Frédéric Fauthoux après France – Israël : « On a perdu pied »

Frédéric Fauthoux est resté assez fermé pendant France – Israël
Battue pour la première fois lors de l’EuroBasket 2025, l’équipe de France masculine a montré un visage moins séduisant ce dimanche 31 août contre Israël. Après un bon début de rencontre (20-10, 8′), les Bleus ont laissé leurs adversaires revenir au score (36 partout à la pause) puis prendre le dessus dans le dernier quart-temps. Sans dramatiser, le sélectionneur Frédéric Fauthoux n’a pas caché son insatisfaction après la rencontre.
Pouvez-vous nous parler de cette première défaite et de ce qu’elle signifie dans la dynamique des Bleus à l’Euro ?
Je pense que c’est quelque chose qui devait arriver un jour, il ne faut pas non plus se leurrer. Cela fait partie du jeu aussi et je pense qu’on doit aussi grandir en vivant des choses comme ça. Tout le monde, je parle. C’est un coup d’arrêt mais pas une fin en soi. On a encore des matchs à venir qui sont très importants et intéressants pour la suite. Peut-être que maintenant il va falloir qu’on fasse un peu de calcul aussi. Mais ce n’est pas un stop définitif, ce n’est pas une désillusion non plus. Je pense qu’on s’était préparé mais dans l’engagement que l’on voulait, je pense qu’on n’était pas à la hauteur.
Est-ce que vous êtes déçu par la manière et surtout, il peut y avoir des conséquences avec le gros écart que vous avez concédé au final ?
Franchement, on est toujours déçu de la manière quand on perd. Après oui, la plus grosse déception c’est l’écart. On a perdu pied, ça peut arriver. N’oubliez jamais que même quand on gagne et quand on perd, ça reste toujours une équipe en construction. Il faut vraiment qu’on règle des choses. Par contre, ce que j’ai dit aux joueurs, c’est que souvent on a du mal à se mettre en route.
Comment expliquer que vous ayez perdu pied ? Guershon a parlé d’un jeu « plus perso » que d’habitude.
C’est toujours des défenses atypiques que propose l’équipe adverse de ce soir. Le piège, c’est justement de garder le ballon dans les mains. C’est ce qu’on a fait. Même si on était prévenu, on n’a pas réussi à s’adapter.
Est-ce que ce sont des choses que vous aviez déjà vues sur les derniers matchs et qui se sont amplifiées aujourd’hui ? Ou c’était vraiment spécifique à aujourd’hui ?
Non, c’est plus spécifique aujourd’hui par rapport à ce que l’équipe adverse nous propose.
Vous avez fait face à une défense de zone.
Je pense que nos qualités de 1 contre 1 et athlétiques effraient les adversaires. Ils nous laissent beaucoup de distance pour défendre nos un contre un. Ce qui est dommage, c’est qu’on a beaucoup de joueurs adroits qui ne sont pas en confiance et en réussite en ce moment. Ça fait partie du basket. Il suffit juste qu’on marque deux ou trois paniers ouverts pour renverser cette tendance de confiance. Ça aussi, ça fait partie du jeu. Et ce sont des choses que les joueurs de haut niveau que l’on a peuvent rectifier.
Ces deux ou trois paniers sont venus des mains d’Elie Okobo, qu’est ce qui fait que ça ne marche pas derrière ?
On ne les a pas marqués avant, et on les a pas marqués après. C’est sûr que si c’est une série de deux minutes, c’est trop peu. Et même pour le rythme du match, pour se mettre en confiance, quand on joue contre une défense comme celle-ci, quand on est entraîneur adverse, on s’attend à avoir une série. Mais c’est sur tout un match qu’il faut regarder.
Il y a un très gros match mardi contre la Pologne. L’enjeu va être très fort pour le classement final du groupe D. Comment vous l’appréhendez, ce match contre la Pologne, dans une ambiance qui va être assez hostile ?
Je pense qu’il y aura de l’enjeu pour tout le monde. Et pas que celui-là. Je pense qu’il y aura aussi un Slovénie – Israël qui va être aussi à gros enjeu. On verra bien. Et c’est sans oublier notre match contre l’Islande. On va se préparer pour faire le meilleur match possible.
La défaite, un apprentissage pour le groupe France ? « C’est une étape supplémentaire »
Et sur l’ambiance hostile, ça va être aussi une manière d’apprendre pour ce jeune groupe ?
Oui, mais c’est peut-être aussi une situation où on peut voir aussi la force d’un groupe, si on reste uni. Des ambiances comme ça, c’est plutôt normal, les joueurs aiment ça. Donc ce n’est pas ça qui m’inquiète.
Sur Alexandre Sarr, quelle est sa situation ? Était-ce juste une précaution de ne pas le faire jouer ce dimanche ? Est-ce qu’il y a une crainte pour la suite ?
On verra au fur et à mesure.
Comment était l’ambiance après la rencontre, le moral des joueurs ?
Déçu, forcément. C’est normal, déçu mais pas abattu. Loin de là. Je pense qu’en arrivant ici, on n’avait pas prévu d’être invaincus jusqu’au bout. En tout cas, j’aurais signé (pour), mais ça aurait été plus qu’exceptionnel. Ça aurait été presque inespéré. Comme je le dis, la défaite fait vraiment partie du jeu. Ça aurait pu arriver hier (samedi). Ça l’est aujourd’hui. C’est une étape supplémentaire. Mais un championnat d’Europe, si on le veut, il est long. On verra comment le groupe va réagir. Je ne sais pas encore puisque c’est la première fois que ça nous arrive.
Ça bouillonne autant dans votre tête qu’en club que quand vous perdez ?
Oui, pareil. Encore plus ce soir.
A Katowice,


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