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Vincent Collet enthousiaste concernant l’arrivée de Victor Wembanyama : « Ça ne peut être que du positif »

Équipe de France - Vincent Collet est longuement revenu jeudi, lors de l'annonce des présélections pour les Jeux olympiques, sur le cas Victor Wembanyama. Entre excitation et prudence, le sélectionneur a pris le temps de répondre aux nombreuses questions des journalistes sur la star des Spurs.
Vincent Collet enthousiaste concernant l’arrivée de Victor Wembanyama : « Ça ne peut être que du positif »

Vincent Collet et Victor Wembanyama ont collaboré ensemble une saison aux Metropolitans 92.

Crédit photo : Sebastien Grasset

Le nom de Victor Wembanyama (2,24 m, 20 ans), logiquement retenu dans la présélection pour les Jeux olympiques de Paris, était sur toutes les lèvres, jeudi aux tours BPCE du 13e arrondissement de Paris, lors des annonces de la FFBB.

Auteur d’une magnifique première saison en NBA, récompensée d’un titre de rookie de l’année, le prodige français est attendu de pied ferme par le monde du basket et au-delà pour faire briller les Bleus comme jamais lors de cet évènement unique. À tel point que Vincent Collet, assailli de tous bords en conférence de presse comme en zone mixte, a passé de longues minutes à dire tout le bien qu’il pensait de son ancien protégé chez les Metropolitans 92. L’occasion d’en savoir plus sur les plans du sélectionneur vis-à-vis de notre « alien », mais pas que.

« Son évolution et sa capacité d’apprentissage sont hors norme »

Interrogé sur les premiers pas de Wemby dans la grande ligue américaine, l’ancien entraîneur de la SIG lâchait. « Il est extraordinaire, au sens littéral. On n’est pas habitués à ça. Son évolution et sa capacité d’apprentissage sont hors norme […]. Est-ce que j’ai été surpris par sa saison ? Oui, parce que c’est incroyable qu’il franchisse les étapes avec autant d’aisance ; non, parce que j’ai eu la chance de le côtoyer et je sais qu’il a un potentiel qu’on n’a jamais vu et qu’on n’est peut-être pas prêts de revoir. »

Une entrée en matière admirative du technicien de 60 ans, qui soulignait dans la foulée les qualités d’adaptation entrevues chez l’ancien Villeurbannais en cours d’année, et son évolution dans le jeu. « Ce qui est intéressant, c’est qu’après un début de saison où il était parfois en difficulté sur certains aspects, il n’a cessé de progresser, en particulier à partir du mois de janvier. Il a étoffé son volume de jeu, en étant plus collectif vis à vis de ses coéquipiers. Il leur a davantage facilité le jeu, ce qui pour moi est la marque des très grands joueurs. Ce n’était pas le cas en début de saison, mais à partir de janvier il a fait davantage de passes et aidé les Spurs à être meilleurs. » Avant de poursuivre. « Sur les derniers mois il a aussi fait de meilleurs choix, sachant qu’en début de saison, il était parfois à 4 ou 5 ballons perdus, souvent dus à des actions difficiles dans le trafic qu’il a limité par la suite. »

Gobert-Wembanyama : la « base défensive » des bleus

Raccrochant le sujet aux joutes estivales à venir et au projet de jeu souhaité pour l’équipe de France, Vincent Collet ne pouvait s’empêcher de louer les capacités défensives de la star des Spurs. « Un autre aspect auquel je suis très attaché, c’est sa domination dans le domaine défensif. Avec lui (sur le terrain), à partir de janvier, San Antonio avait la meilleure défense NBA, alors que sans lui ils étaient derniers. » Une transition toute trouvée pour évoquer l’association sous le maillot bleu de Victor Wembanyama et Rudy Gobert (2,16 m, 31 ans), tout juste sacré meilleur défenseur de l’année en NBA pour la 4e fois. « Elle devrait nous permettre d’avoir une base défensive très importante […]. On va essayer d’utiliser au mieux la capacité de dissuasion que représente l’association de Rudy-Victor. »

Et si le duo d’intérieurs fait fantasmer le sélectionneur, ce dernier n’en restait pas moins lucide quant à la complexité d’associer les deux big men sur le terrain. « Il y a des moments où ils joueront ensemble. Pas de façon systématique, mais ils vont jouer ensemble. La préparation va nous servir à travailler ces phases-là. Il va falloir qu’on trouve de la complicité et de l’équilibre. » Une déclaration teintée de prudence, que l’ancien joueur du Mans ponctuait d’une once d’optimisme, comme pour mieux se convaincre. « On sait que Victor a cette capacité à pouvoir s’écarter et à bouger autour, donc je ne vois pas de raison qui nous empêcherait de les associer sur le terrain. »

Patience et prudence

Mais au-delà de la connexion Gobert, la question de l’intégration de Wemby au sein de l’équipe, de part son profil et son statut, revenait logiquement. Alors que Vincent Collet déclarait que « l’arrivée de Victor devrait faire un peu basculer le jeu de l’équipe de France vers l’intérieur », le sélectionneur se voulait aussi lucide que confiant. « Ça dépend de tellement de paramètres… Ça ne dépend pas que de Victor, pas que de moi. Ça dépend de tous l’écosystème, des autres joueurs, et comment les choses vont se mettre en place. Mais il n’y a pas de raison que cela ne se passe pas bien. On a tous le même objectif d’être performants et qu’on aille le plus haut possible, donc il n’y a pas de raison pour que tout le monde ne fasse pas le maximum pour que ca se passe très bien. »

Une confiance mesurée tant sur l’intégration de Victor au sein de l’équipe que sur les perspectives nouvelles que sa simple présence offre à l’équipe de France pour ces J.O. « Comme pour n’importe quelle équipe qui accueille un grand joueur, ça ne peut être que du positif. Maintenant, pour évaluer exactement ce que cela va changer, il faut être patient. » Avant de rappeler l’essentiel pour un sport qui se joue à 5. « De toute façon, ça reste un sport collectif. On a vu cette année que même s’il a produit des chiffres impressionnants, il a parfois souffert avec son équipe. » Un rappel des faits sous forme d’avertissement pour tous ceux qui se mettraient déjà à rêver, alors que la route vers le titre reste encore très longue, dont le natif de Sainte-Adresse (76) espère faire un atout. « Mais c’est peut-être quelque chose qui va nous servir, parce que connaissant Victor, qui est un compétiteur, il aura encore plus la dalle pour gagner avec l’équipe de France cet été. »

Espérons pour les Bleus et Vincent Collet, qui disputera ses quatrièmes Jeux olympiques cet été à la tête du groupe, que l’appétit du prodige de 20 ans permette à la France de rafler sa deuxième médaille olympique d’affilée.

Commentaires


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clem49hotmilk
Par rapport à la dernière phrase, la médaille en 2000 n'est pas la dernière, la France a aussi eu une médaille d'argent il y a 3 ans.
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