Mike James sceptique sur la NBA Europe après son expérience à Londres : « Je ne vois pas ça arriver en 2027 »

Meilleur marqueur de l’histoire de l’EuroLeague, Mike James s’exprime sur la future NBA Europe
Mike James (1,85 m, 35 ans) n’y croit pas. Interrogé sur la NBA Europe, le meneur de l’AS Monaco Basket a livré un discours très sceptique sur la faisabilité du projet à court terme, évoquant le manque de visibilité, l’incertitude autour des clubs participants et la question centrale du public. Des propos tenus au média Basketnews et partagés aux côtés de son coéquipier Jaron Blossomgame.
Un calendrier jugé irréaliste
Pour Mike James, l’horizon 2027 avancé par la NBA est difficilement crédible. « Je ne pense pas que ça arrive dans deux ans. Ils me disent toujours deux ans, mais je ne le vois pas. Qui va jouer dans cette ligue ? » s’interroge-t-il, mettant en avant l’absence de clarté autour des franchises qui composeraient cette future compétition européenne.
Le marché britannique ouvertement remis en question
Le leader monégasque s’est également montré très dubitatif sur l’idée de faire du Royaume-Uni un pilier du projet. Après avoir assisté à un match NBA à Londres, il ironise : « Ils disent que le Royaume-Uni est un marché inexploité. J’étais à un match NBA là-bas… laissez-le inexploité. »
Selon lui, même une affiche NBA avec des stars n’a pas suffi à remplir la salle : « Ce n’était pas plein pour Ja Morant et Paolo Banchero. Ce ne sera sûrement pas plein pour Mike James et Kendrick Nunn. »
Avant de conclure, non sans humour, qu’un simple ancrage londonien ne suffira pas : « Tu ne peux pas juste mettre une équipe à Londres et espérer que ça marche. Ils ont déjà une équipe, et je ne connais pas leur affluence. »
Blossomgame aussi dubitatif sur l’élan du projet
Présent à ses côtés, Jaron Blossomgame (2,01 m, 32 ans) partage ce sentiment de désillusion progressive : « Au début, il y avait beaucoup d’élan. Mais plus les détails sont sortis, moins ça avait de sens. On dirait que les grands clubs d’EuroLeague vont rester en EuroLeague. »
Pour le poste 4/3 monégasque, l’absence de clubs historiques serait rédhibitoire : « Sans équipes à forte histoire, j’ai du mal à imaginer le succès. On risque de voir beaucoup de salles vides. »
Sans les places fortes européennes, un projet fragile
Mike James insiste sur l’importance du public et des cultures basket bien ancrées : « Il faut des fans. Donc il faut les équipes grecques, serbes, turques. La Lituanie doit être là, c’est sûr. Et il faut aussi les clubs prestigieux, donc les équipes espagnoles. »
Or, selon lui, plusieurs signaux indiquent que ces places fortes resteraient fidèles à l’EuroLeague. « D’après ce qui se dit, le FC Barcelone a déjà resigné, et avec les liens actuels, j’ai du mal à voir le Real Madrid partir. »
Il cite également le cas de Valence, qu’il voit comme un projet solide appelé à rester en EuroLeague : « Leur salle est incroyable, l’équipe est bonne, le coach semble bon, et le propriétaire est très impliqué. Si eux n’y vont pas non plus, d’où viennent les équipes ? »
À travers ses propos, Mike James met en lumière les zones d’ombre persistantes autour de la NBA Europe : identité des clubs, poids des historiques, attractivité des marchés et réalité du public. Autant de questions qui, selon lui, rendent un lancement rapide très incertain.























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