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Les Timberwolves de Gobert s’enfoncent, Anthony Edwards sonne l’alarme

NBA - Quatrième défaite consécutive pour les Timberwolves, battus à domicile par Sacramento (104-115). Rudy Gobert a brillé en défense, mais Anthony Edwards, frustré, pointe du doigt un vestiaire désuni. Minnesota s'enfonce à la 12e place de l'Ouest, loin de ses ambitions.
Les Timberwolves de Gobert s’enfoncent, Anthony Edwards sonne l’alarme

Anthony Edwards a tiré la sonnette d’alarme après la défaite de Minnesota contre Sacramento

Crédit photo : DR
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Minnesota a enregistré une nouvelle défaite face aux Sacramento Kings (104-115), leur dixième revers en 18 matchs cette saison. Rudy Gobert (2,16 m, 32 ans) s’est distingué avec 9 points, 7 rebonds et 4 contres, mais ses efforts n’ont pas suffi à enrayer la spirale négative. Anthony Edwards, frustré, a dressé un constat cinglant sur l’état d’esprit de son équipe.

Les Timberwolves continuent de décevoir dans ce début de saison, incapables de retrouver la cohésion qui avait fait leur force l’an dernier. Contre Sacramento, Minnesota a encore montré ses failles. Si Rudy Gobert a livré une performance solide, avec une adresse parfaite (2/2 au tir, 5/6 aux lancers) et une présence défensive notable, l’équipe a été plombée par son irrégularité et son manque de communication.

Anthony Edwards, auteur d’un match en demi-teinte, n’a pas mâché ses mots après la rencontre. « On est soft collectivement, entre nous. Pas contre l’adversaire, mais en interne. On n’arrive pas à se parler. On est une bande de petits garçons », a lâché l’arrière, visiblement excédé. Il a également critiqué l’attitude de l’équipe : « Quand on passe devant, tout le monde applaudit. Quand on est derrière, plus personne ne parle. C’est ça faire le cador. »

Un vestiaire qui vit moins bien que par le passé

Ce constat brutal met en lumière les tensions qui minent les Wolves. Edwards déplore une équipe qui semble désunie, malgré une ossature largement inchangée depuis deux ans. « On s’est graduellement éloignés les uns des autres », regrette-t-il, pointant aussi du doigt un manque d’écoute des consignes des entraîneurs.

Avec quatre défaites consécutives et un classement qui les relègue à la 12e place de la Conférence Ouest (8-10), la situation devient préoccupante. La frustration gagne également les fans, qui n’ont pas hésité à huer leur équipe à domicile. « Se faire huer dans sa propre salle, c’est dingue », a commenté Edwards, visiblement affecté.

 

 

Urgence à Minnesota

Après avoir atteint les finales de conférence la saison passée, les Timberwolves peinent à digérer le départ de Karl-Anthony Towns, échangé à l’intersaison. Julius Randle (2,03 m, 29 ans), son remplaçant, tarde à s’imposer, et l’équipe semble orpheline de son ancienne dynamique.

Minnesota devra vite se ressaisir pour éviter une saison à oublier. « Il faut qu’on se parle et qu’on retrouve nos bases, sinon on n’y arrivera pas », conclut Edwards. Avec un calendrier chargé et une pression grandissante, le temps presse pour les Wolves.

Image Gabriel Pantel-Jouve
Gabriel Pantel-Jouve est le fondateur et rédacteur en chef de BeBasket, qu’il anime depuis 2010 (sous le nom de Catch & Shoot). Passé par l’Ecole Publique de Journaliste de Tours, puis deux universités en Amérique du Nord, il a pu développer son expertise sur le basket français, de la Ligue Nationale aux divisions amateurs, durant ces 20 dernières années. En parallèle, il est aussi engagé dans le développement de clubs du côté de Montpellier.

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