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Prat – Denis, les « historiques » du Paris Basketball étaient à l’honneur samedi contre Gravelines-Dunkerque

Betclic ELITE - Pour son grand retour à la Halle Carpentier avec la casquette d’entraîneur en chef, Jean-Christophe Prat et le BCM Gravelines-Dunkerque se sont cassés les dents sur une solide équipe du Paris Basketball et un Gauthier Denis ressuscité pour l’occasion. Comme un symbole.
Prat – Denis, les « historiques » du Paris Basketball étaient à l’honneur samedi contre Gravelines-Dunkerque
Crédit photo : Julie Dumélié

« S’il y a un jour un maillot qui doit être retiré au Paris Basketball, c’est bien le sien ». Jean-Christophe Prat, l’entraîneur du BCM Gravelines-Dunkerque, défait samedi par le club de la capitale, n’y allait pas par quatre chemins en conférence de presse, pour souligner l’importance de Gauthier Denis dans l’histoire du Paris Basketball.

Une jeune histoire qu’ils ont co-écrite ensemble à la création du club en 2018, illustrée par une anecdote savoureuse révélée par le technicien nordiste. « Lorsque j’ai pris mes fonctions à Paris le 25 juillet 2018, il était sous contrat au STB Le Havre et je n’avais pas encore la possibilité de signer de joueurs. Je l’ai appelé pour lui dire d’attendre 3 semaines, ce qu’il a fait. Je peux vous dire qu’il n’y a pas beaucoup de joueurs qui auraient accepté d’attendre aussi longtemps, sans autre garantie que ma parole. » Et d’ajouter, admiratif. « Le plus fou dans cette histoire, c’est qu’il a payé sa clause de sortie de sa poche pour nous rejoindre. » Interrogé à son tour sur ses retrouvailles avec son ancien coach, l’ancien pensionnaire du Pôle France lâchait, un brin nostalgique. « C’est vrai qu’on était là tous les deux aux débuts du club. C’est toujours un plaisir de se revoir, encore plus sur les terrains. Je suis très content de recroiser Valentin Chery aussi, qui a joué trois ans ici. Ça fait toujours plaisir. »

« C’est en partie grâce à lui que je suis là aujourd’hui »

Gauthier Denis a rejoué samedi dans la victoire face au BCM Gravelines-Dunkerque (photo : Pauline Ledez / ESSM Le Portel).

Passé le moment des souvenirs, l’entraîneur des Maritimes, dans un sourire complice avec Gauthier Denis, revenait sur la belle prestation de son ancien sniper (9 points à 3/4 à 3-points en 10 minutes), revenu en grâce aux yeux de son coach Tuomas Iisalo à la suite du forfait de Sebastian Herrera. « C’était son welcome gift, merci Gauthier ! (rires) Non, Je suis content pour lui. » Car celui qui n’avait plus joué depuis le 1er novembre a fait mal aux Nordistes samedi. Auteur de deux tirs primés en fin de premier quart temps pour ramener son équipe à la vie, et d’un nouveau tir à 6,75 m avant la mi-temps pour sonner le BCM et donner 11 points d’avance au Paris Basketball, Gauthier Denis a joué un vilain tour à son ancien entraîneur, lui répondant après le match. « Sur le terrain il n’y a plus d’amitié. » Avant de poursuivre, reconnaissant. « C’est en partie grâce à lui que je suis là aujourd’hui, donc il peut être fier. Fier de ce qu’il a accompli aussi avec Paris Basketball, car il a aussi sa part de responsabilité dans la réussite actuelle du club. »

« J’avais l’impression d’être Jack Bauer dans la série 24h chrono »

En quatre années passées sur le banc, Jean-Christophe Prat, a eu « l’honneur de bâtir les fondations du Paris Basketball », assurant notamment la montée du club en Pro A en 2021. Un privilège pour l’intéressé, qui en profitait tout sourire pour rappeler aussi les conditions de son arrivée. « Je me suis engagé le 25 juillet 2018 avec le club. Le 15 août démarrait la pré-saison. J’avais 20 jours pour tout créer. Quand je dis tout créer, je pèse mes mots. Pas de joueurs, pas de stade, pas de ballons, rien. J’avais l’impression d’être Jack Bauer dans la série 24h chrono. » Plein d’humilité, le natif du 15e arrondissement de la capitale, qui s’était vu remettre avant la rencontre et à titre symbolique un maillot floqué du numéro 154, comme le nombre de matchs disputés par le Paris Basketball sous sa direction, terminait sur un dernier message de soutien à l’endroit de ses bourreaux du soir. « Je ne suis qu’une pierre, la première. Il y en aura d’autres, et je souhaite qu’une chose, c’est que le Paris Basketball arrive vite en EuroLeague, et performe au plus haut niveau pour contribuer au développement du basket en France. Car on en a besoin. » Alors que le Paris Basketball reste seul dauphin de l’ogre monégasque au terme de la 13e journée de Betclic ELITE, son souhait pourrait vite devenir réalité.

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mick7142
JCP a tout fait et tout donné lors de la création du PB 75, mais il faut bien reconnaître que les ricains l'ont viré injustement, juste après les avoir fait monter en BE. Ce week-end à Carpentier, l'hypocrisie était bien de la fête aussi à son égard, c'est ce que j'ai ressenti, et je suis certain que JCP a joué le jeu du "faire semblant" et si j'ai raison, c'est tout à son honneur.
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