Alex Sarr réussit l’un de ses meilleurs matchs pour la première victoire des Wizards depuis… 1 mois !

Sarr dunk en force devant un Zaccharie Risacher impuissant
Depuis le début de saison, la Capital One Arena de Washington DC avait une ambiance proche d’un cimetière. Déjà pas vraiment populaires dans la ville, les Wizards ont aggravé leur cas en réalisant l’un des pires débuts de saison de leur histoire. C’est simple, avant ce mardi 25 novembre, ils n’avaient toujours pas remporté le moindre match à domicile. Et à l’extérieur, le bilan n’était pas plus glorieux. La franchise de la capitale n’avait remporté qu’un seul de ses 16 premiers matchs, et l’ambiance était au plus bas dans le vestiaire. Mais ça, c’était avant ce premier match de la saison contre les Atlanta Hawks.
Le fait que ce match compte pour la NBA Cup et qu’un parquet rouge vif ait été installé changeait déjà l’atmosphère avant même le début de match. Et les premières minutes de celui-ci n’ont fait qu’accentuer le phénomène. Car les Wizards ont débuté sur les chapeaux de roues. Principalement grâce à CJ McCollum (46 points) et Corey Kispert (19 points), l’équipe a commencé sur un tonitruant 8/8 à 3-points.
Première victoire en NBA depuis mars pour Coulibaly !
Mais déjà, Alexandre Sarr (2,16 m, 20 ans) en profitait pour mettre ses premiers paniers, tout comme Bilal Coulibaly (9 points, 3 rebonds, 4 passes décisives), qui a gagné son premier match NBA depuis le 9 mars !
Sauf qu’au contraire de son aîné, Sarr a continué tout au long du match. Mettant en application tous ses progrès entrevus sur des flashs cette saison, le Bordelais n’a pas arrêté d’attaquer le panier. Peu importe qu’il y ait le géant Kristaps Porzingis (22 points, 8 rebonds) en face de lui, ou les plus petits Onyeka Okungwu (20 points) et Jalen Johnson (7 points).
Un Alex Sarr de gala !
« J’essaye d’être agressif »
Le Français a joué avec force et de manière incisive, réussissant plusieurs dunks dans le trafic et provoquant 8 lancers-francs, mais aussi en finesse avec des flotteurs et autres fade-aways. « J’arrive à mieux prendre ce que la défense me laisse. J’essaye d’être agressif. Quand je vois qu’il y a un couloir ouvert vers le panier, je fonce, je joue des épaules et j’essaye de finir sur un flotteur ou un double-pas » a-t-il expliqué en conférence de presse. Il ne termine pas avec sa meilleure ligne statistique de la saison (derrière les 31 points face aux Celtics et aux Sixers), mais peut-être avec la meilleure impression visuelle de puissance. Car en plus de ses 27 points (avec seulement un tir à 3-points), il ajoute 11 rebonds, 2 interceptions et 2 contres.
« MVP, MVP ! »
Si bien qu’à chaque fois qu’il allait sur la ligne des lancers-francs, Sarr avait le droit à des chants “MVP, MVP, MVP” de la part du public de la Capital One Arena. « C’était marrant au début parce que c’est un petit groupe de fans qui a commencé ça. Après c’est devenu plus grand. C’est une super ambiance, surtout quand on gagne » a apprécié celui qui n’en avait encore jamais reçu en NBA.
Pour cause, son impact s’est clairement fait ressentir sur la victoire, et il termine avec un plus/minus de +30. Au vu de la faiblesse du secteur intérieur des Wizards, l’équipe a clairement besoin de lui pour exister. « Alex a évolué. On le voit vraiment cette saison, il a fait un bond en avant. Il a son empreinte sur le match, des deux côtés du terrain. Il protège très bien son arceau, et son arsenal offensif est en pleine évolution » l’a complimenté son coach Brian Keefe.
Risacher toujours étrangement utilisé
Mais le plus important est que pour une fois, sa performance se traduit par une victoire. La première à domicile, la première depuis un mois, et ce contre un adversaire en course pour l’avantage du terrain en playoffs. « On n’a pas su les sortir de leur zone de confort. Ils étaient trop à l’aise, et au final l’écart s’est creusé… C’est dommage parce que ce n’est pas à l’image de notre équipe » nous confiait de l’autre côté Zaccharie Risacher dans son vestiaire.
Toujours aussi étrangement utilisé par son coach, le n°1 de la Draft 2024 a joué 30 minutes dans une partie dans le garbage time, pour marquer 17 points à 6/12 aux tirs, en plus de 5 rebonds, 2 interceptions et 3 contres. La retrouvaille entre les deux anciens coéquipiers en équipe de France s’est donc conclue pour une fois par une victoire des Wizards. Épisode 2 dans 11 jours, toujours à Washington.
Depuis Washington,
« It is Air France » ✈️🤭
Et une partie du public qui lâche des grands MVP (avec pourtant McCollum à 40 pions)
Alex « MVP » Sarr
Merité ! pic.twitter.com/S32BFvafmD— David (@DavidKsprt) November 26, 2025



























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