Léo Westermann et Monaco renversent Limoges dans une fin de match folle

À Beaublanc, Léo Westermann est comme dans son jardin. De retour à Limoges où il a été sacré champion de France en 2015, le meneur monégasque a été l’un des fers de lance de la victoire de la Roca Team (89-88). Il n’avait jamais remis les pieds en Haute-Vienne depuis qu’il l’avait quittée en 2016 et pourtant… Le chemin du cercle, il le connaît par cœur. Et les ultras limougeauds ne l’ont pas oublié. Plus que Sasa Obradovic et Jerry Boutsiele, eux aussi des anciens de la maison CSP, il a été chaleureusement ovationné avant le match.  

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Clutch à 3-points dans le money time et auteur de 16 points pour 25 d’évaluation, sa meilleure prestation de la saison, il n’a pas tremblé sur la ligne des lancers francs pour offrir une 25e victoires en 33 matchs à son équipe. Son proche ami, Nicolas Lang, a également souligné sa performance en conférence de presse. Même s’il s’en serait bien passé…

« On revient par des exploits, c’est l’identité de notre équipe »

« Qu’il aille se faire… », lance, tout sourire, l’arrière / ailier limougeaud. « Il a été adroit. C’est dur d’être content pour un adversaire qui a fait un bon match, mais autant que ce soit lui. Quand je suis dans le match, que ce soit Léo, mon fils ou ma femme, c’est pareil. » Une performance d’autant plus remarquable que Léo Westermann souffrait depuis trois semaines d’une entorse au poignet, même si « depuis sept jours, ça va mieux », assure l’intéressé. 

Malmenée dans le 3e quart-temps (10-31) et relayée à 13 points (69-56, 31’), l’AS Monaco était presque apathique. Méconnaissable, alors qu’elle avait compté jusqu’à 16 longueurs d’avance en première mi-temps (21-37, 14’). Les protégés de Sasa Obradovic ont toutefois réussi à trouver des solutions dans les dix dernières minutes face aux changements défensifs de Limoges.  

« C’était un match fou », valide Léo Westermann qui espère toujours chiper la première place à l’ASVEL. « Gagner ces matches qu’importe la manière, c’est toujours important. Dans le 2e quart-temps, Limoges arrive à changer de rythme avec une défense de zone. Ça nous fait perdre totalement pied. On se retrouve dans le dur et on revient par des exploits, mais c’est l’identité de notre équipe. »   

« C’était comme une demi-finale de playoffs »

Avec un Mike James lui aussi à la fête et d’une extrême facilité (21 points à 7/14 aux tirs, 6 rebonds et 11 passes), l’AS Monaco a stoppé les ardeurs limougeaudes. Les hommes de Massimo Cancellieri ont été vaillants : ils ne sont pas passés si loin de l’exploit et sont sortis sous des « merci Limoges, merci Limoges » des Ultras green, après un tour d’honneur bien mérité. Une victoire leur aurait toutefois permis de valider une place dans le top 4, synonyme d’avantage du terrain en quart de finale de playoffs. « Je ressens beaucoup de frustration mais je suis également fier de notre réaction en deuxième mi-temps, indique Nicolas Lang. Cela nous donne envie de continuer à travailler sur des détails et de revenir à la salle dès demain. » 

En difficulté pour trouver des solutions en 1re mi-temps où seul CJ Massinburg (14 points en 11 minutes) surnageait, le CSP s’est métamorphosé au retour des vestiaires. « Vous avez vu comment l’équipe joue ? », s’interroge, pour sa part, Massimo Cancellieri. Oui, ses hommes n’ont jamais rien lâché, ont été généreux dans l’effort et intenses pour répondre au défi physique de l’AS Monaco. Incapable de mettre un tir en première mi-temps (-4 d’évaluation), Nicolas Lang, avec ses 16 points, en est la parfaite illustration. Demonte Harper et ses fadeaway ont également conquis Beaublanc. « On perd sur des détails, reprend-il. J’espère que ce match nous donnera plus d’énergie pour la suite. C’était comme une demi-finale de playoffs. » Avec une telle force de caractère, le CSP peut espérer un joli parcours en playoffs… 

À Limoges,

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Quintard

BEBASKET

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