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Un champion NBA aux Warriors se lâche : « Steve Kerr a été un frein à ma carrière »

Un cadre de la dynastie Warriors est récemment revenu sur l’impact de Steve Kerr dans son évolution offensive, entre frustration personnelle et réussite collective.
Un champion NBA aux Warriors se lâche : « Steve Kerr a été un frein à ma carrière »

Draymond Green pense que Steve Kerr l’a gêné offensivement dans sa carrière.

Crédit photo : © Bob Kupbens-Imagn Images
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Pierre angulaire de l’histoire récente des WarriorsDraymond Green n’a jamais été un joueur comme les autres. Indispensable dans l’ombre de Stephen Curry et Klay Thompson, l’intérieur de Golden State s’est imposé comme l’un des meilleurs connecteurs de sa génération. Pourtant, derrière les titres et les distinctions, le quadruple All-Star nourrit aussi quelques regrets vis-à-vis de Steve Kerr, son coach.

PROFIL JOUEUR
Poste(s): Ailier Fort
Taille: 198 cm
Âge: 36 ans (04/03/1990)

Nationalités:

logo usa.jpg
Stats 2025-2026 / NBA
PTS
8,3
#266
REB
5,5
#102
PD
5,6
#35

Steve Kerr, un « frein » dans la carrière de Draymond Green ?

Entraîneur des Warriors depuis plus d’une décennie, Steve Kerr a façonné un modèle offensif unique autour du trio Stephen Curry – Klay Thompson – Draymond Green. Par sa lecture du jeu, sa qualité de passe et son sens du timing, ce dernier a été au cœur du système, dans un rôle de connecteur essentiel. Une organisation qui a culminé en 2015-2016, Golden State réalisant la meilleure saison régulière de l’histoire avec 72 victoires pour 10 défaites.

Cette année-là, l’ancien de Michigan State a compilé 14 points, 7,4 passes décisives et 9,5 rebonds de moyenne, terminant septième du classement du MVP. Des sommets que Draymond Green n’atteindra plus jamais par la suite. L’arrivée de Kevin Durant à l’été 2016 a rebattu les cartes. Dans un effectif déjà riche en talents offensifs, les responsabilités ont été redistribuées, et l’ancien de Michigan State estime en avoir fait les frais.

« Quand Kevin Durant est arrivé à partir de 2016, je n’ai plus eu de système pour moi. Pas le moindre système mis en place pour moi dans notre cahier de jeu depuis 2016. Tu penses que ça peut freiner quelqu’un en tant que joueur offensif ? Bien sûr que oui. Parfois, je rentre chez moi, je repense à ma carrière et je suis incroyablement heureux de ce que j’ai réussi à construire. Mais par moments, il m’arrive de me poser et de me demander : ‘Qu’est-ce que j’aurais vraiment pu devenir si j’étais resté fidèle à mon jeu et à ce que j’étais vraiment ?' ».

Une réflexion poussée plus loin encore, puisque le joueur de 36 ans n’hésite pas à évoquer le rôle de son entraîneur. « Malgré tout ce qu’il a fait pour m’aider dans le basket, une partie de moi pense qu’il a été un frein à ma carrière et à ce que j’aurais pu devenir. »

Un système pensé pour gagner, pas pour briller

L’arrivée de Kevin Durant à Golden State a été source d’interrogations multiples pour tous les observateurs. Comment autant de joueurs talentueux pourraient bien se partager un seul et unique ballon ? La réponse est simple, tous ces joueurs étaient déterminés à gagner.

Stephen Curry a vu sa moyenne de points diminuer, tout comme Kevin Durant, malgré des pourcentages toujours délirants. Dans ce contexte, Draymond Green a logiquement perdu en volume offensif, mais comment en vouloir à Steve Kerr. Dans son effectif, l’ancien coéquipier de Michael Jordan aux Bulls possédait trois shooteurs comptant parmi les meilleurs de l’histoire.

Ce sacrifice collectif a porté ses fruits avec deux titres NBA en trois saisons, confirmant le statut de cette équipe comme l’une des plus marquantes de l’histoire.

Entre frustration et reconnaissance

Malgré ses interrogations, Draymond Green ne renie rien. Bien au contraire, le 35e choix de draft insiste sur la reconnaissance qu’il éprouve envers Steve Kerr et le système dans lequel il a évolué.

« Je serai éternellement reconnaissant envers Steve Kerr. Je ne pourrais jamais lui rendre tout ce qu’il m’a apporté. Notre succès, ma façon de jouer, le fait de devenir le joueur que je suis pour cette franchise, pour cette dynastie, je lui dois cela. Au final, ça l’a aussi aidé lui. Je ne pourrais jamais lui rendre la pareille. Donc, je lui serai toujours reconnaissant. »

Au final, l’essentiel est là : plusieurs titres NBA, une place centrale dans une dynastie historique et une identité de jeu qui a marqué toute une époque. D’autant que de l’autre côté du terrain, Steve Kerr a placé Green au centre de sa défense, mettant en avant ses qualités intrinsèques exceptionnelles. Avec le temps et les succès collectifs, le natif du Michigan s’est imposé comme l’un des meilleurs défenseurs de sa génération.

Reste une interrogation presque inévitable lorsque l’on écoute l’ailier fort : sans ces sacrifices, que seraient devenus individuellement les membres de ce trio mythique ? Peut-être plus dominants statistiquement, mais sans doute moins marquants collectivement.

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Un Warriors se lâche sur Steve Kerr : "il a été un frein dans ma carrière !"