Nando De Colo explique ses concessions pour que l’ASVEL le laisse rejoindre le Fenerbahçe : « C’est moi qui ai fait des efforts financiers »

Nando De Colo assume avoir fait des concessions financières pour quitter l’ASVEL
Nando De Colo (1,95 m, 38 ans) n’est plus un joueur de l’ASVEL. Le 4 janvier dernier, l’arrière français de 37 ans a officiellement quitté Lyon-Villeurbanne pour s’engager avec le Fenerbahçe, club qu’il avait déjà connu entre 2019 et 2022. Dans les colonnes de L’Équipe, Nando De Colo est revenu longuement sur ce départ, en évoquant à la fois le contexte sportif, les discussions entre clubs et surtout l’aspect financier d’un dossier plus complexe qu’il n’y paraissait.
Un départ rendu possible par des concessions financières
Sous contrat avec l’ASVEL jusqu’en juin, avec un montage lui permettant d’avoir une saison supplémentaire, Nando De Colo ne se projetait pas forcément ailleurs. Pourtant, pour que les actionnaires villeurbannais acceptent son départ, un équilibre financier devait être trouvé. « Il fallait qu’il y ait ce côté financier qui rentre dans l’équation, pour préserver les intérêts de l’ASVEL. Et c’est moi qui ai fait des efforts financiers », a-t-il expliqué à L’Équipe.
Selon nos informations, l’ASVEL devait encore plusieurs centaines de milliers d’euros au joueur au titre des saisons précédentes. Comme cela avait déjà été le cas pour Joffrey Lauvergne, le club avait prévu d’étaler ces paiements sur une saison supplémentaire afin de soulager sa trésorerie. Dans ce contexte, Nando De Colo a accepté de renoncer à une partie de cette année additionnelle, condition indispensable pour débloquer son départ. Les montants évoqués à l’étranger, autour de 600 000 euros, seraient toutefois légèrement supérieurs à la réalité (il s’agirait plutôt de 400/450 000 euros).
Pas d’indemnité, mais une dette allégée pour l’ASVEL
Contrairement à certaines spéculations, l’ASVEL n’a pas perçu d’indemnité de transfert dans l’opération. Le bénéfice pour le club rhodanien est ailleurs : en laissant partir son joueur cadre, il s’est surtout libéré d’une partie de la dette contractée envers lui. Une sortie par le haut, rendue possible par l’effort consenti par le principal intéressé, et qui a permis d’aligner les intérêts sportifs et économiques des deux parties.
Le poids du projet sportif dans la décision
Au-delà des aspects financiers, Nando De Colo a également pointé les limites du projet sportif villeurbannais de ces dernières saisons. « J’ai passé près de quatre ans à Asvel, il y a eu beaucoup de mouvements, avec des objectifs très élevés dès la première saison mais ça n’a pas vraiment fonctionné », a-t-il confié. Le turnover constant, les changements de coachs et la nécessité de repartir de zéro presque chaque année ont pesé dans sa réflexion.
À l’inverse, le projet du Fenerbahçe, champion d’Europe en titre, lui a offert un défi immédiat. « Je n’aime pas rester dans mon confort de basketteur », a résumé l’ancien international français, qui a échangé avec Sarunas Jasikevicius avant de donner son accord. « Il m’a clairement expliqué qu’il avait besoin d’un joueur dans mon style avec de l’expérience ».
Un avenir volontairement flou
Si certaines rumeurs évoquent déjà un accord jusqu’à la fin de la saison 2026-2027 avec le club stambouliote, elles ne sont à ce stade pas confirmées. Nando De Colo lui-même se montre prudent : « On ne sait jamais », a-t-il répondu à L’Équipe lorsqu’il a été interrogé sur la suite de sa carrière et la perspective de la retraite. Pour l’heure, l’ancien Villeurbannais s’est engagé pour les six prochains mois, avec l’envie de jouer les premiers rôles en EuroLeague sous le maillot du Fenerbahçe, comme il l’a prouvé vendredi soir.























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