Maxime Courby (JL Bourg), la 300e rugissante

Crédit photo : Sébastien Grasset

Capitaine bressan, présent au club depuis 2015, Maxime Courby a fêté sa 300e apparition sous les couleurs burgiennes mercredi soir. L'histoire d'une progression commune et partagée avec la JL Bourg.

2 602 jours, c’est une vraie tranche de vie. Cela remonte droit jusqu’au 11 septembre 2015, ce soir où Maxime Courby a disputé sa première rencontre sous les couleurs de la JL Bourg. L’ailier nordiste avait alors découvert Ékinox à l’occasion d’un 1/32e de finale de Coupe de France, inscrivant 4 points contre Vichy-Clermont (66-57). Et donc, plus de sept ans plus tard, promu capitaine de la Jeu, il a atteint la barre symbolique des 300 matchs sous le maillot du même club, pesant de tout son poids afin de propulser Bourg-en-Bresse vers les cimes de l’EuroCup (86-73 contre Panevezys). « Il y a des jours comme cela où l’on voit le cercle un peu plus gros que ce qu’il n’est réellement », savoure celui qui a marqué 10 points dans les six dernières minutes, dont deux tirs primés capitaux.

Maxime Courby a été honoré par la JL Bourg mercredi

La preuve d’une progression linéaire, entre un joueur recruté pour être une doublure en Pro B (derrière Michael Cuffee et Brian Asbury) et celui capable d’être décisif en Coupe d’Europe. Une ascension partagée avec le club et mise en exergue par le président Julien Desbottes à l’occasion d’une petite cérémonie après le match. Dans le rond central d’Ékinox, Maxime Courby a reçu l’ovation du public burgien, un bouquet de fleurs et un maillot célébrant sa 300e cape avec la JL, en compagnie de sa femme et de ses deux enfants. « Sept ans de ma vie à Bourg, cela représente quelque chose », glissait-il dans la foulée. « Il y avait un peu d’émotion. C’était un match particulier car je savais que c’était mon 300e, et j’espère qu’il y en aura beaucoup d’autres derrière. »

Les bons conseils d’Hervé Dubuisson

Outre l’intouchable Benoit Mangin (12e saison au Portel) et la philosophie villeurbannaise (8e saison à l’ASVEL pour Charles Kahudi, David Lighty et Paul Lacombe), Maxime Courby représente presque une exception en France, lui aussi engagé dans son exercice n°8 avec la JL Bourg, tout comme David Holston à Dijon. Entre temps, il a vu défiler 85 joueurs à ses côtés, remporté un titre (Pro B 2017), disputé une finale majeure (défaite 97-98 lors de la Leaders Cup 2019 contre Strasbourg) et découvert la Coupe d’Europe. « Ça devient peut-être un peu rare de voir un joueur rester autant quelque part mais je me plais ici », explique-t-il. « Le projet m’intéresse toujours autant. Ce club me tient vraiment à cœur et ne cesse de se renouveler. »  Un postulat qui s’applique particulièrement à la situation courante, lui qui a très mal vécu la saison dernière sous la houlette de Laurent Legname et qui retrouve actuellement le sourire et des aspirations sous la coupe de Frédéric Fauthoux. « Avec le groupe qu’on a, je pense qu’on a la possibilité d’aller chercher quelque chose. On a un groupe qui aime jouer ensemble et ça se ressent sur le terrain. Ce n’est que le début mais on peut faire de très belles choses. »

Maxime Courby lors de son premier match officiel avec la JL Bourg le 11 septembre 2015 (photo : Vincent Janiaud)

Sacré champion d’Europe juniors en 2010 avec la génération Albicy, Maxime Courby ne sera probablement jamais l’une des figures majeures de la Betclic ÉLITE. C’est peut-être un peu de sa faute, lui qui n’a jamais réellement forcé sa nature au niveau de l’agressivité offensive, mais cela lui importe sûrement peu. Soldat par excellence, l’ancien ailier de Rouen se contente déjà très bien du fait d’être devenu le totem d’un club ambitieux. Avec une force majeure comme postulat de sa fiabilité : la qualité de son poignet,  qui a déjà fait de lui le shooteur n°1 à trois points en Pro B et en EuroCup. Une qualité loin d’être innée puisqu’à Antibes, en 2010/11, Savo Vucevic avait dû faire appel à son ami Hervé Dubuisson afin que son jeune joueur puisse corriger un tir défectueux (29% à trois points). Les enseignements du Dub’ ont porté leurs fruits et les progrès de son shoot (64% à trois points en EuroCup la saison dernière, et même 86% pour l’instant), couplées à son état d’esprit, sa polyvalence et sa combativité lui ont permis de faire une vraie carrière et de devenir capitaine d’une équipe de Betclic ÉLITE. Pour le rester jusqu’au bout ? Dans un entretien accordé au Progrès, l’enfant de Neuville-en-Ferrain a indiqué qu’il « rêvait » de finir son parcours dans l’Ain, là où il a déjà fait l’acquisition d’une propriété. Non loin d’Ékinox, évidemment.

La répartition des 300 matchs de Maxime Courby avec la JL Bourg :

  • 161 en Betclic ÉLITE
  • 68 en Pro B
  • 31 en EuroCup
  • 17 en Leaders Cup Pro B
  • 14 en Coupe de France
  • 5 en Leaders Cup
  • 3 en playoffs de Pro B
  • 1 en playoffs de Betclic ÉLITE

À Bourg-en-Bresse,

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Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

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