Bourges prend sa revanche sur les Flammes Carolo, cette fois en EuroLeague

La finaliste WNBA Monique Akoa-Makani a frôlé le double-double
Vu que les trois équipes françaises se sont qualifiées pour la deuxième phase qui ne comporte que deux groupes, c’était inévitable : deux d’entre elles devaient forcément s’affronter un jour ou l’autre. La première opposition franco-française de cette EuroLeague féminine 2025/26 a donc eu lieu entre le Tango Bourges et les Flammes Carolo, maintenant membres du même groupe E. Et le score final est sans appel.
Il faut dire que les joueuses de Charleville-Mézières arrivaient dans cette deuxième phase avec un statut de “petit poucet”. Dans un groupe de la mort avec des ogres de l’EuroLeague féminine (Prague, Schio, Gérone, Bourges, Galatasaray), elles seront ciblées par la concurrence. D’autant plus qu’elles arrivent avec le pire bilan du groupe, transféré depuis la première phase (2 victoires pour 4 défaites), et sont donc loin derrière les cinq autres équipes qui ont toutes des bilans positifs. Bourges est donc le premier club à en profiter, même si la tâche n’était pas si facile (il y avait seulement 2 points d’écart au retour des vestiaires).
Une victoire confortable
Deux mois après leur défaite en championnat, les Bérruyères ont pris leur revanche sur les Flammes, grâce à une dynamique bien différente qu’au mois d’octobre. Devant le Prado, cette victoire a mis du temps à prendre forme, mais l’écart final est sans appel : 85-57, soit +28. Tima Pouye termine MVP avec 20 points, 8 rebonds et 25 d’évaluation. À noter que du côté des Flammes Carolo, on a pu apercevoir pendant 6 minutes… Amel Bouderra, pourtant censée être retraitée depuis cet été. La meneuse de 36 ans, au club depuis 2010, donne un coup de main à ses anciennes coéquipières, qui n’étaient qu’au nombre de 7 à cause des blessures.
De son côté, le Tango souffrait aussi des absences de Nancy Fora (longue durée) et de Marie-Paule Dally (touchée à l’entraînement). Ce qui ne leur a pas empêché de l’emporter, notamment grâce à une défense asphyxiante. Tout leur a réussi en seconde période, à l’image de ce tir désespéré du logo d’Alix Duchet (8 points, 6 passes décisives) dans la dernière minute, qui rentre.
Avant cela, c’était principalement Élodie Naigre qui avait mis les siennes sur les rails, avec ses 13 points à la mi-temps. Ses coéquipières ont ensuite pris le relais, puisqu’elle n’a plus marqué un point en seconde période. Dans cet élan collectif, la jeune Inès Pitarch-Granel s’est encore illustrée, avec un deuxième match d’affilée à 12 points en EuroLeague.
























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