Le coup de gueule de Laurent Vila : « C’est comme si on s’en foutait »

Un 13-0 d’entrée, 101 points encaissés, une 8e défaite en 11 matchs de championnat… Après sa victoire contre le BCM Gravelines-Dunkerque samedi, l’Elan Béarnais est retombé dans ses travers mercredi soir à Nanterre en match avancé de la 17e journée de Jeep ELITE. Au micro de Frédéric Mazéas de France Bleu Béarn, l’entraîneur Laurent Vila a partagé son dépit contre son équipe, du moins une partie de ses joueurs.

« Ce (mercredi) soir on essaye de faire le match qui est le match de Nanterre, à savoir courir et faire un match d’attaque. On prépare le scouting en montrant leur style de jeu… Rien n’est respecté. C’est comme si on s’en foutait, c’est comme si le travail ne servait à rien. On est battu sur les contre-attaques, les uns contre uns, le jeu de passe… En plus de cela on doit s’adapter en cours de match avec Spencer Butterfield qui met une grosse série de tirs à 3-points. Au lieu d’être haut sur lui et le couper du jeu on le laisse recevoir la balle tout seul et shooter. C’est quand même hallucinant. On oublie les bases du jeu, je crois qu’on a une équipe à deux visages, une qui peut se battre et notamment à domicile et faire des exploits et une équipe qui peut jouer comme ça, jouer la fleur au fusil… Je pense que certains sont contents avec 89 points marqués. Mais voilà, défaite et 101 points encaissés… Ce n’est pas digne de ce qu’on doit mettre en place à ce niveau-là. »

C’est à se demander si le message du staff est encore audible de la part des joueurs.

« Je pense qu’ils ne sont pas responsables de ce qu’il se passe, tout simplement. Il y a des joueurs qui arrivent sur le terrain sans responsabilités. A un moment donné, ces joueurs ne joueront plus ! Je commence à en avoir marre de ces attitudes-là. On va jouer un match comme ça, on n’est pas concerné par la situation. Ce qui est bien c’est qu’on revient à chaque fois. On était encore à 20 points à un moment donné. On a une équipe qui doute en face. On connaît leur style de jeu, qu’on doit faire des efforts, qu’on est capable de faire pendant un certain temps. Il faut les faire pendant 40 minutes. Là on ne les fait pas, encore une fois.

(Dire que certains ne joueront plus) C’est une façon de dire qu’il y en a marre. Dans certains secteurs, il y a des gens qui doivent dominer et qui ne dominent même pas. Donc j’attends l’arrivée du nouveau joueur (Ekene Ibekwe), il va nous donner de la polyvalence… On verra comme je m’adapterai mais ce qui est sûr c’est qu’il va falloir que certains changent d’état d’esprit parce que, autant on est capable de faire de bonnes choses, mais si on oublie de les faire en croyant que le métier est fait après une victoire, on se trompe. On ne peut pas rester comme ça avec des hauts et des bas aussi importants. »

L’Elan Béarnais fait désormais partie des trois relégables avec 3 victoires pour 8 défaites.

« C’est ce qui est catastrophique, c’est pour ça qu’il commence à en avoir ras le bol. Je crois que certains ne se rendent pas compte. »

Il faudra une prise de conscience puisque l’EBPLO se déplace chez la Chorale de Roanne (3 victoires et 7 défaites) ce week-end pour la 11e journée de Jeep ELITE.

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Qui a écrit ce papier ?

Gabriel Pantel-Jouve

BEBASKET

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