Strasbourg terrasse l’AS Monaco et file en finale de la Coupe de France !

Pour faire face à l’enchevêtrement de matchs, à un calendrier démentiel, l’AS Monaco a trouvé la solution : se saborder lors du money-time de sa demi-finale de la Coupe de France pour s’éviter un crochet par Bercy en plein milieu de sa probable série de playoffs d’EuroLeague. Blague à part, il est difficile de comprendre comment la Roca Team a pu vivre une fin de match aussi cauchemardesque à Trélazé.

Un 32-6 pour terminer la rencontre !

À 5 minutes et 6 secondes du buzzer final, Mike James décalait Yakuba Ouattara à 45 degrés. L’ailier All-Star trouvait la ficelle et l’ASM semblait s’envoler vers l’Accor Arena (54-67). Ce sera finalement surtout l’avant-dernier panier du match pour les joueurs de Sasa Obradovic, hormis une claquette miraculeuse de Donta Hall pour arracher la prolongation (70-70) ! Un 16-1 autant initié par les multiples pertes de balle monégasque que par la hargne de Jean-Baptiste Maille (13 points à 4/7, 4 rebonds et 5 passes décisives pour 22 d’évaluation) et compagnie. La prolongation ne fut qu’un long prolongement de cette agonie de la Roca Team, finalement défaite 73-86 : une cinquième faute de Mike James après 10 secondes, un repli défensif plus que douteux, une fébrilité incarnée par Léo Westermann (-2 d’évaluation) ou Danilo Andjusic (8 points à 2/9 et 4 balles perdues) et des jambes certainement très lourdes à l’issue d’un 5e match en 8 jours.

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Jean-Baptiste Maille a joué un rôle crucial dans le renversement de situation
(photo : Bellenger / IS / FFBB)

Pourtant, à l’image de l’ASVEL la semaine dernière, l’AS Monaco aurait pu s’éviter une fin de match aussi bâclée (6-32). Sa domination dans la raquette (46 rebonds à 31, dont 16 offensifs), son intensité défensive du deuxième quart-temps où la SIG n’avait plus aucune solution et le superbe passage de Mike James (19 points à 6/13 et 5 passes décisives) auraient pu s’avérer suffisants afin de s’ouvrir les portes de Bercy. Mais pas face à cette équipe alsacienne là, passée maître dans l’art de ne jamais rien lâcher. Alors bien sûr, la Roca Team a des objectifs bien plus élevés cette saison qu’une simple Coupe de France, notamment en EuroLeague, mais  il est interdit de galvauder de la sorte un trophée que l’on n’a jamais gagné, a fortiori lorsque son palmarès national n’est pas spécialement garni (trois sacrés à Disneyland Paris).

« On ne célèbre pas, on est censé être là ! »

Double lauréate de la Coupe de France ces dernières années (en 2015 et 2018), c’est donc la SIG qui s’offrira les honneurs d’un immense rendez-vous à l’Accor Arena. Et au vu de son week-end à Trélazé, les hommes de Lassi Tuovi ne l’ont pas volé : le leader Boulogne-Levallois dynamité (95-87) et l’armada monégasque renversée (86-73), après avoir compté jusqu’à 17 longueurs de retard (30-47, 25e minute). « Comme l’a dit Ike Udanoh, on ne célèbre pas : nous sommes censés être là », clamait Léopold Cavalière au micro de MCS Basket. « On a cet état d’esprit : quand on joue des grosses équipes, on n’est pas là juste pour faire bonne figure, on est là pour gagner. On l’a fait aujourd’hui et on compte le faire jusqu’au bout. » Une mentalité qui pourrait permettre à la SIG de prochainement orner son palmarès d’un nouveau Trophée Robert Busnel.

par

Qui a écrit ce papier ?

Alexandre Lacoste

BEBASKET

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