Vincent Collet : « Pas loin d’être la pire mi-temps de ma carrière »

Il y avait 51-20, soit 31 points d’écart, avant le dernier panier de la première mi-temps. Puis, avant le dernier panier de la deuxième mi-temps, il y avait cette fois 72-75. Si la SIG Strasbourg a égalisé à 75 partout sur un panier à 3-points de Jarell Eddie, elle s’est finalement inclinée 89-85 en prolongation contre Dijon et sort donc des playoffs de Jeep ELITE 2019.

« Je ne comprends pas très clairement, a-t-il avoué à la presse après le match*. Pour moi c’est impossible… Même pas improbable, c’est impossible à la condition d’être un minimum sérieux ce qu’on n’a pas été à l’entame de la deuxième mi-temps provoquant un rapproché. Ça peut arriver dans ce genre de situation mais après tu réenclenches et ça repart mais malheureusement on n’en a jamais vraiment été capable. On a perdu totalement le rythme. Là où on faisait voler la balle en première mi-temps on a de nouveau ralenti les transmissions, trop dribbler… Alors que rien n’avait changé en défense de leur côté. En plus de l’autre côté on a commis une succession d’erreurs. On était partout en première mi-temps et après on était en retard sur beaucoup de situations. On a laissé (Ryan) Pearson s’installer dans le confort puis ensuite (Axel) Julien a fini le travail.

C’est totalement incroyable et désolant… C’est à l’image de pleins de choses. On avait montré dans l’année qu’on était capable de prendre 30 points sur un match, on a montré maintenant qu’on pouvait les prendre sur une mi-temps. C’est affligeant ! Je crois que ce n’est pas loin d’être la pire mi-temps de ma carrière. Le bilan des playoffs est un cruel échec. On avait gagné le match à la mi-temps. »

Le sélectionneur de l’équipe de France masculine a ensuite dressé un tableau noir de la saison 2018/19.

« Même si Dijon fait un retour fantastique, ils ne le font pas tout seul, c’est aidé par notre comportement. Même si on a fini sixième (de la saison régulière) et qu’on a gagné des matches, on n’a pas produit la même qualité de jeu que les années précédentes et surtout comparativement aux saisons précédentes, on n’a pas progressé. Ça faisait 6 ans qu’on était toujours meilleur à la fin qu’au début de saison, que l’équipe progressait, mais cette saison on n’a pas progressé d’un iota. Cette équipe est resté fidèle à elle-même dans la connerie ! »

Sous contrat encore un an à Strasbourg et à la FFBB, Vincent Collet pourrait bien connaître un été charnière dans sa carrière d’entraîneur : il doit parvenir à constituer une bonne équipe avec la SIG pour rebondir en 2019/20 et réaliser un résultat intéressant à la Coupe du Monde avec les Bleus. Sinon, il risque de perdre son poste en club alors qu’il est déjà censé être remplacé à l’issue de son contrat avec l’équipe nationale.

*propos retranscris sur sigstrasbourg.fr

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Rédaction Bebasket

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