Vincent Loriot dans le podcast Mauvaise Lang : L’immersion dans les coulisses du recrutement du MSB

Vincent Loriot mise avant tout sur l’humain
Au Mans Sarthe Basket, Vincent Loriot incarne une approche singulière du métier de directeur sportif. Loin de se limiter aux statistiques et aux vidéos, l’ancien journaliste de Maxi Basket revendique une vision profondément humaine du recrutement. Une philosophie qui participe à la longévité et à la compétitivité du MSB sur la scène française.
Dans le podcast Mauvaise Lang animé par Nicolas Lang (1,96 m, 35 ans), l’actuel Directeur Sportif du MSB se dévoile.
Une trajectoire atypique devenue une force
Avant de basculer dans le monde des dirigeants, Vincent Loriot s’est construit une solide réputation dans la presse spécialisée, notamment à Maxi Basket. Pendant près de vingt ans, il a affûté son regard en disséquant le jeu, à une époque où accéder aux matchs NCAA relevait presque du parcours du combattant.
Cette culture basket, nourrie par des VHS et des magazines américains, lui a permis de développer une expertise précieuse. Complétée par un Master 2 au CDES de Limoges, elle lui offre aujourd’hui une vision globale du rôle de directeur sportif, bien au-delà du simple recrutement.
Le président Christophe Le Bouille l’a alors recruté comme Coordinateur Sportif du MSB en 2012.
“ Recruter un homme avant un joueur ”
C’est le cœur de sa méthode. Pour Vincent Loriot, le talent ne suffit pas à garantir la réussite d’un joueur dans un collectif. La personnalité, la situation familiale ou encore la capacité d’adaptation sont des critères déterminants.
L’exemple de TaShawn Thomas illustre parfaitement cette logique. Malgré un premier passage mitigé, la qualité des relations humaines a permis un retour au club. L’intérieur américain a même accepté une baisse de salaire significative de près de 30 à 40% pour revenir dans un environnement où il se sentait en confiance.
Dans ce contexte, les outils comme Synergy ne sont qu’un complément. L’observation quotidienne et les échanges humains restent au centre du processus.
L’ELITE 2, vivier stratégique du MSB
Le Mans s’appuie régulièrement sur l’ELITE 2 pour construire son effectif. Une division que Vincent Loriot considère comme l’une des plus compétitives d’Europe pour révéler des profils prêts à franchir un cap.
Plusieurs réussites valident cette stratégie, à l’image de Lahaou Konaté ou Terry Tarpey. Plus récemment, les arrivées de Noah Penda ou Lucas Dufeal en provenance de Vichy s’inscrivent dans cette continuité.
Le recrutement s’effectue de manière collégiale, avec l’implication du président Christophe Le Bouille, du coach Guillaume Vizade et de l’ensemble du staff. Une organisation qui permet de croiser les regards et de limiter les erreurs, même si certains paris restent assumés, comme celui tenté sur Trevor Hudgins.
Une stabilité rare dans le paysage français
Dans un championnat souvent marqué par l’instabilité, le MSB fait figure d’exception. Le club s’appuie sur une continuité forte, tant dans ses choix sportifs que dans son fonctionnement interne.
Les résultats parlent d’eux-mêmes : 20 finales disputées depuis 2003, un record de participations en Leaders Cup et une présence régulière en playoffs. Cette constance repose sur un environnement serein, où la confiance et la fidélité sont valorisées.
En misant sur le développement des joueurs et sur une approche humaine du management, Le Mans continue de s’inscrire durablement parmi les références du basket français.
L’interview est à découvrir ici:

























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