représente les couleurs ibériques, avec seulement 8 apparitions pour une moyenne de 5 minutes par match. Les joueurs formés localement de l’effectif sont souvent des étrangers recrutés en début de centre de formation, comme l’a été Sidy Cissoko (1,98 m, 21 ans) en son temps.
Les années passent, le budget de l’ASVEL ne décolle pas voire chute, mais le club rhodanien conserve une stratégie simple : servir de tremplin aux nombreux talents français sur la scène de l’EuroLeague. De Guerschon Yabusele à Neal Sako en passant par Elie Okobo ou Moustapha Fall, ce projet demeure, avec plus ou moins de succès. Du succès pour certains joueurs, moins pour le club qui peine à briller au sein de la compétition européenne. Mais au moins, il conserve un intérêt fort pour le basket français et un vrai sens.























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