Battue par Israël, l’équipe de France se complique la tâche à l’EuroBasket !

Il fallait bien que cela arrive un jour. L’équipe de France version Frédéric Fauthoux allait forcément finir par perdre un match, ne pouvait pas rester éternellement invaincue. Mais que cela arrive de cette façon-là, il y a quelque chose de profondément dérangeant.
Que sauver de cette soirée ? Quelques performances individuelles, comme Zaccharie Risacher ou Jaylen Hoard, certainement, mais quel intérêt ? La série d’Élie Okobo (10 points d’affilée), aussi, qui confirme son importance sur cet Euro, mais on ne gagne pas une rencontre avec un run de deux minutes… Autrement, tout est allé de travers pour les Bleus, battus par Israël (69-82) pour la première fois en compétition officielle depuis l’Euro 1997 et qui laissent filer une première opportunité de qualification pour les 1/8e de finale.
« On ne s’est pas donné à 100% »
Comment expliquer qu’une équipe capable d’aller chercher un dernier panier le samedi, après avoir salué l’adversaire, puisse se désunir autant dans le money-time le dimanche ? Comment expliquer que la lumière se soit autant éteinte après le coup de chaud d’Okobo qui semblait avoir redonné le momentum aux tricolores (59-55, 31e minute) ? Comment expliquer cet engagement relatif, ce manque criant d’agressivité, qui confinaient peut-être à la suffisance ? « On ne s’est pas donné à 100% », exprimait ainsi Bilal Coulibaly. Comment expliquer ce jeu stéréotypé face à la défense de zone israélienne, comparé à du handball par Élie Okobo ?
« Il y a des choses dont je ne peux pas forcément en parler ici », fulminait Guerschon Yabusele en zone mixte. « Je pense que vous allez comprendre de quoi je parle », poursuivait, cryptique, le capitaine. « Ça fait déjà plusieurs matchs. » Plusieurs matchs que les Bleus ratent leur entame, se mettent en difficulté eux-mêmes, contraints de courir derrière le score. Plusieurs matchs que l’alternance offensive fait défaut, avec un entêtement problématique à aller shooter à 3-points malgré une telle maladresse (8/32). Plusieurs matchs que certains leaders, à commencer par Yabusele lui-même (mais aussi Isaïa Cordinier ou Théo Maledon), ne sont pas au niveau attendu ?
La première place plus difficilement atteignable
Mais jusque-là, ces défaillances avaient toujours été compensées, soit par les fulgurances d’un autre joueur, comme le 40 d’évaluation de Sylvain Francisco samedi, soit par un vrai fonds de jeu collectif, soit par les deux. Ce dimanche, il n’y a rien eu de tout cela. « Le ballon n’a pas assez bougé », regrettait Frédéric Fauthoux, rejoignant les propos de son capitaine, qui avait été autrement plus cash sur le collectif chancelant. « On a joué plus perso (que d’habitude). On a vu nos points faibles aujourd’hui. »
Certes contraints à un ultra small-ball, avec la blessure d’Alexandre Sarr qui plaçait Mam’ Jaiteh en seul poste 5 disponible, les Bleus ont, au moins, eu la preuve qu’ils n’arriveraient à rien en jouant comme cela. « Ce n’est pas le résultat que l’on voulait mais on peut apprendre de cette défaite et s’en servir pour la suite », voulait positiver Jaylen Hoard, entretenant la théorie toujours bancale du mal pour un bien. Mais en attendant, les Bleus se sont mis une belle épine dans le pied en vue de leur quête de première place, synonyme d’un tableau plus ouvert jusqu’en demi-finale, avec un panier-average qui va fortement pâtir de cet effondrement final (un 0-11 en l’espace de 2 minutes et un 13-27 dans le dernier quart) en cas d’égalité à trois. Sauf que pour cela, il faudra mater l’hôte polonais mardi, toujours invaincu, dans une ambiance qui s’annonce brûlante. L’avantage, quand on est jeune, c’est que l’on peut grandir plus vite que les autres…
À Katowice,


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