« Un match de légende » : l’ASVEL a dignement fêté son triomphe sur l’AS Monaco

Crédit photo : Infinity Nine Media / Arthur Viguier

Héroïques au terme d'un scénario haletant lors du match 5 des finales de Betclic ÉLITE, les Villeurbannais n'ont pas boudé leurs plaisir dans une Astroballe inondée de bonheur.

« What drives me is winning championships » (*).  Cette phrase, chère à Tony Parker, est affichée en grand dans les coursives de l’Astroballe. Écrite en blanc sur un fond noir, elle en deviendrait presque la devise de l’ASVEL. Quelques mètres plus tard, une ribambelle de photos des différents titres de l’institution rhodanienne vous saute aux yeux. Dans quelques jours, un autre cadre prendra place à la suite des 20 premiers… Le 25 juin 2022 fera date dans l’histoire de l’ASVEL, trois ans jour pour jour après son sacre en 2019.

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« Perdu, blanc et livide »

Cette 3e couronne nationale de suite, l’ASVEL est allée la chercher avec ses tripes, au bout d’une saison folle et d’une dernière rencontre épique (le compte rendu ici). « C’est un match de légende, il va rester dans les annales », note Paul Lacombe. « C’est exceptionnel ce qu’il s’est passé ce (samedi) soir. On arrache une prolongation, je ne sais comment. Quand Monaco revient dans le match (60-68, 37’), je suis perdu sur le banc, tout blanc et livide. Je revis toutes les finales perdues dans le passé mais ça reste mon plus beau titre. »

Chris Jones, Matthew Strazel et Elie Okobo croquent la médaille
(photo : Infinity Nine Média / Alexis Viguier)

Sans Élie Okobo, bien décidé à faire quelques frayeurs à l’Astroballe avec ses quatre lancers-francs ratés dans le money-time, ce titre n’aurait pas eu la même saveur. Les émotions n’auraient peut-être pas été aussi fortes. Prenez par exemple Matthew Strazel, du genre très expressif, qui n’a pu contenir sa joie dès le coup de sifflet final. En compagnie d’Antoine Diot, l’ancien de Marne-la-Vallée s’est précipité sur William Howard, allongé en plein milieu du terrain après avoir réussi l’interception défensive du match face à Dwayne Bacon, quelques secondes après un contre homérique sur Paris Lee. Il a longtemps eu les yeux embués, avant de finir par lâcher quelques larmes. De joie, bien évidemment.

Après une saison jalonnée par les blessures et par des tensions internes et au bout d’un marathon de 79 matchs, l’ASVEL s’est saisie du Graal. Une telle prouesse valait bien quelques petits pas de danse de Dylan Osetkowski. Les cheveux dans le vent et la casquette retournée, il s’est laissé porter par la musique dans une Astroballe inondée de bonheur. Chacun a profité du moment à sa manière : Antoine Diot a découpé les filets des paniers alors que Victor Wembanyama, déjà très impliqué dans les huées collectives des dernières attaques monégasques et les cris « Défense, défense ! », a donné le la du clapping avec les Green Gones après s’être directement précipité dans leurs bras au buzzer final. Tony Parker, le boss de l’ASVEL, a lui multiplié les accolades avec son staff et ses joueurs.

David Lighty, le nouveau « Roi de l’Astroballe » ?

Ensuite, est venu le moment de la remise du trophée. En bon capitaine, le t-shirt de champion mis autour de sa tête façon bandana, David Lighty a soulevé le massif trophée de champion de France (35 kilos de bronze). Une habitude pour lui puisqu’il est désormais quintuple champion (Nanterre 2013 et ASVEL 2016, 2019, 2021 et 2022), le plus haut total pour un joueur étranger dans l’histoire du basket français ! Il se murmure même que le natif de Cleveland serait en passe de détrôner Kingo, surnommé « le Roi de l’Astroballe » par le speaker caennais Pierre Salzmann-Crochet. Quoi qu’il en soit, D-Light continue d’écrire la légende de Villeurbanne et de se rapprocher d’un numéro retiré en compagnie des inoubliables Alain Gilles et Delaney Rudd aux cintres de l’Astroballe

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« C’est juste incroyable, je n’ai pas les mots », glisse Matthew Strazel qui vivait vraisemblablement son dernier match sous les couleurs de l’ASVEL, avant de partir en prêt ailleurs. Avant d’ajouter l’air malicieux et de filer vers les vestiaires pour sabler le champagne : « Croyez-moi, on a tous au moins une bouteille. » Les joueurs ont multiplié les selfies, ont douché leurs coachs au champagne. Ils ont tout simplement profité de l’instant, de leur instant. Privés de Charles Kahudi et de Victor Wembanyama en playoffs, les Rhodaniens ont réussi à pérenniser leur hégémonie sur le championnat de France. Une mission loin, très loin d’être évidente, où l’ASVEL avait du mal à se trouver au cœur de l’hiver. « Les joueurs m’ont encore surpris : la difficulté commençait à s’installer rapidement mais le cœur a parlé, souligne Gaëtan Muller.  C’est tout ce qu’on pouvait attendre et rêver. Les joueurs sont allés chercher le petit “+” pour s’imposer. » Sa douche au champagne prise, Gaëtan Muller, comme le reste du staff et des joueurs, s’est ensuite engouffré dans le salon VIP de l’Astroballe, transformée en boîte de nuit géante avec DJ Cut Killer aux manettes. Une nuit de légende, la suite logique après une saison hors norme…

 

À Villeurbanne,

Joueurs et coachs ont pris une douche au champagne après la rencontre.
Joueurs et coachs ont pris une douche au champagne après la rencontre.

(*) “Ce qui me motive, c’est de gagner des titres !”

 

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Qui a écrit ce papier ?

Théo Quintard

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