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Mathias Lessort, l’émotion forte du champion : « Je ne suis pas censé être là mais je le suis »

EuroLeague - Mathias Lessort a remporté sa première EuroLeague avec la victoire du Panathinaikos Athènes contre le Real Madrid (95-80) en finale. En pleurs après la rencontre, le pivot français est revenu sur le plus gros accomplissement de sa carrière.
Mathias Lessort, l’émotion forte du champion : « Je ne suis pas censé être là mais je le suis »

Mathias Lessort en pleurs après le titre du Panathinaïkos, avec le ballon du match.

Crédit photo : EuroLeague

Déjà vainqueur de la FIBA Europe Cup en 2017 avec Nanterre, de l’EuroCup en 2021 avec l’AS Monaco, Mathias Lessort (2,06 m, 28 ans) a remporté la première EuroLeague de son histoire, en 2024 avec le Panathinaïkos Athènes. Auteur de 17 points à 5/9 aux tirs, 6 rebonds, 1 passe décisive et 10 fautes provoquées pour 22 d’évaluation en 33 minutes pour sa première finale, le membre du meilleur cinq de la saison 2022-2023 et 2023-2024 a largement contribué au succès de son équipe (95-80). En pleurs après le buzzer final, Mathias Lessort était très ému au moment de revenir sur le match.

Mathias, on vous a vu en pleurs sur le parquet après le match et ce titre. Pouvez-vous nous décrire les émotions que vous avez ressenti.

Je ne sais pas si les gens savent ce que je vais dire, mais c’est fou. Je viens d’une petite île où on ne savait pas vraiment ce qu’était l’EuroLeague. Ce que je veux faire, c’est de montrer à tout le monde que nous pouvons y arriver. Je viens d’un village, de Morne-Vert. Venir de là et être tout en haut de l’EuroLeague, je ne peux pas y croire.

A la fin, je n’arrivais pas à réaliser. Je n’arrivais pas à me dire qu’on avait gagné l’EuroLeague. Mais en fait on l’a vraiment fait. Je suis en train de repenser à tout ce que j’ai vécu quand j’étais jeune. Toutes les galères que j’ai eues. Toutes les personnes qui m’ont aidé. Toutes les personnes qui n’ont pas cru en moi aussi. Et je ne pouvais pas réaliser. Je suis en train de me dire, c’est une dinguerie ce qui se passe.

Vous savez si les gens ont regardé le match en Martinique ?

Je ne sais pas, mon téléphone vibre depuis tout à l’heure. Je vais regarder tout à l’heure. Je ne sais pas ce qu’il se passe, je vais voir après.

Mathias Lessort Panathinaïkos champion
Mathias Lessort avec le trophée de champion de l’EuroLeague (photo : BeBasket).

Mathias, avant de rejoindre le Panathinaikos, pensiez-vous que vous étiez capable de gagner l’EuroLeague tous ensemble avec votre équipe ?

Je pense qu’on a réussi à prendre les matches les uns après les autres. Je n’ai pas comme objectif de faire ci ou ça, mon objectif a toujours été de gagner le prochain match et de se préparer pour les prochaines rencontres. Tout le monde a sa propre façon de se préparer, mais ça c’est mon vision. Je ne prends pas qu’un match à la fois. C’est ce que nous avons fait ce soir et ça nous a permis d’avoir ce coach.

Qu’est-ce qu’ils vont se rappeler de cette équipe 2023-2024 ?

Je ne sais même pas. C’est fou. On a commencé l’année, tout le monde disait qu’ils ne pourront pas y arriver,  qu’ils n’avaient pas ceci, qu’ils n’avaient pas ça. On a mal commencé. On était les seuls à croire en nous. On a tout fait pour prendre les matches les uns après les autres, chaque entraînement. Pour mieux faire chaque match.

Un mot sur la performance de Kostas Sloukas, parfait ce dimanche soir et MVP du Final Four. Qu’est ce que vous inspire son parcours ?

Kostas… Il nous a porté ce soir. Il m’a volé le titre de MVP. Je rigole, je rigole (rires). Je suis vraiment heureux pour lui, il le mérite. Il a travaillé dur pour ça. Il a fait une grande décision l’été dernier (en passant de l’Olympiakos au Panathinaikos). Beaucoup de gens ne croyaient pas qu’il pouvait faire ce qu’il a fait. Beaucoup de gens disaient qu’il était trop vieux. Et ce soir, il a fermé beaucoup de bouches et il a prouvé qu’il est un des meilleurs joueurs de l’EuroLeague.

« Je ne sais pas s’il sait lire l’avenir ou s’il est justement très confiant »

Mathias Lessort, au sujet de son coach Ergin Ataman

Mathias, peux-tu expliquer la magie d’Ergin Ataman. Il aime annoncer de grandes choses, critiquer publiquement ses joueurs. Mais il arrive à ses fins !

Moi je prends un match à la fois et lui, dès le début, il dit qu’il veut gagner l’EuroLeague. C’est le contraire de moi, il est comme il est, il croit en lui, il croit en nous. Et il avait raison, il était le premier à le dire, avant de signer un joueur, qu’il voulait gagner l’EuroLeague. Et il n’avait pas encore signé personne. C’est fou. Je ne sais pas s’il sait lire l’avenir ou s’il est justement très confiant. Il a dit qu’on allait gagner l’EuroLeague. On l’a vraiment fait.

Mathias, que diriez-vous à vous qui avait du mal à trouver des opportunités en EuroLeague, maintenant que vous êtes champion. Que diriez-vous à vous-même il y a quelques années?

J’ai toujours cru en moi. J’ai toujours cru que je pourrais rejoindre de bonnes équipes. Ma première campagne en EuroLeague, j’avais 21 ans. J’étais dans un environnement très difficile (à l’Étoile Rouge de Belgrade, ndlr). Sur la première moitié de la saison, j’étais un bon joueur pour un garçon de 20 ans pour la première fois dans le EuroLeague. Mais je ne sais pas, il y a eu des choses qui ont eu lieu dans les coulisses et ça n’était pas lié au basketball. Je n’ai pas joué comme je devais jouer. Ils ont signé un nouveau pivot dans la saison (Alen Omic). Je ne savais pas pourquoi ils l’avaient signé. Je ne sais pas pourquoi ils n’avaient plus confiance en moi. C’est une revanche pour moi-même et pour tous ceux qui n’ont pas cru en moi. Même au début de la saison, certains disaient je n’étais pas un grand intérieur pour une équipe qui jouait le titre, que j’étais un joueur d’EuroCup. Même l’année dernière on disait que je n’étais pas censé être en EuroLeague, les gens doutaient de moi. Et maintenant, je ne suis pas un champion d’EuroCup, je suis un champion d’EuroLeague.

À quelle place classez-vous ce titre dans votre carrière ?

En premier ! C’est le meilleur : vainqueur de l’EuroLeague, c’est fou !

Devant 10 000 fans !

C’était fou, ils ont fait tout ça pour nous. Ils ont rendu Berlin vert, et ce soir la rue de Berlin sera vert aussi, croyez-moi.

Et votre famille était là, à quel point c’est spécial ?

Comme je l’ai dit, je suis de Martinique, mes parents étaient là, ils m’ont vu quand j’étais jeune, et je pense que même eux ne croyaient pas ce qui se passait (ce soir). Et de les avoir là, ça rend ce moment incroyable. Je ne devais pas de vivre ce moment, c’est quelque chose de fou. Je ne suis pas censé être là, mais je suis.

À Berlin,

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